Pour la réintégration de Salah, exclu de la CGT pour son soutien à la Palestine

Signataires récents:
jacky AUCHERES et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Pour avoir initié une pétition dénonçant l'ambiguïté des positions de la Confédération suite au 7 octobre, et lui demandant un soutien authentique à la cause palestinienne face au génocide à Gaza, Salah L. a été exclu de la CGT Educ’action du Puy-de-Dôme le 12 avril 2024. L'UNSEN-CGT, instance nationale auprès de laquelle il a fait appel, a confirmé cette exclusion le 21 juin 2024. Cet Appel à la Confédération demande sa réintégration.

Parmi ses signataires (voir la liste des 100 premiers ci-dessous), on compte notamment Dominique NATANSON, Sonia FAYMAN et Michèle SIBONY, représentants de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Jean-Pierre PAGE, ancien membre de la Commission Exécutive confédérale de la CGT et ancien responsable de son Département international, le Professeur Norman FINKELSTEIN, fils de survivants d'Auschwitz et du ghetto de Varsovie et autorité mondiale sur la Palestine (il a adressé à la CGT une Lettre de soutien à Salah), Bruno DRWESKI, historien, et Saïd BOUAMAMA, sociologue, militant du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) et auteur de L'Affaire Georges Ibrahim Abdallah.

Le texte de l'Appel comporte des liens hypertextes vers les pièces du dossier compilées (et anonymisées) par Salah, tant les siennes que celles de la partie adverse. Elles démontrent sans appel le caractère central de ses positions sur la Palestine dans le processus d’éviction.

Nous vous invitons à signer, à faire signer et à faire circuler largement cet Appel : il ne s’agit pas seulement d’une situation individuelle, mais de la défense de la liberté de conscience et de la liberté d'expression, de la lutte contre les discriminations, de la solidarité internationale et des valeurs et de la raison d’être mêmes d’un syndicat, bafouées par cette exclusion arbitraire qui s’inscrit dans un contexte de régression généralisée des droits et de « chasse aux sorcières » contre les voix pro-palestiniennes. 

Soutenir le peuple martyr de Gaza et son droit à l'autodétermination n'est pas un crime !

 

Elu au Bureau et à la Commission Exécutive de la CGT Educ’action 63, Salah L., qui est également blogueur sous le pseudonyme d’Alain Marshal (anagramme de son nom), a été exclu du syndicat pour avoir critiqué les positions de la Confédération suite aux événements du 7 octobre. Un courrier interne qu’il a initié, et qui est devenu une lettre ouverte publiée sur son blog Mediapart et sur change.org, dénonçait la porosité à la propagande pro-israélienne de plusieurs déclarations et communiqués confédéraux, et rappelait le droit à la résistance armée d’un peuple colonisé. A ce jour, il a été signé par des centaines d’adhérents, responsables et sympathisants de la CGT, ainsi que par 7 sections syndicales CGT et 2 collectifs de solidarité avec la Palestine.

Une procédure d’exclusion abusive a été lancée contre Salah, sans que les accusations portées contre lui fassent l’objet d’un document écrit basé sur des faits clairement établis et constitutifs d’une faute. Le 5 novembre 2023, dans un message sur le groupe Whatsapp de la CGT Educ'action 63, Salah avait annoncé son intention d'écrire un courrier à la Confédération critiquant ses prises de position sur Gaza : il a été poussé à la porte le 10 novembre, et dès le 17 novembre, de nouvelles élections de Bureau ont été organisées en Commission Exécutive pour l'en évincer, se basant seulement sur les échanges Whatsapp en question, unique document distribué par le Bureau ce jour-là. Ses droits (à la formation, à l'information...) ont été suspendus, et son exclusion définitive a été prononcée le 12 avril en Conseil Syndical Départemental, instance où les droits à la défense n’ont pas été respectés, tout débat contradictoire y ayant été interdit. L’Union Nationale des Syndicats de l’Education Nationale (UNSEN-CGT), saisie par Salah, a confirmé cette exclusion à l'issue d'une audience d'appel tenue le 21 juin 2024, qui a également imposé une succession de monologues sans discussion. Ce processus sommaire visait à camoufler les irrégularités de la procédure et les véritables griefs formulés à son encontre, qui ont constamment changé, et relèvent du délit d’opinion ou de points mineurs ne résistant pas à l’examen. 

