
Dans un immeuble, la panne d’ascenseur équivaut souvent à une privation de liberté. Tel est le cas dans le foyer logement L’Albatros (non médicalisé), dépendant du Centre communal d’action sociale (CCAS), dans le quartier des Fontaines, où il ne fonctionne plus depuis près de trois semaines. Un homme âgé de 88 ans, en déambulateur, l’avait utilisé pour descendre, mais il ne fonctionnait plus pour remonter au troisième étage de cet immeuble qui en compte cinq, pour 63 logements. Sa famille a eu du mal à le faire rentrer chez lui.
Une carte mémoire commandée« Si nous voulons l’emmener une journée à la campagne, ou dans une structure médicale pour des besoins urgents dûs à sa santé comme parfois, cela n’est pas possible. Je pense aussi à tous les intervenants chez les personnes âgées, soignants et autres. L’ascenseur était déjà en panne le jour de son emménagement. Depuis son arrivée voilà dix mois, cela fait quatre fois que l’ascenseur tombe en panne ! Alors, on nous mène en bateau puisqu’à chaque fois, on nous parle d’une pièce à changer », témoigne le fils de cet homme, exaspéré par cette situation. Mercredi matin, nouvel incident : l’alarme incendie s’est déclenchée pendant une quinzaine de minutes.
Ce problème, la direction du CCAS le connaît bien. En conflit depuis des mois avec la société chargée du contrat d’entretien, mais peu encline à se déplacer, elle a fini par le dénoncer mercredi. Et en a signé un contrat avec une autre, venue mercredi. Elle fait parvenir d’une autre ville une carte mémoire pour la changer. « Cette entreprise nous a promis que l’ascenseur, seulement âgé de 12 ans, fonctionnera vendredi ou, au plus tard, lundi. Pendant toute cette période, nous avons du monde supplémentaire pour aider les résidents, à monter, à descendre ou à porter des courses. Sur les six résidences du CCAS, seulement une dispose de deux ascenseurs. Ces bâtiments datent souvent de la même époque, la fin des années 1970, le début des années 1980, avec des populations alors moins âgées. Maintenant, on ne construirait plus de la même façon », indique Denis Guihomat, directeur du CCAS. La situation devrait donc s’arranger et cette période, rester un mauvais souvenir.