Pour une exonération immédiates des frais différenciés à l'Université de Strasbourg

Signataires récents:
Lola GILBERT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

A l'attention des étudiant·es élu·es, des enseignant·es et du personnel de l’Université de Strasbourg,

           A destination de Mr Michel DENEKEN, président de l’Université de Strasbourg.


La mesure "Bienvenue en France", annoncée par le gouvernement d’Édouard Philippe en 2018 et effective depuis cette rentrée à l’Université de Strasbourg, prévoit une hausse drastique des frais d’inscription pour les étudiant·es en licence et en master venant de pays extérieurs à l’Union européenne. Le Conseil d’Administration du 26 septembre 2023 a voté l’application des frais différenciés aux étudiant·es “extra-communautaires” primo arrivant·es à l’Unistra en master, pour un montant de 3879 €, soit 16 fois plus que les frais normaux. Bienvenue en France prétend ainsi favoriser l’attractivité des universités françaises.


Depuis le mois d’octobre, nous recevons avec le syndicat étudiant de l’Alternative Etudiante Strasbourg, des dizaines de messages faisant part du désarroi et de l’anxiété des étudiant·es concerné·es par ces frais différenciés. En effet, les étudiant·es n’étaient pas informé·es de l’existence de ces frais avant leur inscription à l’Université de Strasbourg ! Comment un tel manque de transparence est-il acceptable ? Comment pouvons-nous considérer que ces frais améliorent l’attractivité de l’Université, alors qu’ils auront en réalité un effet repoussoir ?  


Dès l’annonce gouvernementale en 2018, l’AES et les autres syndicats professionnels et étudiants alertaient sur le danger de cette application. La précarité est une réalité déjà violente pour les étudiant·es et elle devient dangereuse avec ces frais d’inscription. Les témoignages recueillis nous font part de la violence de cette politique. Aussi je me permets de vous envoyer un exemple de témoignage reçu :


“Depuis, une peur immense s’est installée en moi, une peur qui ne me quitte jamais. Je vis dans une précarité que je n’aurais jamais imaginée. Je dors par terre chez une personne qui m’héberge contre un petit loyer, l’argent que je lui donne étant presque tout ce qui me reste. La nuit, je révise dans les toilettes pour ne pas le déranger. C’est là, assis sur le sol froid, que je lutte pour me concentrer, pour ne pas sombrer, pour ne pas éclater en sanglots. “


Ce mardi 10 décembre 2024 a lieu le premier prélèvement. Des dizaines d’étudiant·es, dont tous les recours pour être exonéré·es ont échoué, vont devoir débourser une somme équivalente à 2,7 smic. Pour 63,5 % des étudiant·es que l’AES a interrogé·es, il leur sera impossible de débourser cette somme astronomique. Cette mesure est injuste, discriminatoire et contraire aux valeurs universalistes de l’Université.


Appliquer ces frais, c’est expulser les étudiant·es de l’université. Déjà précaires, ils et elles seront contraint·es à l’abandon des études. Des sacrifices et des rêves d’émancipation sont détruits par ce racket incompréhensible. La casse des services publics et le sous-financement de l’enseignement supérieur n’ont pas à être payés par les étudiant·es et ce quelle que soit leur origine sociale ou leur nationalité. Les étudiant·es extra-communautaires ne doivent pas être traité·es comme des parasites.


La sélection des étudiant·es par l’argent, matérialisée par cet abject “signal prix” qui attesterait de la qualité de l’enseignement, n’est pas compatible avec le service public que représente l’Université. Cette logique de sélection contrevient au principe humaniste d'inclusion et de diversité. Ainsi, nous attendons de l’Université qu’elle soit à la hauteur de ce qu’elle prétend incarner.

En toute responsabilité, nous vous demandons donc, en qualité de président de l’Université de Strasbourg, d’exonérer des frais différenciés les étudiant·es extra-communautaires dans les plus brefs délais.