Si les positions exprimées par Salah sur le 7 octobre sont la principale cause de son éviction, comme le démontrent la chronologie des événements et le solide dossier qu’il a constitué (accessible sur ce lien), il a aussi été mis en cause pour d’autres opinions « minoritaires », que ce soit sur la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), car il soutient le retour de la CGT en son sein, sur la guerre en Ukraine (il dénonce l'alignement du discours de la CGT sur celui de l'OTAN) ou sur des questions sociétales comme l’IVG ou les problématiques LGBT, qu’il estime hors champ syndical (on lui a reproché de ne pas avoir pris part au vote d'une motion à ce sujet). Ses convictions et pratiques religieuses ont également été stigmatisées, notamment sa défense du droit à l’existence des écoles privées confessionnelles, considérée contraire au principe de laïcité. Arguant d’un « conflit de valeurs », le Bureau l’avait mis à l’écart, alors qu’il avait fait ses preuves dans la défense des droits des salariés. Et suite à son refus de démissionner sous la menace, Salah a été victime d’accusations infamantes, notamment d’avoir traité un camarade de « mécréant » durant une réunion de Bureau, ce qui le faisait passer pour un extrémiste religieux. Parce qu’il a diffusé en interne, via un lien Youtube privé (qui a été rendu public suite à l'exclusion), un enregistrement de cette réunion démontrant qu’il s’agissait d’une calomnie, l’avocat de la CGT Educ’action 63 lui a envoyé une mise en demeure le menaçant d’une convocation policière et d’une peine « d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende ». En plus de l’innocenter, cet enregistrement comporte des aveux explicites de plusieurs membres-clés du Bureau, qui y qualifient sa critique des positions de la CGT sur la Palestine de « point saillant » et de grief « le plus grave » justifiant son éviction, notamment parce qu’elles discréditeraient le syndicat et lui feraient perdre des adhérents.

La Confédération n’est pas mise en cause à ce jour dans cette décision d'exclusion contraire aux principes fondamentaux de la CGT que tous les syndicats doivent respecter. Cependant, le 13 septembre 2024, Boris Plazzi, membre du Bureau confédéral de la CGT, a annoncé à Salah qu'une suite serait donnée à sa demande de réintégration, mais il n'en a rien été : il est resté sans nouvelles depuis.

Il n’est pas acceptable, alors que les mises en examen et condamnations se multiplient contre les défenseurs de la cause palestinienne pour « apologie du terrorisme » présumée (notre camarade Jean-Paul Delescaut, Secrétaire général de l’UD CGT du Nord, en est une des dernières victimes), ce à l’instigation du pouvoir politique inféodé à Washington et son soutien indéfectible à Israël, qu’un syndicaliste et militant soit mis en danger personnellement et professionnellement pour le restant de sa carrière par ses propres camarades pour avoir appelé à soutenir authentiquement le peuple palestinien à son heure de vérité.

Il n’est pas acceptable, au moment où la situation s’aggrave pour les travailleurs, et que celle des luttes d’ensemble et de la construction d’une stratégie de conquête semblent au point mort, de menacer la cohésion de la CGT en ouvrant de tels conflits en son sein, et en mettant en œuvre des mesures aussi drastiques qu’une exclusion suite à un procès politique d’un autre âge, qui discrédite le syndicat et le prive d’une bonne volonté. 

Il n’est pas acceptable, alors que la société et même les forces politiques de gauche se déchirent, faisant le lit de l’extrême droite dont « l’arc républicain » a adopté le racisme et l’islamophobie systémiques ainsi que les discours de haine, d’oublier que « La CGT est ouverte à tous les salariés […] quels que soient leur statut social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses. Elle agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions. […] La démocratie syndicale assure à chaque salarié la garantie qu’il peut, à l’intérieur du syndicat, défendre librement son point de vue sur toutes les questions intéressant la vie et le développement de l’organisation. » (Préambule des Statuts de la CGT).

