Pour un accès égal et immédiat aux soins en pédopsychiatrie dans le 04 (AHP)
Pour un accès égal et immédiat aux soins en pédopsychiatrie dans le 04 (AHP)
Le problème
Nous, citoyens, parents, professionnels de santé, travailleurs du secteur médico-social, enseignants et syndiqués CGT, dénonçons la situation critique de l'accès aux soins en pédopsychiatrie dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Alors que près de 30 000 enfants et adolescents vivent dans les Alpes-de-Haute-Provence, la pédopsychiatrie publique demeure insuffisamment dotée. Depuis la crise sanitaire du Covid-19, les besoins explosent : anxiété, dépression, troubles du comportement alimentaire, souffrance psychique, risques suicidaires. Les professionnels, les familles et les établissements scolaires tirent la sonnette d'alarme. Nous refusons que les enfants du département soient les oubliés du service public de santé. L'accès à la pédopsychiatrie est un droit fondamental qui doit être garanti sur tout le territoire.
Dans un département rural et montagneux de 168 000 habitants, dont les moins de 18 ans représentent environ 18 à 20% de la population, l'absence de moyens suffisants en pédopsychiatrie crée une véritable rupture d'égalité devant le soin. Les familles doivent parfois parcourir de longues distances, attendre plusieurs mois, voire plus d'un an, pour obtenir une consultation spécialisée.
Dès 2018, une question parlementaire signalait déjà des délais supérieurs à un an dans certaines structures et l'absence de lits d'hospitalisation complète en pédopsychiatrie pour les adolescents du département.
Aujourd'hui, la situation se dégrade encore plus : les difficultés de recrutement et l'insuffisance des moyens publics mettent en danger la santé mentale des jeunes. Le département ne dispose que d'une offre extrêmement limitée, concentrée autour du Centre Hospitalier de Digne-les-Bains, seul établissement assurant l'activité psychiatrique du territoire.
Les perspectives pour Septembre 2026 sont alarmantes. Pour 1600 enfants pris en charge,
· 1 pédopsychiatre praticien hospitalier sur les 6 normalement financés ;
· 20% de pédopsychiatre en cumul emploi retraite ;
· 80% de praticien à diplôme étranger, dont les parcours, semés d’embûches, pourraient les amener à quitter le service.
Cette situation entraîne :
· L'aggravation des troubles psychiques chez les enfants et adolescents ;
· Une souffrance accrue pour les familles ;
· Une surcharge des équipes soignantes qui vont se voir contraintes d’abandonner les secteurs les plus isolés ;
· Des inégalités territoriales inacceptables entre zones urbaines et rurales ;
· Des retards de diagnostic et de prise en charge.
Nous exigeons :
· Le recrutement immédiat de pédopsychiatres, psychologues, infirmiers spécialisés, éducateurs et personnels médico-sociaux en nombre suffisant.
· L'ouverture de places supplémentaires en consultations, hôpitaux de jour et structures de proximité.
· La création d'une véritable unité d'hospitalisation complète en pédopsychiatrie pour les mineurs du département.
· Un plan d'urgence de financement public pour la pédopsychiatrie dans les Alpes-de-Haute-Provence.
· Le maintien et le développement des services publics de santé mentale de proximité sur l'ensemble du territoire.
· L'égalité d'accès aux soins pour tous les enfants, quel que soit leur lieu de résidence.
La santé mentale des enfants et des adolescents est une mission de service public. Aucun jeune ne doit attendre des mois pour être soigné.
Nous demandons aux pouvoirs publics de prendre des mesures immédiates pour garantir un accès effectif aux soins pédopsychiatriques dans les Alpes-de-Haute-Provence.
924
Le problème
Nous, citoyens, parents, professionnels de santé, travailleurs du secteur médico-social, enseignants et syndiqués CGT, dénonçons la situation critique de l'accès aux soins en pédopsychiatrie dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Alors que près de 30 000 enfants et adolescents vivent dans les Alpes-de-Haute-Provence, la pédopsychiatrie publique demeure insuffisamment dotée. Depuis la crise sanitaire du Covid-19, les besoins explosent : anxiété, dépression, troubles du comportement alimentaire, souffrance psychique, risques suicidaires. Les professionnels, les familles et les établissements scolaires tirent la sonnette d'alarme. Nous refusons que les enfants du département soient les oubliés du service public de santé. L'accès à la pédopsychiatrie est un droit fondamental qui doit être garanti sur tout le territoire.
Dans un département rural et montagneux de 168 000 habitants, dont les moins de 18 ans représentent environ 18 à 20% de la population, l'absence de moyens suffisants en pédopsychiatrie crée une véritable rupture d'égalité devant le soin. Les familles doivent parfois parcourir de longues distances, attendre plusieurs mois, voire plus d'un an, pour obtenir une consultation spécialisée.
Dès 2018, une question parlementaire signalait déjà des délais supérieurs à un an dans certaines structures et l'absence de lits d'hospitalisation complète en pédopsychiatrie pour les adolescents du département.
Aujourd'hui, la situation se dégrade encore plus : les difficultés de recrutement et l'insuffisance des moyens publics mettent en danger la santé mentale des jeunes. Le département ne dispose que d'une offre extrêmement limitée, concentrée autour du Centre Hospitalier de Digne-les-Bains, seul établissement assurant l'activité psychiatrique du territoire.
Les perspectives pour Septembre 2026 sont alarmantes. Pour 1600 enfants pris en charge,
· 1 pédopsychiatre praticien hospitalier sur les 6 normalement financés ;
· 20% de pédopsychiatre en cumul emploi retraite ;
· 80% de praticien à diplôme étranger, dont les parcours, semés d’embûches, pourraient les amener à quitter le service.
Cette situation entraîne :
· L'aggravation des troubles psychiques chez les enfants et adolescents ;
· Une souffrance accrue pour les familles ;
· Une surcharge des équipes soignantes qui vont se voir contraintes d’abandonner les secteurs les plus isolés ;
· Des inégalités territoriales inacceptables entre zones urbaines et rurales ;
· Des retards de diagnostic et de prise en charge.
Nous exigeons :
· Le recrutement immédiat de pédopsychiatres, psychologues, infirmiers spécialisés, éducateurs et personnels médico-sociaux en nombre suffisant.
· L'ouverture de places supplémentaires en consultations, hôpitaux de jour et structures de proximité.
· La création d'une véritable unité d'hospitalisation complète en pédopsychiatrie pour les mineurs du département.
· Un plan d'urgence de financement public pour la pédopsychiatrie dans les Alpes-de-Haute-Provence.
· Le maintien et le développement des services publics de santé mentale de proximité sur l'ensemble du territoire.
· L'égalité d'accès aux soins pour tous les enfants, quel que soit leur lieu de résidence.
La santé mentale des enfants et des adolescents est une mission de service public. Aucun jeune ne doit attendre des mois pour être soigné.
Nous demandons aux pouvoirs publics de prendre des mesures immédiates pour garantir un accès effectif aux soins pédopsychiatriques dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 21 juin 2026