

Pour une convention citoyenne sur les plastiques : reprenons la main
Le problème
La crise du plastique n’est plus une abstraction. Elle est sous nos yeux, dans les océans, sur les plages, dans les sols et, nous le savons désormais, dans nos corps. Nous sommes exposés de manière chronique aux microplastiques, notamment par l’alimentation, l’air et l’eau. Des microplastiques ont été détectés dans le placenta, le sang, le lait maternel. Il ne s’agit donc pas seulement de l'environnement, mais aussi de santé humaine, de ce que nous transmettons déjà aux générations suivantes.
Il est vrai que le plastique a permis des progrès considérables en médecine, dans l'alimentation, les transports ou l'isolation des bâtiments. Le problème ne réside pas dans un usage isolé, mais dans un système de production et de consommation devenu insoutenable. C’est l’augmentation exponentielle depuis les années 80 et la généralisation des usages de très courte durée et souvent peu essentiels qui posent problème.
La production annuelle mondiale de plastique atteint maintenant plus de 460 millions de tonnes, l’équivalent du poids de tous les êtres humains vivants cumulés. Et cette production annuelle pourrait encore doubler, voire tripler d’ici 2060.
Les conséquences, elles, sont bien réelles :
- Des impacts sanitaires qui augmentent, accentuant le nombre d’années de vie en bonne santé perdues par la population humaine¹˒²
- Plus d’un million d’oiseaux marins et 100 000 mammifères meurent chaque année à cause de débris plastiques³˒⁴
- Plus de 16 000 substances chimiques trouvées dans les plastiques dont environ un quart présente des propriétés dangereuses ou préoccupantes, l’impact des ¾ restants est encore inconnu (y compris des substances qui se forment lors de la transformation ou du recyclage des plastiques)⁵
- Un coût sanitaire lié aux maladies associées à quelques-unes des substances chimiques toxiques présentes dans les plastiques déjà estimé à 163 milliards d’euros par an dans l’Union européenne⁶
- Des impacts sociaux et sanitaires inégalement répartis, affectant davantage les populations vulnérables parmi les travailleurs exposés tout au long du cycle de vie des plastiques, et les pays du Sud dans lesquels certains de nos déchets peuvent être exportés
Comme pour l’amiante ou le tabac, nous nous trouvons face à un vrai problème de santé publique. Il n’y a pas d’option, il est indispensable et urgent d’agir.
Des politiques existent. La loi AGEC, le futur Plan Plastique de l’actuel gouvernement français, le règlement européen sur les emballages tracent des premières réponses. Elles restent toutefois largement centrées sur la fin de vie des plastiques faisant la part belle au recyclage qui n’a pour le moment jamais démontré sa capacité à gérer les déchets plastiques avec 9% de plastiques recyclés à l’échelle mondiale. Pendant ce temps, la production augmente, et donc la source du problème continue de croître. Aucun système de recyclage n’a jamais réussi à compenser une production de plastiques qui croît plus vite que notre capacité à les gérer.
De plus, les enjeux vont bien au-delà d’une crise des déchets. En effet, les plastiques polluent tout au long de leur cycle de vie, de l'extraction des ressources fossiles utilisées pour les fabriquer à leur fin de vie en passant par leur utilisation. Cet impact systémique, dont nous sommes désormais les dépositaires, altère durablement nos écosystèmes et notre santé pour plusieurs siècles. Par ailleurs et pour les mêmes raisons, ils contribuent au changement climatique, à l'érosion de la biodiversité et au dépassement de plusieurs frontières planétaires.
Face à un enjeu qui touche à la fois à notre santé, à notre environnement et à nos modes de vie — dans un contexte d’urgence climatique particulièrement mis en évidence cet été — ces choix ne peuvent être laissés aux seuls experts privés ou aux seuls intérêts économiques. Ils doivent être profondément politiques. Ils sont profondément citoyens.
Aujourd’hui, les français et les françaises sont peu associés à ces arbitrages essentiels. Parmi les usages quotidiens que nous apportent les plastiques, lesquels doivent être strictement encadrés, réduits ou supprimés ? Lesquels sommes-nous prêts à abandonner ? Quels arbitrages collectifs devons-nous faire face aux impacts sanitaires, environnementaux et pour protéger les générations futures ?
Nous appelons à la création d’une convention citoyenne sur les plastiques. Tirée au sort, indépendante, agissant en médiatrice, elle s’appuierait fortement sur la communauté scientifique pour garantir un débat éclairé, rigoureux et transparent, entre ce que nous savons et ce à quoi nous aspirons.