Nous appelons la Confédération CGT à intervenir pour faire toute la lumière sur cette affaire, ce qui devrait conduire à annuler cette mesure d’exclusion anti-statutaire dont la cause principale est le refus de Salah de renvoyer dos à dos Israël et toute la Résistance palestinienne : le Hamas en est une des composantes fondamentales à côté d’autres groupes, islamiques, laïcs ou marxistes. Salah est visé à cause de sa démarche publique en faveur d’un soutien ferme au peuple palestinien victime d’un génocide à caractère fasciste avec la complicité des capitales occidentales. Tous les différends politiques, idéologiques et personnels doivent trouver une résolution interne conforme au droit et aux traditions de dialogue, de libre débat et de franche camaraderie de la CGT, qu’une confirmation confédérale de cette exclusion arbitraire déshonorerait.

[Pour participer à des actions de sensibilisation aux discriminations intra-syndicales et soutenir Salah en région parisienne ou à Clermont-Ferrand, écrire à alainmarshal2@gmail.com]

Pour être informé des suites de cette affaire, abonnez-vous au blog d'Alain Marshal. Voir également Lettre ouverte à Sophie Binet : la CGT doit se purger des idées d’extrême droite. Et continuez à signer la pétition demandant un soutien authentique à la cause palestinienne !

 

PREMIERS SIGNATAIRES

1. Laurent DE WANGEN, CGT Educ’ 75, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP) et de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

2. Yassine KHALED, CGT Educ’ 75

3. Mohsen CHOUAIKIA, CGT Educ’ 75

4. Yassine CHABANE,  CGT Educ’ 75

5. Laure GUERARD, CGT Educ’ 02

6. Dominique NATANSON, CGT Educ’ 02, porte-parole de l’Union juive française pour la paix

7. Pierre-Olivier POYARD, CGT Educ’ 88, membre du Bureau national du Mouvement de la paix

8. Jacqueline LAVY, retraitée de l’Education Nationale, adhérente UL-CGT Annecy et environs et ancienne élue à la Commission exécutive, membre du Collectif 74 pour la libération de Georges Abdallah

9. Bruno DRWESKI, Professeur des Universités, CGT FERC Sup (75)

10. Victoire BECH, membre du CNTPEP-CGT, Comités IDF

11. Berthe POGGIALE AVIDOR, retraitée de la Fonction publique territoriale catégorie B, ex-adhérente à la CGT et UGICT au sein de la commune de Nîmes, fille de déporté mort à Mauthausen (matricule 124147) le 4 avril 1945

12. Naïma KIFALE, retraitée du ministère du travail, adhérente et militante à l’UL CGT Bordeaux

13. Jean-Pierre PAGE, ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT et ancien responsable de son Département international

14. Jean GRIMAL, membre du Bureau de l’UD CGT 02

15. Valérian ROBERT, Trésorier de la Section locale CGT Finances publiques 10

16. Guy PERBET, retraité, ex-délégué du personnel CGT à France Télécom (69100)

17. André FADDA, ancien Secrétaire général de l’Union syndicale multi-professionnelle CGT sur les chantiers navals de Saint-Nazaire, ancien Secrétaire national de la CGT Intérim

18. Peter DONTZOW, Secrétaire de l’UD 44 de 1984 à 2000, défenseur des sans-papiers de Nantes 1995/2000, militant ANC 44

19. Nadia ZAIMEDDINE, CGT action sociale 13

20. Mohammed BEN YAKHLEF, Délégué syndical CGT ML IDF, membre de Conex CGT Mission Locale et Insertion Île de France

21. Sylvette ROUGIER, retraitée CGT Santé et Action Sociale de la Vienne, présidente de Poitiers Palestine

22. Jean Claude LACOMBE, retraité cheminot CGT Montauban (82)

23. S. KHAZAZ, syndiqué CGT IGN

24. Pierre MANTOVANI, Secrétaire du Comité CGT des Travailleurs Précaires et Privés d'Emploi de Toulon et ses environs (UL de Toulon) et de l'association Palestine Toulon – FTP (Fédération des Tournois de foot pour la Palestine), rédacteur de la revue La Sartan Roujo

25. Romane PERTHUIS, CGT Santé Social

             26. Noor ALI, enseignante, 92

             27. Alaa Eddine TAKTAK, informaticien, 92

28. Farid DAOUDI, journaliste-documentaliste à la Vie Ouvrière au temps d'Henri Krazucki et Louis Jouanneau (NVO, le mensuel de la CGT), retraité, essayiste (auteur de L'Algérie aléatoire), 93

