

POUR UNE EXPERTISE RADON INDÉPENDANTE SUR LE SITE BOIS NOIRS LIMOUZAT


POUR UNE EXPERTISE RADON INDÉPENDANTE SUR LE SITE BOIS NOIRS LIMOUZAT
Le problème
UN RISQUE RADON INACCEPTABLE
Entre 1955 et 1980, la mine d’uranium des Bois Noirs, à Saint-Priest-la-Prugne (à la jonction de la Loire, de l’Allier et du Puy-de-Dôme), a produit près de 7000 tonnes d’uranium. A l’arrêt, la mine a laissé sur place 1 300 000 tonnes de résidus radioactifs (ainsi que d’énormes quantités de « stériles » miniers, radioactifs également) dont il faut s’occuper, et dont la dangerosité perdurera pendant au minimum des centaines de milliers d’années. L'Etat a enjoint à Orano de remplacer la lame d'eau qui recouvrait ces résidus par une couverture solide. D'où le lancement d'une consultation du public (au titre de l’article L.101-10-1 du Code de l’environnement) avant de démarrer cet énorme chantier qui s’étalera de six à huit ans.
En France, le cancer du poumon est responsable d’environ 30 000 décès chaque année ; 3000 (10%) seraient attribuables au radon, deuxième cause de mortalité par cancer du poumon après le tabac.
Sur le site des Bois noirs, en 2024, l’impact radiologique (Dose Efficace Annuelle Ajoutée, DEAA) a dépassé la limite réglementaire de 1 milliSievert par an (1 mSv/an): la DEAA a été estimée à 2,0 mSv pour les adultes et 1,8 mSv pour les enfants. D'autres dépassements ont été constatés les années précédentes. Et nombreux sont les exemples passés où il a fallu la mobilisation citoyenne, appuyée par le Collectif des Bois noirs et la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), pour obliger l’exploitant nucléaire à dépolluer de nombreux sites contaminés de la Montagne bourbonnaise (et retrouver les niveaux de radioactivité naturelle qu’elle connaissait auparavant). Sur le parking du foyer de ski de fond de Montoncel, à la scierie Mondière, sur l’aire de loisirs du Paradou… des « stériles » miniers radioactifs ont été retrouvés dispersés dans des remblais de chemins, parkings et terrains privés. Rappelons que le chemin de la Pierre-des-Fées, fréquenté par les familles et les cyclistes, n’est toujours pas décontaminé malgré de nombreuses demandes du Collectif.
Cette mauvaise gestion est une très mauvaise publicité pour le développement économique et touristique de la Région (l’Espace VTT-FFC Massif des Bois Noirs, le lac de Saint-Clément…), et pour toute la vallée de la Besbre.
C’est pourquoi le Collectif des Bois noirs (CBN) demande l'établissement d'une large cartographie radon effectuée par des experts indépendants, comme la Criirad, un point zéro de référence avant travaux, pour mesurer ensuite de façon permanente l'évolution de la radioactivité dans l'air et dans l'eau. Et, si les normes sont dépassées, obliger l’exploitant à prendre les mesures qui s’imposent pour protéger la population. Ceci est un minimum, d’autant que d’autres éléments techniques du dossier, relevés par le Collectif, posent question. Citons notamment le nouveau tracé de la Besbre, qui fait craindre des risques d’érosion et de débordement dans la station de traitement des eaux radioactives ainsi que de tenue face aux crues, dans un contexte d'extrêmes climatiques.
Une expertise radon indépendante serait un geste fort pour établir la confiance entre l’exploitant et la population.
POUR UNE EXPERTISE INDÉPENDANTE, MAINTENANT, ET UN CONTRÔLE PERMANENT DU SECTEUR!
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Le problème
UN RISQUE RADON INACCEPTABLE
Entre 1955 et 1980, la mine d’uranium des Bois Noirs, à Saint-Priest-la-Prugne (à la jonction de la Loire, de l’Allier et du Puy-de-Dôme), a produit près de 7000 tonnes d’uranium. A l’arrêt, la mine a laissé sur place 1 300 000 tonnes de résidus radioactifs (ainsi que d’énormes quantités de « stériles » miniers, radioactifs également) dont il faut s’occuper, et dont la dangerosité perdurera pendant au minimum des centaines de milliers d’années. L'Etat a enjoint à Orano de remplacer la lame d'eau qui recouvrait ces résidus par une couverture solide. D'où le lancement d'une consultation du public (au titre de l’article L.101-10-1 du Code de l’environnement) avant de démarrer cet énorme chantier qui s’étalera de six à huit ans.
En France, le cancer du poumon est responsable d’environ 30 000 décès chaque année ; 3000 (10%) seraient attribuables au radon, deuxième cause de mortalité par cancer du poumon après le tabac.
Sur le site des Bois noirs, en 2024, l’impact radiologique (Dose Efficace Annuelle Ajoutée, DEAA) a dépassé la limite réglementaire de 1 milliSievert par an (1 mSv/an): la DEAA a été estimée à 2,0 mSv pour les adultes et 1,8 mSv pour les enfants. D'autres dépassements ont été constatés les années précédentes. Et nombreux sont les exemples passés où il a fallu la mobilisation citoyenne, appuyée par le Collectif des Bois noirs et la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), pour obliger l’exploitant nucléaire à dépolluer de nombreux sites contaminés de la Montagne bourbonnaise (et retrouver les niveaux de radioactivité naturelle qu’elle connaissait auparavant). Sur le parking du foyer de ski de fond de Montoncel, à la scierie Mondière, sur l’aire de loisirs du Paradou… des « stériles » miniers radioactifs ont été retrouvés dispersés dans des remblais de chemins, parkings et terrains privés. Rappelons que le chemin de la Pierre-des-Fées, fréquenté par les familles et les cyclistes, n’est toujours pas décontaminé malgré de nombreuses demandes du Collectif.
Cette mauvaise gestion est une très mauvaise publicité pour le développement économique et touristique de la Région (l’Espace VTT-FFC Massif des Bois Noirs, le lac de Saint-Clément…), et pour toute la vallée de la Besbre.
C’est pourquoi le Collectif des Bois noirs (CBN) demande l'établissement d'une large cartographie radon effectuée par des experts indépendants, comme la Criirad, un point zéro de référence avant travaux, pour mesurer ensuite de façon permanente l'évolution de la radioactivité dans l'air et dans l'eau. Et, si les normes sont dépassées, obliger l’exploitant à prendre les mesures qui s’imposent pour protéger la population. Ceci est un minimum, d’autant que d’autres éléments techniques du dossier, relevés par le Collectif, posent question. Citons notamment le nouveau tracé de la Besbre, qui fait craindre des risques d’érosion et de débordement dans la station de traitement des eaux radioactives ainsi que de tenue face aux crues, dans un contexte d'extrêmes climatiques.
Une expertise radon indépendante serait un geste fort pour établir la confiance entre l’exploitant et la population.
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Pétition lancée le 1 juin 2026