Petition updateNon aux incitations à l'abattage des chevaux !Non, un cheval n'est pas un "produit agricole" !
Amélie TSAAG VALRENJosselin, France
6 Jan 2017
Peu d'informations ont "fuité" à propos de la forme que prendra la "politique européenne du cheval", actuellement en préparation. Néanmoins, il est inquiétant de voir qui en France se positionne en tant que "décideur" de cette même politique, et quelle terminologie est employée par ces gens qui, au final, ne représentent que leurs propres intérêts : http://www.energie-cheval.fr/wp-content/uploads/2016/12/Appel_des_Presidents_de_la_filiere_equine_Communique.pdf Leur document définit l'équidé, dont le cheval, comme un... "produit agricole", suivant une manœuvre qui avait servi à justifier un taux de TVA à 5, 5 % en ce domaine Tous les chevaux de France, y compris les vôtres, seraient donc toujours des "produits agricoles", et c'est cette définition là qui est proposée au parlement européen ? Par curiosité, j'ai regardé dans un dictionnaire ce qu'est un "produit agricole"... Résultat d'un processus de transformation technologique en agriculture : un produit laitier ; un produit fertilisant ; un produit phytosanitaire... Et ce qu'est un "produit" tout court : 1) Produit chimique ou substance chimique 2) En commerce et marketing, chacune des références catalogue ou des propositions commerciales standard commercialisées par une entreprise. 3) En comptabilité privée ou d'entreprise : le produit comptable 4) En finance : le produit financier ; produit dérivé... 5) En mathématiques, généralement le résultat d'une opération. En aucun cas un être vivant ne peut répondre à la définition d'un "produit", fut-il "agricole". Le fumier est un produit agricole, le crottin est un produit agricole, pas le cheval... Pourquoi insister afin de le définir comme tel ? Pour le réduire immédiatement au niveau d'un objet ou d'une chose. Pour faire reculer le droit en matière de protection animale. Pour dénier qu'un cheval puisse même ressentir la douleur ! Suivant cette définition, le cheval vivant n'est rien de plus qu'un steak en sursis ou un objet de consommation. La loi suisse combat la réification des animaux : l'« avilissement » du cheval y est défini par le fait de « mécaniser, ridiculiser ou représenter l'animal comme une chose sans vie, comme un objet » (voir : https://www.researchgate.net/publication/275947497_Reflexions_ethiques_face_au_cheval_-_Approche_ethique_des_decisions_a_prendre_pour_bien_faire_ou_eviter_de_faire_mal). En Suisse, assimiler un cheval à un "produit agricole" peut être condamné par la justice. En France, on propose l'adoption d'une définition consumériste d'animal-machine façon Descartes à l'échelle européenne ! La définition du cheval comme "animal de rente" préservait au moins le mot "animal", c'est à dire le statut d'être vivant, doué d'émotions et de sensibilités. Réduire à une définition de "produit" est plus qu'indécent. C'est ouvrir un boulevard pour justifier des pratiques immondes, comme celles de l'abattoir d'Alès. La promesse d'installer des caméras dans les abattoirs n'a d'ailleurs pas été tenue. Ces lobbies ne reculeront devant rien pour pousser tous les chevaux de France jusqu'aux portes des abattoirs, pour anéantir les lois de protection animale, pour nier que ces mêmes animaux puissent ressentir la douleur, et pour dépouiller financièrement les propriétaires de chevaux amateurs à coups d'assurances obligatoires et autres "incitations abattage".
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