Son ambition : construire une trajectoire claire et partagée, traduite en actions concrètes :
- Réduction de la production et des usages des plastiques, définition des usages évitables
- Développement massif des systèmes de réemploi et de réutilisation
- Évolutions réglementaires cohérentes
- Priorités d’investissement alignées avec la hiérarchie des déchets : Réduire, réutiliser et en dernier recours recycler
- Sensibilisation et formation à grande échelle
Complémentaire du Plan Plastique, cette convention permettrait d’ancrer les décisions dans la société et de redonner toute sa place à la société civile et à la science dans notre reprise en main des plastiques.
En tirant les enseignements des précédentes conventions citoyennes, elle pourrait être lancée dès le début du prochain quinquennat, avec un engagement clair de mise en œuvre et de suivi par l’exécutif.
Car au fond, la question est simple : quelles sont les orientations collectives que nous souhaitons voir traduites dans les politiques publiques ?
Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre présence ou absence de plastiques. Il est entre une société qui continue à subir et une société qui prend collectivement ses responsabilités.
Signataires :
- La fresque du Plastique, association
- Compagnie Léa Nature, Charles Kloboukoff, PDG Fondateur
- Camille Etienne, activiste
- Réseau Vrac et Réemploi, Célia Rennesson, Fondatrice et Directrice Générale
- François-Michel Lambert, ancien député, auteur de la Proposition de loi visant à doter la France des instruments nécessaires pour lutter contre la pollution plastique
- Philippe Bolo, Vice-président chargé des déchets et de l'économie circulaire, Angers Loire Métropole
- Surfrider Foundation Europe, Eric Morbo, Directeur Général, Leko, Marion Halby, Directrice Générale
- Plastic Odyssey, Simon BERNARD, Président et cofondateur
- Institut du Commerce, Emilie Chalvignac et Xavier Hua, Directrice des opérations et directeur Général
- Chaire PARI - INSA Strasbourg, Christian SLISSE, Co-fondateur et chargé de mission
- Objectif Zéro Plastique, Jules Vagner, Président
- Patrick Bariol, Ancien directeur général de l'éco-organisme Léko et conseil indépendant
- HOLIMAKER, Aurélien STOKY, Président
- La Fresque de l'Economie Circulaire, Elsa Bortuzzo, Présidente
- Marie-France Dignac, Directrice de recherche, UMR iEES-Paris
- Nathalie Gontard, Directrice de Recherche
- Xavier Cousin, Chargé de recherche, Unité MARBEC
- Muriel Mercier-Bonin, Directrice de Recherche, UMR Toxalim-Toulouse
- Eléonore Pattery, Initiatrice de la pétition contre la loi Duplomb, Étudiante en Qualité Sécurité Environnement et Responsabilité Sociétale des Entreprises
- Stephanie Reynaud, Directrice de recherche, UMR IPREM
- Etienne Grau, Maître de conférence, Université de Bordeaux
- Carine Robert, Maîtresse de conférences, PSL
- Wings of the ocean, Sarah Chouraqui, Directrice générale
- EKOGourde / Le Grand Tétras, Philippe Béraldin, CIO
- No Plastic In my Sea, Muriel Papin, Déléguée générale
- Orléans Zéro Plastique, Elouan Sivilier, Fondateur
- Ecocert Greenlife, Emilie Cherhal, Directrice Générale
- Zéro Waste France - Bastien Faure - Directeur
- RELOOP, Alexis Eisenberg, Directeur France & Francophonie
- 900.care, Thomas Arnaudo, Co-fondateur
- Petrel, Hugues Pelletier, Président
- Sophie Nguyen Buu Cuong, Experte réemploi, ex directrice réemploi de Citeo
- EKIBIO, Thierry Chiesa, Directeur Général
- Lise Nicolas & Enzo Muttini, Directeurs Généraux, Mme & M. Recyclage
- Quentin Tizon, Ingénieur engagé et Vice-Président de Citoyens à Caen
- Gabrielle Piot, Ingénieure engagée, initiatrice d'engagements citoyens
- Capucine Dupuy, autrice de Plastiques, “on arrête tout et on réfléchit !" et "Plastic tac tic tac"
- Thierry Bourgeois, Directeur Ingénierie et Performances Industrielles
- Mireille Lizot, Directrice des Engagements et de la Communication Corporate, Léa Nature
- Soutenable, Aurélien Déragne, Co-fondateur et Directeur Général
- Emilie Mayer, Responsable Bureau d'études
- Thomas Parouty, Fondateur, Agence Mieux
- Loïc Vourey, Président KEYVALA
