
"Ayant décidé un confinement dans des conditions quasi inhumaines, faute de masques, de tests, de gel, de gants et de lits d’hôpitaux équipés de respirateurs, qui auraient suffi à maîtriser la pandémie annoncée, ce gouvernement entend faire porter la responsabilité de son incompétence criminelle sur la société et, quand celle-ci n’en peut plus (de même que l’économie productiviste, règle d’or de la gouvernance Macron et d’autres avant), sur les « vieux », maillon le plus faible – ainsi pensent-ils, ces gens-là. Sans doute parce qu’ils savent qu’il n’y aura toujours pas suffisamment de masques, tests et gants pour tout le monde.
Ont-ils réfléchi à ce que cela signifie sur le plan éthique, un « tri » auquel se refusent pour la plupart médecins et personnels soignants qui sauvent le plus de vies possible dans des conditions extrêmes? L’humanité serait-elle arrivée au bout du processus de civilisation pour se livrer à l’« agisme », le racisme « anti-vieux » et, pourquoi pas, au génocide (soft) des anciens ? Allons-nous commencer la « société d’après » par cette mesure liberticide et de toute évidence anticonstitutionnelle ?
Si Emmanuel Macron confirme que, malgré le déconfinement annoncé pour le 11 mai, les « aînés » devront rester confinés, nous, soussigné.e.s réfractaires, déclarons que le 11 mai, nous aussi, nous sortirons. Et, comme le chantait Boris Vian, « prévenez les gendarmes que nous n’aurons pas d’armes et qu’ils pourront tirer… »