

Pour un moratoire sur l’exploitation forestière et la chasse en forêt de Fontaineableau
Le problème
Appel pour la forêt de Fontainebleau
Le dimanche 12 juillet 2026, je marchais dans la forêt de Fontainebleau, près de Bois-le-Roi. Depuis douze ans que je parcours cette forêt, que j’en connais les chemins et les rochers, jamais son silence ne m’avait autant frappée.
Pendant de longues heures, aucun oiseau ne chantait.
J’avais d’abord attribué cette absence à la chaleur extrême. J’ignorais alors que, plus au sud-ouest, le feu venait de se déclarer dans le massif des Trois-Pignons. Dans les jours qui suivirent, les incendies atteignirent plus de 2 000 hectares de forêt.
Le feu ne consume pas seulement des arbres. Il détruit des abris, disperse les animaux, interrompt des cycles invisibles et bouleverse les liens innombrables qui font d’une forêt un monde vivant. Ce qui disparaît dans les flammes ne se reconstitue ni en quelques semaines ni par la seule plantation de nouveaux arbres.
La forêt de Fontainebleau est aujourd’hui profondément blessée. Elle a besoin de temps, de continuité et de tranquillité. Les animaux contraints de fuir les secteurs incendiés doivent pouvoir trouver refuge dans les parties épargnées du massif. Les sols doivent être préservés, les habitats protégés et la régénération naturelle accompagnée, sans être entravée par la reprise immédiate des usages ordinaires.
Nous demandons donc l’INSTAURATION IMMÉDIATE D’UN MORATOIRE sur les coupes forestières à vocation commerciale et sur la chasse dans l’ensemble des forêts domaniales de Fontainebleau, des Trois-Pignons et de Larchant-La Commanderie.
Cette mesure doit concerner tout le massif, et non les seules parcelles directement parcourues par le feu. Protéger les animaux sans protéger leurs habitats serait une illusion. Préserver quelques îlots tout en maintenant ailleurs les pressions habituelles ne permettrait pas à l’écosystème de retrouver son équilibre.
Seules doivent demeurer possibles les interventions indispensables à la sécurité des personnes, à la prévention des incendies, au suivi scientifique et à la restauration écologique des milieux.
Nous demandons également qu’une expertise écologique indépendante et publique évalue les conséquences des incendies sur la faune, la flore, les sols, les réserves d’eau et les capacités de régénération naturelle du massif. Le moratoire doit être maintenu jusqu’à la publication de ses conclusions et à l’adoption d’un plan de protection concerté.
Au XIXᵉ siècle déjà, des artistes et des écrivains s’élevaient contre la destruction de la forêt de Fontainebleau. À notre tour de défendre ce patrimoine vivant !
Que l’émotion suscitée par les incendies ne s’éteigne pas. Qu’elle devienne une décision collective : laisser enfin à la forêt de Fontainebleau le temps et l’espace nécessaires pour se régénérer.

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Le problème
Appel pour la forêt de Fontainebleau
Le dimanche 12 juillet 2026, je marchais dans la forêt de Fontainebleau, près de Bois-le-Roi. Depuis douze ans que je parcours cette forêt, que j’en connais les chemins et les rochers, jamais son silence ne m’avait autant frappée.
Pendant de longues heures, aucun oiseau ne chantait.
J’avais d’abord attribué cette absence à la chaleur extrême. J’ignorais alors que, plus au sud-ouest, le feu venait de se déclarer dans le massif des Trois-Pignons. Dans les jours qui suivirent, les incendies atteignirent plus de 2 000 hectares de forêt.
Le feu ne consume pas seulement des arbres. Il détruit des abris, disperse les animaux, interrompt des cycles invisibles et bouleverse les liens innombrables qui font d’une forêt un monde vivant. Ce qui disparaît dans les flammes ne se reconstitue ni en quelques semaines ni par la seule plantation de nouveaux arbres.
La forêt de Fontainebleau est aujourd’hui profondément blessée. Elle a besoin de temps, de continuité et de tranquillité. Les animaux contraints de fuir les secteurs incendiés doivent pouvoir trouver refuge dans les parties épargnées du massif. Les sols doivent être préservés, les habitats protégés et la régénération naturelle accompagnée, sans être entravée par la reprise immédiate des usages ordinaires.
Nous demandons donc l’INSTAURATION IMMÉDIATE D’UN MORATOIRE sur les coupes forestières à vocation commerciale et sur la chasse dans l’ensemble des forêts domaniales de Fontainebleau, des Trois-Pignons et de Larchant-La Commanderie.
Cette mesure doit concerner tout le massif, et non les seules parcelles directement parcourues par le feu. Protéger les animaux sans protéger leurs habitats serait une illusion. Préserver quelques îlots tout en maintenant ailleurs les pressions habituelles ne permettrait pas à l’écosystème de retrouver son équilibre.
Seules doivent demeurer possibles les interventions indispensables à la sécurité des personnes, à la prévention des incendies, au suivi scientifique et à la restauration écologique des milieux.
Nous demandons également qu’une expertise écologique indépendante et publique évalue les conséquences des incendies sur la faune, la flore, les sols, les réserves d’eau et les capacités de régénération naturelle du massif. Le moratoire doit être maintenu jusqu’à la publication de ses conclusions et à l’adoption d’un plan de protection concerté.
Au XIXᵉ siècle déjà, des artistes et des écrivains s’élevaient contre la destruction de la forêt de Fontainebleau. À notre tour de défendre ce patrimoine vivant !
Que l’émotion suscitée par les incendies ne s’éteigne pas. Qu’elle devienne une décision collective : laisser enfin à la forêt de Fontainebleau le temps et l’espace nécessaires pour se régénérer.

Les décisionnaires
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Pétition lancée le 21 juillet 2026