- Florian Cavodeau, Enseignant Chercheur (Polymères & Matériaux)
- Osmosia - day by day, Didier Onraita-Bruneau, Président
- Claudine Demay, Directrice Innovation & Développement
- Charli Jouffroy, Professeur, Education nationale
- Benjamine Jarry, Gérante Biocoop Biogastell et Baradozig
- Atelier des recycleurs fous, Landry Routhiau, Dirigeant
- Recyc'Elit, Medimagh Raouf, Directeur Général et co fondateur
- Mike Abidine Alexandre, Fondateur et rédacteur en chef, Cosmos Materia
- Sandra Geco, Chorégraphe
- Biscuiterie de Provence, France Bédouin, Directrice générale opérationnelle
- Vincent Prima, Directeur Directeurs Général Cerimport Industries
- Coline Tison, Productrice, La Jolie Prod
- Sébastien Ulrich
- Jérôme Chardon, Chargé d'affaires innovation
- Matthieu Varin
- Florence Grossetete, Chef de projets durables et engagés, F ET PLUS
- To-NR SAS, Victor Reutenauer, Président
- Simina Fesquet, Responsable Prospective Innovation
- Julien Sauveplane
- Flora Joly, Auto entrepreneuse intelligence collective
Références :
- Lamoree MH, van Boskel J, Nardella F, et al. Nat Med. 2025;31:2873–2887. https://doi.org/10.1038/s41591-025-03902-5
- Deeney M, Hamelin L, Vialle C, et al. Lancet Planet Health. 2025;10(1):101406. https://doi.org/10.1016/j.lanplh.2025.101406
- Wilcox C, Puckridge M, Schuyler QA, et al. Sci Rep. 2018;8:12536. https://doi.org/10.1038/s41598-018-30038-z
- Clark BL, Carneiro APB, Pearmain EJ, et al. Nat Commun. 2023;14:3665. https://doi.org/10.1038/s41467-023-38900-z
- Monclús L, Arp HPH, Groh KJ, et al. Nature. 2025;643:349–355. https://doi.org/10.1038/s41586-025-09184-8
- Landrigan P, Dunlop S, Treskova M, et al. Lancet. 2025;406:1044–1062. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(25)01447-3

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Le problème
La crise du plastique n’est plus une abstraction. Elle est sous nos yeux, dans les océans, sur les plages, dans les sols et, nous le savons désormais, dans nos corps. Nous sommes exposés de manière chronique aux microplastiques, notamment par l’alimentation, l’air et l’eau. Des microplastiques ont été détectés dans le placenta, le sang, le lait maternel. Il ne s’agit donc pas seulement de l'environnement, mais aussi de santé humaine, de ce que nous transmettons déjà aux générations suivantes.
Il est vrai que le plastique a permis des progrès considérables en médecine, dans l'alimentation, les transports ou l'isolation des bâtiments. Le problème ne réside pas dans un usage isolé, mais dans un système de production et de consommation devenu insoutenable. C’est l’augmentation exponentielle depuis les années 80 et la généralisation des usages de très courte durée et souvent peu essentiels qui posent problème.
La production annuelle mondiale de plastique atteint maintenant plus de 460 millions de tonnes, l’équivalent du poids de tous les êtres humains vivants cumulés. Et cette production annuelle pourrait encore doubler, voire tripler d’ici 2060.
Les conséquences, elles, sont bien réelles :
- Des impacts sanitaires qui augmentent, accentuant le nombre d’années de vie en bonne santé perdues par la population humaine¹˒²
- Plus d’un million d’oiseaux marins et 100 000 mammifères meurent chaque année à cause de débris plastiques³˒⁴
- Plus de 16 000 substances chimiques trouvées dans les plastiques dont environ un quart présente des propriétés dangereuses ou préoccupantes, l’impact des ¾ restants est encore inconnu (y compris des substances qui se forment lors de la transformation ou du recyclage des plastiques)⁵
- Un coût sanitaire lié aux maladies associées à quelques-unes des substances chimiques toxiques présentes dans les plastiques déjà estimé à 163 milliards d’euros par an dans l’Union européenne⁶
- Des impacts sociaux et sanitaires inégalement répartis, affectant davantage les populations vulnérables parmi les travailleurs exposés tout au long du cycle de vie des plastiques, et les pays du Sud dans lesquels certains de nos déchets peuvent être exportés
Comme pour l’amiante ou le tabac, nous nous trouvons face à un vrai problème de santé publique. Il n’y a pas d’option, il est indispensable et urgent d’agir.