29. Patrick SEIGNON, cheminot de 1970 à 1998, adhérent à la CGT depuis l’âge de 15 ans, section des cheminots retraités de Loches (37)

30. Michel GUINARD, militant en inactivité de service, CGT EDF CORDEMAIS 

31. Thierry GIRARD, enseignant retraité, SNEIP-CGT, 79

32. Denis LEMERCIER, Maître de conférences retraité, CGT FERC Sup, Caen

33. Amandla NGAWETHU, CGT métallurgie, Isère

             34. Anne MOREL, retraitée de l'Education nationale, 78

35. Joël GAUVAIN, retraité, ancien Secrétaire général UGICT/CGT Air France et ancien membre de la CE de la Confédération UGICT/CGT

36. Gabriel CASADESUS, militant CGT et infirmier dans le Gers (32)

37. Dominique LACOMBE, retraitée CGT de la Poste, Laon (02)

38. Lydia MOLINA, membre de la CE de l’UL Malakoff, Montrouge, Vanves (92)

39. Jean-Pierre AUVINET, CFC FNIC CGT

40. Emmanuel POISSON, membre de la CE de l'UL CGT de Nogent- le-Rotrou

41. A. D., Secrétaire local CGT Insertion et probation SPIP 24

42. Michel NATIVEL, Syndicat UFICT-CGT des Services Centraux EDF (Fédération Mines-Energie), section des retraités.

43. Jean-Louis VERCRUYSSEN, Secrétaire général de la section Multi-pro et U.L.S.R. de Livron (26), conducteur routier.

44. Smaïl BESSAHA, membre de la CE du SBNF-CGT Culture, élu au CSA/FSCCT de la Bibliothèque nationale de France et CAPN des magasiniers des bibliothèques (FERC-CGT), militant à l'UL CGT PARIS 18

45. Jean-Pierre GUY, CGT retraités

46. Alberte BONNET, ingénieure biochimiste, syndiquée à la CGT Educ'Action en lycée professionnel jusqu'à la retraite, 44

             47. Gérard COUCHOUD, retraité SNES-FSU 75, membre de l'UJFP, militant politique et associatif (MRAP, ATTAC), Palaiseau (91)

             48. Luc BIGEU, artisan  peintre en bâtiment, 97133 Saint-Barthélémy

             49. Patrick FORTUNATI, retraité de La Poste, Bas-Rhin (67)

50. Marc TERTRE, retraité CGT, militant de l'éducation populaire

             51. Christine CHURIE-LE GOAL, retraitée de l’Education Nationale, membre fondatrice du SNUipp 44, Vertou (44120)

             52. Patrick RÖDEL, Professeur de philosophie à la retraite et écrivain, Bordeaux

             53. Emmanuelle DAVID, habilleuse, Malakoff

             54. Bernadette BONERANDI-BUISSET, professeur retraitée, 13005

             55. Georges AUSPITZ, membre de la coordination de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

56. Chantal BLANCHARD, Déléguée syndicale FNAF CGT

57. Fatoi BIDAR, infirmière CGT hospitalier, 76

             58. Gilliane LE GALLIC, présidente de l'association Alofa Tuvalu, retraitée journaliste, réalisatrice et productrice de documentaires

             59. Alexandra GALVAN, styliste, intermittente, Paris

             60. Marie GEROME, retraitée de l'Education Nationale, AFPS d'Albertville (Savoie)

             61. Mohamed BELAALI, enseignant à la retraite, département de la Vienne

             62. Françoise BOUVIER, adhérente SNUipp 74

             63. Cléa LATERT, retraitée, 59

64. Etienne SANCHEZ, délégué CGT à Aéroports de Paris, 60

             65. D. MORSI, retraitée, 92

             66. Hamid MORSI, retraité, 92

             67. Nautilus 63, technicienne de surface, 40

             68. Bernard LAMIZET, ancien professeur à Sciences Po Lyon, Marseille

             69. Jean-Jacques LATOUILLE, chercheur indépendant, écrivain, inspecteur de l'Education nationale honoraire, ancien chargé de cours à l'Université de Poitiers

