pour que les réseaux sociaux cessent d’être une tribune pour les gangs en Haïti

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Le problème

Pour que les réseaux sociaux cessent d’être une tribune pour les gangs en Haïti
À l’attention de TikTok, Facebook, Instagram, YouTube et des principales plateformes numériques.

Haïti ne peut plus rester spectatrice.
Ce qui se passe aujourd’hui en Haïti nous bouleverse, nous choque et nous inquiète. Des familles sont brisées, des vies sont détruites et une population entière vit dans la peur.

Et pendant ce temps, sur les réseaux sociaux, certains individus et groupes criminels continuent de communiquer, de se montrer, de rassembler une audience et de maintenir leur influence.

Nous refusons que cela devienne normal.

Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir une tribune pour ceux qui terrorisent la population.

C’est dans cet esprit que le mouvement citoyen Nou Bouke lance cette pétition.

Mais cette démarche ne concerne pas uniquement les Haïtiens.

Elle s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de voir les réseaux sociaux devenir un espace de promotion de la violence criminelle : Haïtiens, membres de la diaspora, amis d’Haïti, mais aussi toutes les personnes qui pensent que les plateformes numériques ont une responsabilité face à ce qu’elles permettent de diffuser.

Si vous pensez que les réseaux sociaux ne doivent pas servir à banaliser la violence, à glorifier ceux qui la commettent ou à leur offrir une audience, alors cette pétition est aussi la vôtre.

Le problème est d’autant plus grave que les réseaux sociaux ne sont pas seulement utilisés pour montrer la violence après qu’elle a eu lieu. Ils sont également utilisés par des groupes criminels pour communiquer, menacer, afficher leur puissance, influencer la population et parfois recruter.

Ce phénomène est aujourd’hui documenté.

Les Nations unies ont déjà relevé l’utilisation croissante des réseaux sociaux par les gangs en Haïti. Leurs rapports font état de l’utilisation des espaces numériques pour le recrutement, la propagande et l’intimidation. Des chefs de gangs y diffusent des menaces, cherchent à montrer leur contrôle territorial et utilisent des contenus pour renforcer leur influence et leurs efforts de recrutement.

Nous ne parlons donc pas d’un problème théorique.

Pendant que la population haïtienne subit les conséquences de cette violence, ceux qui y sont associés peuvent continuer à utiliser les mêmes plateformes pour se faire connaître, communiquer avec leur audience et maintenir leur influence.

C’est précisément là que nous demandons aux plateformes de prendre leurs responsabilités.

TikTok, Facebook, Instagram, YouTube et les autres grandes plateformes ont leurs propres règles concernant les individus et organisations violents, la promotion de la violence et l’utilisation de leurs services par des acteurs dangereux.

Nous ne demandons pas un traitement particulier pour Haïti. Nous demandons l’application de leurs propres règles.

Et cette fois, nous ne voulons pas nous contenter de signaler et d’attendre.

Cette pétition constitue la première étape d’une démarche portée par le mouvement citoyen Nou Bouke.

En parallèle de cette mobilisation, Nou Bouke constituera un dossier documenté qui sera transmis directement aux plateformes concernées.

Ce dossier rassemblera les comptes signalés, les éléments publics permettant d’en établir le contexte, les signalements effectués ainsi que les réponses reçues lorsqu’elles existent.

Nous demanderons aux plateformes de réexaminer sérieusement les situations signalées, notamment lorsque plusieurs éléments fiables et vérifiables permettent de comprendre le rôle d’un compte ou d’un réseau de comptes.

Nous leur demanderons également de prendre en considération les comptes de secours, les comptes associés ou les comptes recréés après une éventuelle suspension, afin que les règles ne puissent pas être simplement contournées.

Vous avez vos règles. Vous avez vos moyens de signalement. Vous avez les informations qui vous sont transmises. Alors nous vous demandons simplement : appliquez vos propres règles.

Cette démarche ne demande pas aux plateformes de rendre la justice à la place des autorités.

Nous leur demandons de ne pas permettre que leurs services deviennent un outil supplémentaire pour ceux qui cherchent à maintenir leur visibilité, leur influence ou leur emprise sur la population.

Mais cette responsabilité nous concerne aussi.

Nous ne pouvons pas demander aux plateformes d’agir tout en continuant, nous-mêmes, à donner de la visibilité à ces comptes par nos abonnements, nos vues, nos partages et nos interactions.

Chaque signature compte. Chaque partage compte. Chaque personne qui refuse de contribuer à cette visibilité compte.

Cette pétition n’est donc pas simplement une manière d’exprimer notre indignation.

C’est une démarche citoyenne.

Une démarche pour demander des comptes aux plateformes, mais aussi pour montrer qu’au-delà de la communauté haïtienne, des citoyens du monde refusent que les réseaux sociaux deviennent un espace où la violence criminelle peut continuer à se promouvoir.

Si vous êtes d’accord, ne restez pas spectateur.

Signez cette pétition.

Partagez-la autour de vous.

Faites-la circuler en Haïti, dans la diaspora et auprès de toutes les personnes qui peuvent porter ce message plus loin.

Plus nous serons nombreux, plus notre voix sera difficile à ignorer.

Parce que nous refusons de banaliser la violence.

Parce que nous refusons que les réseaux sociaux deviennent une tribune pour les gangs.

Parce que nous croyons que les plateformes doivent prendre leurs responsabilités.

Ne restons pas spectateurs. Faisons entendre notre voix.

  Ayiti se pou nou, se nou ki pou sove l.

Mouvement citoyen Nou Bouke

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Mouvement citoyen NOU BOUKELanceur de pétitionMouvement citoyen engagé pour la mobilisation, la sensibilisation citoyenne et a la defense de notre peuple

Les décisionnaires

Arthur Delaporte
président de la Commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs
Matt Halprin
Matt Halprin
Vice President, Global Head of Trust & Safety, YouTube
Antigone Davis Feceboock
Antigone Davis Feceboock
Vice President, Global Head of Safety, Meta
Sandeep Grover
Sandeep Grover
Global Head of Trust and Safety, TikTok

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