Pour une école exemplaire protégeons la parole des élèves contre les abus

Le problème

Lettre ouverte à Monsieur le ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le Ministre,

De nombreux élèves sont confrontés, dans leur quotidien scolaire, à des comportements inacceptables de la part de certains enseignants : humiliations, propos discriminants, attitudes irrespectueuses, parfois même violentes, harcèlement. Ces faits, trop souvent passés sous silence, détruisent la confiance que les élèves accordent à l’école, et leur enseignent bien malgré eux que l’injustice peut être tolérée lorsqu’elle vient d’une figure d’autorité. Et lorsque des élèves trouvent le courage de dénoncer ces abus, ils ne sont pas toujours écoutés : Ils ne sont pas protégés et parfois, ils sont même sanctionnés. 

Ce fut le cas de mon fils, élève dans un établissement public de l’académie de Grenoble. Pour avoir alerté un inspecteur sur des comportements graves (propos discriminants et diffamatoires à caractère racistes d’un professeur devant ses élèves, élèves dénigrés et attitudes inappropriées de la part de ce professeur),mon fils a été exclu définitivement de son lycée, malgré de nombreux témoignages. 

Cette exclusion, n’a jamais porté sur la véracité des faits évoqués. Elle s’est appuyée uniquement sur la forme de ses propos, sous prétexte qu’il n’aurait pas précisé certains éléments de contexte. Mais les comportements en question n’ont jamais été niés par le professeur concerné, qui a même tenté de les justifier comme des "blagues pour faire réagir les élèves" ou des "méthodes pour les remettre au travail". Cette exclusion sur la base de diffamation, a donc été un prétexte disciplinaire basé sur une interprétation subjective et surtout une véritable stratégie pour ne pas mettre en question les agissements d’un professeur.  cet évènement l’a profondément marqué et a gravement impacté sa scolarité. 

J’avais alerté votre ministère par courrier au mois de janvier et une réponse avait été annoncée, mais à ce jour, ni vos services, ni le rectorat, ni l’établissement n’ont donné suite.

Faut-il en conclure que l’Éducation nationale n’a pas la volonté d’agir face à ces abus ? Que les élèves doivent se taire pour espérer finir leur scolarité en paix ? Que l’impunité est la règle quand les faits émanent d’adultes en position d’autorité ?

Ces comportements d’adultes, banalisés, ont des conséquences profondes : ils donnent aux élèves l’exemple que l’humiliation, la moquerie ou la violence sont acceptables. Ils nourrissent également une colère, un sentiment d’injustice et une perte de repères, à un âge où l’équité et le respect sont essentiels à leur construction. 

Comment s’étonner, dès lors, qu’une partie d’entre eux perde le respect de l’institution scolaire ? On entend souvent dire que les élèves sont de plus en plus irrespectueux envers leurs enseignants. Mais si l’on regardait les choses autrement ? Si le manque de respect n’était pas la cause, mais la conséquence d’un système qui tolère trop souvent l’abus de pouvoir ?

Aujourd’hui, nous vous demandons :

·       Que la parole des élèves soit protégée

·       Que les comportements abusifs d’enseignants ou de personnels éducatifs soient reconnus et sanctionnés ;

·       Que l’École redevienne un espace de respect, d’exemplarité et de confiance.

Monsieur le Ministre, votre responsabilité est immense.
Nous avons besoin de signes clairs que l’École ne couvrira plus jamais l’abus, quelle que soit sa forme. Il en va de l’avenir de nos enfants, de leur santé mentale, de leur droit fondamental à étudier dans un environnement respectueux.

Ne laissons pas l’omerta continuer à briser des parcours et des vies.

Respectueusement,

avatar of the starter
Sandra DLanceur de pétition

937

Le problème

Lettre ouverte à Monsieur le ministre de l’Éducation nationale

Monsieur le Ministre,

De nombreux élèves sont confrontés, dans leur quotidien scolaire, à des comportements inacceptables de la part de certains enseignants : humiliations, propos discriminants, attitudes irrespectueuses, parfois même violentes, harcèlement. Ces faits, trop souvent passés sous silence, détruisent la confiance que les élèves accordent à l’école, et leur enseignent bien malgré eux que l’injustice peut être tolérée lorsqu’elle vient d’une figure d’autorité. Et lorsque des élèves trouvent le courage de dénoncer ces abus, ils ne sont pas toujours écoutés : Ils ne sont pas protégés et parfois, ils sont même sanctionnés. 

Ce fut le cas de mon fils, élève dans un établissement public de l’académie de Grenoble. Pour avoir alerté un inspecteur sur des comportements graves (propos discriminants et diffamatoires à caractère racistes d’un professeur devant ses élèves, élèves dénigrés et attitudes inappropriées de la part de ce professeur),mon fils a été exclu définitivement de son lycée, malgré de nombreux témoignages. 

Cette exclusion, n’a jamais porté sur la véracité des faits évoqués. Elle s’est appuyée uniquement sur la forme de ses propos, sous prétexte qu’il n’aurait pas précisé certains éléments de contexte. Mais les comportements en question n’ont jamais été niés par le professeur concerné, qui a même tenté de les justifier comme des "blagues pour faire réagir les élèves" ou des "méthodes pour les remettre au travail". Cette exclusion sur la base de diffamation, a donc été un prétexte disciplinaire basé sur une interprétation subjective et surtout une véritable stratégie pour ne pas mettre en question les agissements d’un professeur.  cet évènement l’a profondément marqué et a gravement impacté sa scolarité. 

J’avais alerté votre ministère par courrier au mois de janvier et une réponse avait été annoncée, mais à ce jour, ni vos services, ni le rectorat, ni l’établissement n’ont donné suite.

Faut-il en conclure que l’Éducation nationale n’a pas la volonté d’agir face à ces abus ? Que les élèves doivent se taire pour espérer finir leur scolarité en paix ? Que l’impunité est la règle quand les faits émanent d’adultes en position d’autorité ?

Ces comportements d’adultes, banalisés, ont des conséquences profondes : ils donnent aux élèves l’exemple que l’humiliation, la moquerie ou la violence sont acceptables. Ils nourrissent également une colère, un sentiment d’injustice et une perte de repères, à un âge où l’équité et le respect sont essentiels à leur construction. 

Comment s’étonner, dès lors, qu’une partie d’entre eux perde le respect de l’institution scolaire ? On entend souvent dire que les élèves sont de plus en plus irrespectueux envers leurs enseignants. Mais si l’on regardait les choses autrement ? Si le manque de respect n’était pas la cause, mais la conséquence d’un système qui tolère trop souvent l’abus de pouvoir ?

Aujourd’hui, nous vous demandons :

·       Que la parole des élèves soit protégée

·       Que les comportements abusifs d’enseignants ou de personnels éducatifs soient reconnus et sanctionnés ;

·       Que l’École redevienne un espace de respect, d’exemplarité et de confiance.

Monsieur le Ministre, votre responsabilité est immense.
Nous avons besoin de signes clairs que l’École ne couvrira plus jamais l’abus, quelle que soit sa forme. Il en va de l’avenir de nos enfants, de leur santé mentale, de leur droit fondamental à étudier dans un environnement respectueux.

Ne laissons pas l’omerta continuer à briser des parcours et des vies.

Respectueusement,

avatar of the starter
Sandra DLanceur de pétition

Mises à jour sur la pétition