L’Alternative Étudiante Strasbourg

Mathieu SCHNEIDER professeur de musicologie, candidat à la présidence de l’université pour les listes Au pluriel

Refonder, listes candidates aux élections de l'Université de Strasbourg

Jean-Philippe HEURTIN, Directeur de l’IEP de Strasbourg

Emmanuel SALANSKIS Doyen de la faculté de Philosophie de l'Université de strasbourg

Michaël GUTNIC Maître de conférence, Directeur de l’UFR de Mathématique et Informatique

Stella MARC-ZWECKER  Responsable du Master informatique parcours SDCS

Elsa Rambaud Maître de conférence à l'IEP de Strasbourg

Alix BORGOMANO Doctorante

Victoire FEUILLEBOIS Directrice du département d’études slaves de l’Université de Strasbourg

Pascal MAILLARD, Secrétaire académique du SNESUP-FSU, membre du CSAE et de la F3SCT de l'Université de Strasbourg

FO ESR 67

SNPTES-UNSA

SNESUP-FSU

SNASUB-FSU

SNCS-FSU

Sud Education

SNTRS-CGT

SES CGT

FSE Strasbourg

 

Jeanne BARSEGHIAN, Maire de la ville de Strasbourg

Caroline ZORN Conseillère municipale de Strasbourg, Vice présidente Eurométropole

Sandra REGOL députée Les écologistes-NFP du Bas Rhin

Emmanuel FERNANDES député LFI-NFP du Bas Rhin

Thierry SOTHER député PS-NFP du Bas Rhin


Danielle DAMBACH Maire Schiltigheim

Florian KORBYN Conseiller d'Alsace, Membre du CA du CROUS

Fleur LARONZE Conseillère d'Alsace

Damien FREMONT Conseiller d'Alsace

Ludivine QUINTALLET Conseillère d’Alsace


Carole ZIELINSKI Adjointe à la maire de Strasbourg

Marie Françoise HAMARD  Conseillère municipale et de l’Eurométropole

Floriane VARIERAS, Adjointe à la maire de Strasbourg

Salem DRICI, Conseiller municipal de Strasbourg

Abdelkarim RAMDANE, Adjoint à la maire de Strasbourg

Carmen PAOLONE Conseillère municipale de Strasbourg

Antoine NEUMANN Conseiller municipal

Jeunes Ecologistes Alsace

Jeunes Insoumis·es Sud Centre Nord Strasbourg

Jeunes Communistes du Bas-Rhin

 

 

Dossier de presse

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Lola GILBERT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

A l'attention des étudiant·es élu·es, des enseignant·es et du personnel de l’Université de Strasbourg,

           A destination de Mr Michel DENEKEN, président de l’Université de Strasbourg.


La mesure "Bienvenue en France", annoncée par le gouvernement d’Édouard Philippe en 2018 et effective depuis cette rentrée à l’Université de Strasbourg, prévoit une hausse drastique des frais d’inscription pour les étudiant·es en licence et en master venant de pays extérieurs à l’Union européenne. Le Conseil d’Administration du 26 septembre 2023 a voté l’application des frais différenciés aux étudiant·es “extra-communautaires” primo arrivant·es à l’Unistra en master, pour un montant de 3879 €, soit 16 fois plus que les frais normaux. Bienvenue en France prétend ainsi favoriser l’attractivité des universités françaises.


Depuis le mois d’octobre, nous recevons avec le syndicat étudiant de l’Alternative Etudiante Strasbourg, des dizaines de messages faisant part du désarroi et de l’anxiété des étudiant·es concerné·es par ces frais différenciés. En effet, les étudiant·es n’étaient pas informé·es de l’existence de ces frais avant leur inscription à l’Université de Strasbourg ! Comment un tel manque de transparence est-il acceptable ? Comment pouvons-nous considérer que ces frais améliorent l’attractivité de l’Université, alors qu’ils auront en réalité un effet repoussoir ?  


