Pour une culture réunionnaise dirigée par ses acteurs : soutien à Stéphane Grondin


Pour une culture réunionnaise dirigée par ses acteurs : soutien à Stéphane Grondin
Le problème
Nous, citoyennes et citoyens de La Réunion, artistes, professionnel·le·s de la culture, spectateurs, militons pour une gouvernance culturelle ancrée, transparente et alignée avec les réalités de notre île.
Nous exprimons notre soutien à Stéphane Grondin, figure majeure de la scène culturelle réunionnaise, dans le recours qu’il souhaite engager suite à la nomination contestée du nouveau directeur du PRMA (Pôle Régional des Musiques Actuelles).
Nous ne remettons pas en cause les individus, ni leurs parcours.
Mais nous affirmons qu’à compétences égales (et même supérieures en matière d’expérience du terrain), la priorité doit être donnée aux acteurs et actrices du territoire, à celles et ceux qui parlent la langue, qui vivent ici, qui bâtissent depuis des années une culture vivante, inventive, généreuse.
La nomination de personnes extérieures, sans véritable enracinement, est un symptôme d’un système de gouvernance déconnecté du peuple réunionnais, qui se répète dans d’autres institutions.
Le Maloya, reconnu au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2009, n’est pas seulement un héritage à préserver : c’est une force vivante, en perpétuelle évolution, portée par des artistes d’aujourd’hui.
Cette musique, profondément ancrée dans l’histoire réunionnaise, est aussi à l’avant-garde des musiques actuelles.
Elle fusionne, elle se réinvente, elle dialogue avec le monde.
La gouvernance culturelle doit reconnaître cette dynamique, et soutenir celles et ceux qui la vivent, la transmettent, et la transforment avec respect.
Nul ne peut représenter ce patrimoine vivant depuis l’extérieur, sans le connaître de l’intérieur.
Nous, Réunionnais, incarnons l’interculturalité vivante.
Dans nos corps, dans nos voix, dans notre musique, coexistent l’Afrique, l’Europe, l’Inde, Madagascar, la Chine et bien d’autres mémoires encore.
Le Maloya, de par son essence, n’est pas une musique figée, mais une langue du monde, qui se transforme, s’adapte, se métisse sans jamais se perdre.
Cette richesse-là, personne ne peut l’apprendre dans les livres ou les diplômes.
Elle ne se transmet que par le vécu, par la chair, par la terre.
Et seul un Réunionnais ou une Réunionnaise peut en porter la direction avec justesse, parce qu’il ou elle en fait partie.
Nous appelons à :
1-Une révision du processus de nomination au PRMA, garantissant équité, transparence et respect du territoire.
2-Un soutien clair et public des institutions locales envers les talents réunionnais.
3-Une refonte des critères de direction culturelle à La Réunion pour qu’ils incluent l’ancrage territorial comme critère fondamental.
Cette pétition ne vise pas à diviser, mais à construire un espace culturel où l’expérience vécue, la connaissance du territoire, et l’engagement local ont toute leur place.

Le problème
Nous, citoyennes et citoyens de La Réunion, artistes, professionnel·le·s de la culture, spectateurs, militons pour une gouvernance culturelle ancrée, transparente et alignée avec les réalités de notre île.
Nous exprimons notre soutien à Stéphane Grondin, figure majeure de la scène culturelle réunionnaise, dans le recours qu’il souhaite engager suite à la nomination contestée du nouveau directeur du PRMA (Pôle Régional des Musiques Actuelles).
Nous ne remettons pas en cause les individus, ni leurs parcours.
Mais nous affirmons qu’à compétences égales (et même supérieures en matière d’expérience du terrain), la priorité doit être donnée aux acteurs et actrices du territoire, à celles et ceux qui parlent la langue, qui vivent ici, qui bâtissent depuis des années une culture vivante, inventive, généreuse.
La nomination de personnes extérieures, sans véritable enracinement, est un symptôme d’un système de gouvernance déconnecté du peuple réunionnais, qui se répète dans d’autres institutions.
Le Maloya, reconnu au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2009, n’est pas seulement un héritage à préserver : c’est une force vivante, en perpétuelle évolution, portée par des artistes d’aujourd’hui.
Cette musique, profondément ancrée dans l’histoire réunionnaise, est aussi à l’avant-garde des musiques actuelles.
Elle fusionne, elle se réinvente, elle dialogue avec le monde.
La gouvernance culturelle doit reconnaître cette dynamique, et soutenir celles et ceux qui la vivent, la transmettent, et la transforment avec respect.
Nul ne peut représenter ce patrimoine vivant depuis l’extérieur, sans le connaître de l’intérieur.
Nous, Réunionnais, incarnons l’interculturalité vivante.
Dans nos corps, dans nos voix, dans notre musique, coexistent l’Afrique, l’Europe, l’Inde, Madagascar, la Chine et bien d’autres mémoires encore.
Le Maloya, de par son essence, n’est pas une musique figée, mais une langue du monde, qui se transforme, s’adapte, se métisse sans jamais se perdre.
Cette richesse-là, personne ne peut l’apprendre dans les livres ou les diplômes.
Elle ne se transmet que par le vécu, par la chair, par la terre.
Et seul un Réunionnais ou une Réunionnaise peut en porter la direction avec justesse, parce qu’il ou elle en fait partie.
Nous appelons à :
1-Une révision du processus de nomination au PRMA, garantissant équité, transparence et respect du territoire.
2-Un soutien clair et public des institutions locales envers les talents réunionnais.
3-Une refonte des critères de direction culturelle à La Réunion pour qu’ils incluent l’ancrage territorial comme critère fondamental.
Cette pétition ne vise pas à diviser, mais à construire un espace culturel où l’expérience vécue, la connaissance du territoire, et l’engagement local ont toute leur place.

Victoire
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Pétition lancée le 17 septembre 2025