POUR UN AUTRE PROJET DU MUSÉE LORRAIN, MOINS COÛTEUX, AVEC UNE RÉOUVERTURE PLUS PRÉCOCE.


POUR UN AUTRE PROJET DU MUSÉE LORRAIN, MOINS COÛTEUX, AVEC UNE RÉOUVERTURE PLUS PRÉCOCE.
Le problème
Le projet de rénovation du Musée lorrain, enlisé depuis 10 ans à la suite d’appels d’offres infructueux, puis annulé par le tribunal administratif pour non-respect du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, est passé de 43 millions d’euros TTC à 56,5 millions d’euros TTC « prévisionnels », et sa réouverture, initialement annoncée pour 2020, est déjà repoussée de 2027 à 2029, pour l’instant. Son coût exorbitant empêche d’autres opérations patrimoniales, comme la restauration de l’hémicycle de la Carrière, dans un épouvantable état de dégradation, mais aussi les autres tranches prévues dans le cadre du projet du Musée lorrain, notamment l’église des Cordeliers et son couvent, le Musée des arts et traditions populaires, dont on n’entend plus parler.
La faute de ce gâchis revient bien sûr à la précédente municipalité, mais la nouvelle, au lieu d’évaluer sérieusement les différentes possibilités s’offrant à elle, a préféré prolongé l’agonie d’un projet mal conçu dès son origine, et dont la version finale n’a plus rien à voir avec le résultat du concours lancé en 2013.
Cette dernière mouture, si elle a réduit la superficie en sous-sol, persiste à creuser sous la moitié de l’emprise du jardin, tout contre le Palais ducal, à démolir l’ancienne école (tout à gauche de la photo), elle aussi classée Monument Historique, pour la remplacer par un inutile auvent en verre, et à démonter pierres par pierres la petite écurie et le mur de Baligand. Quant au Palais du Gouvernement, il ne servira que de porte d’entrée au nouveau musée.
Dans ces conditions pourquoi ne pas envisager une autre solution consistant à :
-réutiliser le bâtiment de l’ancienne école, en supprimant l’étage qui pèse sur le mur de Baligand, et ainsi gagner des m2 supplémentaires. Ce bâtiment aura en outre le mérite de s’harmoniser avec le site, contrairement à l’incongru auvent en verre, servant juste d’ « espace de contemplation », qui doit le remplacer.
- creuser uniquement sous les deux bâtiments de fond de cour, afin de ne pas affecter les fondations du Palais ducal, et conserver ainsi un vrai jardin, au lieu de la dalle en béton prévue.
- éviter les déconstructions/remontages de la petite écurie et du mur de Baligand, coûteuses et absurdes opérations.
- utiliser le Palais du Gouvernement comme espace muséal, ce qui était prévu à l’origine. D’autres palais dans le monde servent de musée. L’argument qu’il ne serait pas adapté comme lieu d’exposition (alors qu’il en a déjà accueilli deux !), n’est qu’un faux prétexte, faisant perdre d’autres m2 supplémentaires.
- se passer d’un inutile et dispendieux concours d’architectes, et faire appel à un architecte du patrimoine qualifié.
Cette solution permettrait certainement de faire baisser la facture d’un projet ayant augmenté de 13,5 millions d’euros, à ce jour, pour moins de superficie, mais aussi permettre la réouverture anticipée d’un musée dont le public est déjà privé depuis plus de 5 ans! Car il est bien évident que la date de 2029 ne sera jamais tenue.
Les signataires et notre association, "Défense et Avenir du Patrimoine Nancéien", vous demandons, Monsieur le Maire, que cette solution soit examinée objectivement, sans tarder, afin de la comparer à celle qui a été retenue, et de la mettre en œuvre si elle s’avère la plus avantageuse en termes de coût, de respect du patrimoine, et de précocité pour la réouverture du Musée lorrain.

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Le problème
Le projet de rénovation du Musée lorrain, enlisé depuis 10 ans à la suite d’appels d’offres infructueux, puis annulé par le tribunal administratif pour non-respect du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, est passé de 43 millions d’euros TTC à 56,5 millions d’euros TTC « prévisionnels », et sa réouverture, initialement annoncée pour 2020, est déjà repoussée de 2027 à 2029, pour l’instant. Son coût exorbitant empêche d’autres opérations patrimoniales, comme la restauration de l’hémicycle de la Carrière, dans un épouvantable état de dégradation, mais aussi les autres tranches prévues dans le cadre du projet du Musée lorrain, notamment l’église des Cordeliers et son couvent, le Musée des arts et traditions populaires, dont on n’entend plus parler.
La faute de ce gâchis revient bien sûr à la précédente municipalité, mais la nouvelle, au lieu d’évaluer sérieusement les différentes possibilités s’offrant à elle, a préféré prolongé l’agonie d’un projet mal conçu dès son origine, et dont la version finale n’a plus rien à voir avec le résultat du concours lancé en 2013.
Cette dernière mouture, si elle a réduit la superficie en sous-sol, persiste à creuser sous la moitié de l’emprise du jardin, tout contre le Palais ducal, à démolir l’ancienne école (tout à gauche de la photo), elle aussi classée Monument Historique, pour la remplacer par un inutile auvent en verre, et à démonter pierres par pierres la petite écurie et le mur de Baligand. Quant au Palais du Gouvernement, il ne servira que de porte d’entrée au nouveau musée.
Dans ces conditions pourquoi ne pas envisager une autre solution consistant à :
-réutiliser le bâtiment de l’ancienne école, en supprimant l’étage qui pèse sur le mur de Baligand, et ainsi gagner des m2 supplémentaires. Ce bâtiment aura en outre le mérite de s’harmoniser avec le site, contrairement à l’incongru auvent en verre, servant juste d’ « espace de contemplation », qui doit le remplacer.
- creuser uniquement sous les deux bâtiments de fond de cour, afin de ne pas affecter les fondations du Palais ducal, et conserver ainsi un vrai jardin, au lieu de la dalle en béton prévue.
- éviter les déconstructions/remontages de la petite écurie et du mur de Baligand, coûteuses et absurdes opérations.
- utiliser le Palais du Gouvernement comme espace muséal, ce qui était prévu à l’origine. D’autres palais dans le monde servent de musée. L’argument qu’il ne serait pas adapté comme lieu d’exposition (alors qu’il en a déjà accueilli deux !), n’est qu’un faux prétexte, faisant perdre d’autres m2 supplémentaires.
- se passer d’un inutile et dispendieux concours d’architectes, et faire appel à un architecte du patrimoine qualifié.
Cette solution permettrait certainement de faire baisser la facture d’un projet ayant augmenté de 13,5 millions d’euros, à ce jour, pour moins de superficie, mais aussi permettre la réouverture anticipée d’un musée dont le public est déjà privé depuis plus de 5 ans! Car il est bien évident que la date de 2029 ne sera jamais tenue.
Les signataires et notre association, "Défense et Avenir du Patrimoine Nancéien", vous demandons, Monsieur le Maire, que cette solution soit examinée objectivement, sans tarder, afin de la comparer à celle qui a été retenue, et de la mettre en œuvre si elle s’avère la plus avantageuse en termes de coût, de respect du patrimoine, et de précocité pour la réouverture du Musée lorrain.

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Pétition lancée le 20 juillet 2023