Des politiques existent. La loi AGEC, le futur Plan Plastique de l’actuel gouvernement français, le règlement européen sur les emballages tracent des premières réponses. Elles restent toutefois largement centrées sur la fin de vie des plastiques faisant la part belle au recyclage qui n’a pour le moment jamais démontré sa capacité à gérer les déchets plastiques avec 9% de plastiques recyclés à l’échelle mondiale. Pendant ce temps, la production augmente, et donc la source du problème continue de croître. Aucun système de recyclage n’a jamais réussi à compenser une production de plastiques qui croît plus vite que notre capacité à les gérer.
De plus, les enjeux vont bien au-delà d’une crise des déchets. En effet, les plastiques polluent tout au long de leur cycle de vie, de l'extraction des ressources fossiles utilisées pour les fabriquer à leur fin de vie en passant par leur utilisation. Cet impact systémique, dont nous sommes désormais les dépositaires, altère durablement nos écosystèmes et notre santé pour plusieurs siècles. Par ailleurs et pour les mêmes raisons, ils contribuent au changement climatique, à l'érosion de la biodiversité et au dépassement de plusieurs frontières planétaires.
Face à un enjeu qui touche à la fois à notre santé, à notre environnement et à nos modes de vie — dans un contexte d’urgence climatique particulièrement mis en évidence cet été — ces choix ne peuvent être laissés aux seuls experts privés ou aux seuls intérêts économiques. Ils doivent être profondément politiques. Ils sont profondément citoyens.
Aujourd’hui, les français et les françaises sont peu associés à ces arbitrages essentiels. Parmi les usages quotidiens que nous apportent les plastiques, lesquels doivent être strictement encadrés, réduits ou supprimés ? Lesquels sommes-nous prêts à abandonner ? Quels arbitrages collectifs devons-nous faire face aux impacts sanitaires, environnementaux et pour protéger les générations futures ?
Nous appelons à la création d’une convention citoyenne sur les plastiques. Tirée au sort, indépendante, agissant en médiatrice, elle s’appuierait fortement sur la communauté scientifique pour garantir un débat éclairé, rigoureux et transparent, entre ce que nous savons et ce à quoi nous aspirons.
Son ambition : construire une trajectoire claire et partagée, traduite en actions concrètes :
- Réduction de la production et des usages des plastiques, définition des usages évitables
- Développement massif des systèmes de réemploi et de réutilisation
- Évolutions réglementaires cohérentes
- Priorités d’investissement alignées avec la hiérarchie des déchets : Réduire, réutiliser et en dernier recours recycler
- Sensibilisation et formation à grande échelle
Complémentaire du Plan Plastique, cette convention permettrait d’ancrer les décisions dans la société et de redonner toute sa place à la société civile et à la science dans notre reprise en main des plastiques.
En tirant les enseignements des précédentes conventions citoyennes, elle pourrait être lancée dès le début du prochain quinquennat, avec un engagement clair de mise en œuvre et de suivi par l’exécutif.
Car au fond, la question est simple : quelles sont les orientations collectives que nous souhaitons voir traduites dans les politiques publiques ?
Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre présence ou absence de plastiques. Il est entre une société qui continue à subir et une société qui prend collectivement ses responsabilités.
