
À l’attention de l’opinion publique, des institutions de protection de l’enfance et du monde de l’édition,
Forte de mon expertise d’alpha et de bêta-lectrice, j’ai analysé cet ouvrage avec la rigueur sémantique et structurelle que ma passion impose. Après de multiples lectures analytiques, mon constat est sans appel : ce manuscrit ne relève pas de la "liberté de création", mais d'une violation manifeste du cadre juridique protégeant nos enfants.
1. Un mépris des engagements internationaux
Cet ouvrage va à l’encontre des piliers du droit international ratifiés par la France :
La Convention de Lanzarote : Qui oblige les États à criminaliser tout support diffusant des représentations pornographiques de mineurs.
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) : Qui garantit à chaque enfant le droit d'être protégé contre toute forme de violence et d'exploitation.
Le Traité de Genève : Dans sa version révisée, protégeant l'intégrité physique et morale des plus vulnérables.
2. L'absence de dénonciation : Le faux-semblant du numéro 119
L'auteur tente de se dédouaner en apposant le numéro 119 à la fin de l'ouvrage. Mais une mention administrative ne remplace pas une intention narrative. En tant qu'analyste de texte, j'ai cherché la moindre trace de dénonciation ou de mise à distance morale. Elle est inexistante.
Au contraire, la conclusion de l'ouvrage est un outrage aux victimes :
« Alors, pour conclure sur mon histoire, j’ai une dernière chose à dire : le cœur et le corps ne font qu’un, et peu importe si un monstre vient les briser, l’amour des nôtres aidera à les réparer pour les rendre encore plus forts. »
Cette phrase est d'une violence inouïe. Elle suggère une résilience romantisée qui minimise l'impact destructeur du crime. On ne "répare" pas un enfant brisé par un simple "amour des siens" dans une pirouette littéraire ; on dénonce le crime.
3. La réalité des faits explorés vs La Loi
L'ouvrage explore la pédocriminalité dans son sens le plus large, incluant l'inceste et la soumission chimique. Rappelons les définitions légales que ce texte semble traiter avec complaisance :
Pédocriminalité : Ensemble des crimes commis par un adulte sur un mineur à des fins sexuelles.
Inceste : Crime sexuel commis au sein de la famille, brisant le tabou fondateur et la sécurité du foyer.
Trafic d'enfants : Recrutement ou transport d'un mineur à des fins d'exploitation, une violation fondamentale de la liberté humaine.
Viol sous soumission chimique : Le fait d'administrer à une personne, à son insu, des substances visant à altérer son discernement pour abuser d'elle. (Art. 222-24 du Code pénal).
Conclusion
L’auteur prétend explorer l’humain, mais il ne fait que mettre en scène l’horreur sans le garde-fou de la condamnation morale. La France ne peut rester silencieuse quand un texte normalise ce que nos lois et nos traités internationaux condamnent avec la plus grande fermeté.
Le droit de créer ne sera jamais le droit d'outrager l'innocence.
Anaïs FENAUTRIGUES-PETRELLI
Une maman et une lectrice engagée