Dès l’annonce gouvernementale en 2018, l’AES et les autres syndicats professionnels et étudiants alertaient sur le danger de cette application. La précarité est une réalité déjà violente pour les étudiant·es et elle devient dangereuse avec ces frais d’inscription. Les témoignages recueillis nous font part de la violence de cette politique. Aussi je me permets de vous envoyer un exemple de témoignage reçu :


“Depuis, une peur immense s’est installée en moi, une peur qui ne me quitte jamais. Je vis dans une précarité que je n’aurais jamais imaginée. Je dors par terre chez une personne qui m’héberge contre un petit loyer, l’argent que je lui donne étant presque tout ce qui me reste. La nuit, je révise dans les toilettes pour ne pas le déranger. C’est là, assis sur le sol froid, que je lutte pour me concentrer, pour ne pas sombrer, pour ne pas éclater en sanglots. “


Ce mardi 10 décembre 2024 a lieu le premier prélèvement. Des dizaines d’étudiant·es, dont tous les recours pour être exonéré·es ont échoué, vont devoir débourser une somme équivalente à 2,7 smic. Pour 63,5 % des étudiant·es que l’AES a interrogé·es, il leur sera impossible de débourser cette somme astronomique. Cette mesure est injuste, discriminatoire et contraire aux valeurs universalistes de l’Université.


Appliquer ces frais, c’est expulser les étudiant·es de l’université. Déjà précaires, ils et elles seront contraint·es à l’abandon des études. Des sacrifices et des rêves d’émancipation sont détruits par ce racket incompréhensible. La casse des services publics et le sous-financement de l’enseignement supérieur n’ont pas à être payés par les étudiant·es et ce quelle que soit leur origine sociale ou leur nationalité. Les étudiant·es extra-communautaires ne doivent pas être traité·es comme des parasites.


La sélection des étudiant·es par l’argent, matérialisée par cet abject “signal prix” qui attesterait de la qualité de l’enseignement, n’est pas compatible avec le service public que représente l’Université. Cette logique de sélection contrevient au principe humaniste d'inclusion et de diversité. Ainsi, nous attendons de l’Université qu’elle soit à la hauteur de ce qu’elle prétend incarner.

En toute responsabilité, nous vous demandons donc, en qualité de président de l’Université de Strasbourg, d’exonérer des frais différenciés les étudiant·es extra-communautaires dans les plus brefs délais.

L’Alternative Étudiante Strasbourg

Mathieu SCHNEIDER professeur de musicologie, candidat à la présidence de l’université pour les listes Au pluriel

Refonder, listes candidates aux élections de l'Université de Strasbourg

Jean-Philippe HEURTIN, Directeur de l’IEP de Strasbourg

Emmanuel SALANSKIS Doyen de la faculté de Philosophie de l'Université de strasbourg

Michaël GUTNIC Maître de conférence, Directeur de l’UFR de Mathématique et Informatique

Stella MARC-ZWECKER  Responsable du Master informatique parcours SDCS

Elsa Rambaud Maître de conférence à l'IEP de Strasbourg

Alix BORGOMANO Doctorante

Victoire FEUILLEBOIS Directrice du département d’études slaves de l’Université de Strasbourg

Pascal MAILLARD, Secrétaire académique du SNESUP-FSU, membre du CSAE et de la F3SCT de l'Université de Strasbourg

FO ESR 67

SNPTES-UNSA

SNESUP-FSU

SNASUB-FSU

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Sud Education

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SES CGT

FSE Strasbourg

 

Jeanne BARSEGHIAN, Maire de la ville de Strasbourg

Caroline ZORN Conseillère municipale de Strasbourg, Vice présidente Eurométropole

Sandra REGOL députée Les écologistes-NFP du Bas Rhin

Emmanuel FERNANDES député LFI-NFP du Bas Rhin

Thierry SOTHER député PS-NFP du Bas Rhin


Danielle DAMBACH Maire Schiltigheim

Florian KORBYN Conseiller d'Alsace, Membre du CA du CROUS

Fleur LARONZE Conseillère d'Alsace

Damien FREMONT Conseiller d'Alsace

Ludivine QUINTALLET Conseillère d’Alsace


Carole ZIELINSKI Adjointe à la maire de Strasbourg

Marie Françoise HAMARD  Conseillère municipale et de l’Eurométropole

Floriane VARIERAS, Adjointe à la maire de Strasbourg

Salem DRICI, Conseiller municipal de Strasbourg

Abdelkarim RAMDANE, Adjoint à la maire de Strasbourg

Carmen PAOLONE Conseillère municipale de Strasbourg

Antoine NEUMANN Conseiller municipal

Jeunes Ecologistes Alsace

Jeunes Insoumis·es Sud Centre Nord Strasbourg

Jeunes Communistes du Bas-Rhin

 

 

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