Petition updateNon aux incitations à l'abattage des chevaux !Pour la fin du racket obligatoire des équarrisseurs : la légalisation de l'enterrement

Amélie TSAAG VALRENJosselin, France
Mar 2, 2016
Au fil d'une interview publiée dans Ouest-France, l'éthicien Axel Kahn dit à propos de l'équarrissage que " le racket est d’autant plus insupportable qu’il est obligatoire : il est, bien sûr, interdit d’enterrer son cheval dans son champ. Il faut débattre de cela avec les pouvoirs publics" : http://axelkahn.fr/wp-content/uploads/2015/09/Assises-fili%C3%A8re-%C3%A9quine-Ouest-France-24-9.pdf
La légalisation de l'enterrement réglerait la plupart des problèmes auxquels sont confrontés les propriétaires et les éleveurs. La monopole des équarrisseurs prendrait fin... nous aurions enfin un moyen légal d'éviter ce "service" tellement respectueux de notre animal ! Finies les humiliations, les demandes de déplacer le corps à nos frais (parce que le cheval n'a pas eu la bonne idée de mourir dans un endroit pratique), et les attentes de cinq jours voire d'une semaine avant que ces messieurs ne daignent se déplacer.
Des dérogations ont existé pour certains chevaux exceptionnels. Jappeloup est enterré sur la propriété de Pierre Durand, et je doute qu'Ourasi ait fini équarri après sa mort.
La filière est parfaitement consciente de l'existence d' "enfouissements illégaux". Les éleveurs, en particulier de trait, n'ont pas les moyens de poursuivre leur activité s'ils doivent en plus régler un équarrisseur. Cela a fortement contribué à l'abattage des poulinières de trait depuis 2009. Un peu partout, en Bretagne où j'habite, je croise des éleveurs qui envoient leur bretonne dans "le camion" au premier souci de santé, de crainte qu'elle ne meure dans le pré et ne leur coûte, alors qu'ils sont déjà étranglés par la crise agricole.
Pour une fois, le monde agricole et celui du loisir ont des intérêts communs.
J'en tenté d'en discuter avec un haut fonctionnaire du ministère de l'agriculture l'an dernier. Pour lui, un cheval n'est qu'un "produit agricole", et il serait "aberrant" de l'enterrer sur sa propriété. L'échange fut court, je n'ai pas eu le temps de lui expliquer que bon nombre d'agriculteurs enterrent déjà illégalement leurs chevaux...
Il est temps d'unir nos voix !
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