Signataires :
- La fresque du Plastique, association
- Compagnie Léa Nature, Charles Kloboukoff, PDG Fondateur
- Camille Etienne, activiste
- Réseau Vrac et Réemploi, Célia Rennesson, Fondatrice et Directrice Générale
- François-Michel Lambert, ancien député, auteur de la Proposition de loi visant à doter la France des instruments nécessaires pour lutter contre la pollution plastique
- Philippe Bolo, Vice-président chargé des déchets et de l'économie circulaire, Angers Loire Métropole
- Surfrider Foundation Europe, Eric Morbo, Directeur Général, Leko, Marion Halby, Directrice Générale
- Plastic Odyssey, Simon BERNARD, Président et cofondateur
- Institut du Commerce, Emilie Chalvignac et Xavier Hua, Directrice des opérations et directeur Général
- Chaire PARI - INSA Strasbourg, Christian SLISSE, Co-fondateur et chargé de mission
- Objectif Zéro Plastique, Jules Vagner, Président
- Patrick Bariol, Ancien directeur général de l'éco-organisme Léko et conseil indépendant
- HOLIMAKER, Aurélien STOKY, Président
- La Fresque de l'Economie Circulaire, Elsa Bortuzzo, Présidente
- Marie-France Dignac, Directrice de recherche, UMR iEES-Paris
- Nathalie Gontard, Directrice de Recherche
- Xavier Cousin, Chargé de recherche, Unité MARBEC
- Muriel Mercier-Bonin, Directrice de Recherche, UMR Toxalim-Toulouse
- Eléonore Pattery, Initiatrice de la pétition contre la loi Duplomb, Étudiante en Qualité Sécurité Environnement et Responsabilité Sociétale des Entreprises
- Stephanie Reynaud, Directrice de recherche, UMR IPREM
- Etienne Grau, Maître de conférence, Université de Bordeaux
- Carine Robert, Maîtresse de conférences, PSL
- Wings of the ocean, Sarah Chouraqui, Directrice générale
- EKOGourde / Le Grand Tétras, Philippe Béraldin, CIO
- No Plastic In my Sea, Muriel Papin, Déléguée générale
- Orléans Zéro Plastique, Elouan Sivilier, Fondateur
- Ecocert Greenlife, Emilie Cherhal, Directrice Générale
- Zéro Waste France - Bastien Faure - Directeur
- RELOOP, Alexis Eisenberg, Directeur France & Francophonie
- 900.care, Thomas Arnaudo, Co-fondateur
- Petrel, Hugues Pelletier, Président
- Sophie Nguyen Buu Cuong, Experte réemploi, ex directrice réemploi de Citeo
- EKIBIO, Thierry Chiesa, Directeur Général
- Lise Nicolas & Enzo Muttini, Directeurs Généraux, Mme & M. Recyclage
- Quentin Tizon, Ingénieur engagé et Vice-Président de Citoyens à Caen
- Gabrielle Piot, Ingénieure engagée, initiatrice d'engagements citoyens
- Capucine Dupuy, autrice de Plastiques, “on arrête tout et on réfléchit !" et "Plastic tac tic tac"
- Thierry Bourgeois, Directeur Ingénierie et Performances Industrielles
- Mireille Lizot, Directrice des Engagements et de la Communication Corporate, Léa Nature
- Soutenable, Aurélien Déragne, Co-fondateur et Directeur Général
- Emilie Mayer, Responsable Bureau d'études
- Thomas Parouty, Fondateur, Agence Mieux
- Loïc Vourey, Président KEYVALA
- Florian Cavodeau, Enseignant Chercheur (Polymères & Matériaux)
- Osmosia - day by day, Didier Onraita-Bruneau, Président
- Claudine Demay, Directrice Innovation & Développement
- Charli Jouffroy, Professeur, Education nationale
- Benjamine Jarry, Gérante Biocoop Biogastell et Baradozig
- Atelier des recycleurs fous, Landry Routhiau, Dirigeant
- Recyc'Elit, Medimagh Raouf, Directeur Général et co fondateur
- Mike Abidine Alexandre, Fondateur et rédacteur en chef, Cosmos Materia
- Sandra Geco, Chorégraphe
- Biscuiterie de Provence, France Bédouin, Directrice générale opérationnelle
- Vincent Prima, Directeur Directeurs Général Cerimport Industries
- Coline Tison, Productrice, La Jolie Prod
- Sébastien Ulrich
- Jérôme Chardon, Chargé d'affaires innovation
- Matthieu Varin
- Florence Grossetete, Chef de projets durables et engagés, F ET PLUS
- To-NR SAS, Victor Reutenauer, Président
- Simina Fesquet, Responsable Prospective Innovation
- Julien Sauveplane
- Flora Joly, Auto entrepreneuse intelligence collective
Références :
- Lamoree MH, van Boskel J, Nardella F, et al. Nat Med. 2025;31:2873–2887. https://doi.org/10.1038/s41591-025-03902-5
- Deeney M, Hamelin L, Vialle C, et al. Lancet Planet Health. 2025;10(1):101406. https://doi.org/10.1016/j.lanplh.2025.101406
- Wilcox C, Puckridge M, Schuyler QA, et al. Sci Rep. 2018;8:12536. https://doi.org/10.1038/s41598-018-30038-z
- Clark BL, Carneiro APB, Pearmain EJ, et al. Nat Commun. 2023;14:3665. https://doi.org/10.1038/s41467-023-38900-z
- Monclús L, Arp HPH, Groh KJ, et al. Nature. 2025;643:349–355. https://doi.org/10.1038/s41586-025-09184-8
- Landrigan P, Dunlop S, Treskova M, et al. Lancet. 2025;406:1044–1062. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(25)01447-3

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Pétition lancée le 5 août 2026