             70. Bernard BARRÉ, membre de l’AFPS, syndicaliste CNT, Drôme

             71. B. GIRARD, enseignant, académie de Nantes

             72. Jean-Pierre RICHAUDEAU, syndicaliste FSU et animateur du Collectif Solidarité Palestine d'Annecy

             73. Djelloul HATTAB, retraité Education Nationale (Gers)

             74. Cham Baya, blogueur, 19

             75. Palestine13 — Groupe local des Bouches-du-Rhône de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

             76. Michel OUAKNINE, ingénieur, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP) et du Mouvement contre le racisme et pour la paix (MRAP), Paris

77. Armand AJZENBERG, technicien dans l'industrie, CGT retraités (77)

             78. Claude DENISSE, Enseignante-chercheur retraitée d'AgroParisTech, Paris 12e 

             79. Pierre-Sélim LEBRUN, ouvrier-agro-économiste, Caen-Ifs (Calvados)

             80. Yves ROMAIN, retraité, 69

             81. Sonia FAYMAN, sociologue, membre de l'UJFP

             82. Hedi SAÏDANE, serrurier retraité, expatrié au Danemark

83. Philippe LIGNIÈRES, SPIAC-CGT

             84. Marie-Christine CHEVRON, Professeur de lettres et angliciste, nouvelliste et poétesse, 73

             85.  Tchibo, Professeur retraité, Var (83)

             86. Abdel BOKHANY, enseignant, Le Havre

87. Alain LANOE, retraité, CGT Rouen (76)

88. Thierry JACQUOT, retraité anciennement syndiqué à la CGT métallurgie, Corrèze

             89. Catherine LIONNET, enseignante FSU retraitée, 05

90. Isabelle GARRIVET, syndicat CGT territoriaux de Pantin 93, Secrétaire à la formation de l’UL Pantin/Pré Saint-Gervais

91. Djamel BENOTMANE, Secrétaire Général du syndicat CGT Prévention Sécurité, département 75

             92. Saïd BOUAMAMA, sociologue et militant du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), auteur de L’affaire Georges Ibrahim Abdallah

             93. Jordi GRAU, professeur en Moselle, syndiqué au SNES-FSU

             94. Stéphane MARTIN, agent territorial dans le Vaucluse, syndiqué depuis 30 ans à la CGT

95. Christian DELARUE, CEN UFR CGT Finances, Militant syndical et associatif anti-impérialiste et antifasciste

96. G. SUING, CGT Educ’ 59

               97. ANON, alias Xavier MARTIN-PREVEL, abonné Mediapart

               98. Émile GABRIEL, abonné Mediapart

               99. Arthur PORTO, abonné Mediapart, Paris 

100. François LE PIVERT, SDEN-CGT des Côtes d'Armor

19 686

Signataires récents:
jacky AUCHERES et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Pour avoir initié une pétition dénonçant l'ambiguïté des positions de la Confédération suite au 7 octobre, et lui demandant un soutien authentique à la cause palestinienne face au génocide à Gaza, Salah L. a été exclu de la CGT Educ’action du Puy-de-Dôme le 12 avril 2024. L'UNSEN-CGT, instance nationale auprès de laquelle il a fait appel, a confirmé cette exclusion le 21 juin 2024. Cet Appel à la Confédération demande sa réintégration.

Parmi ses signataires (voir la liste des 100 premiers ci-dessous), on compte notamment Dominique NATANSON, Sonia FAYMAN et Michèle SIBONY, représentants de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Jean-Pierre PAGE, ancien membre de la Commission Exécutive confédérale de la CGT et ancien responsable de son Département international, le Professeur Norman FINKELSTEIN, fils de survivants d'Auschwitz et du ghetto de Varsovie et autorité mondiale sur la Palestine (il a adressé à la CGT une Lettre de soutien à Salah), Bruno DRWESKI, historien, et Saïd BOUAMAMA, sociologue, militant du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) et auteur de L'Affaire Georges Ibrahim Abdallah.

Le texte de l'Appel comporte des liens hypertextes vers les pièces du dossier compilées (et anonymisées) par Salah, tant les siennes que celles de la partie adverse. Elles démontrent sans appel le caractère central de ses positions sur la Palestine dans le processus d’éviction.

Nous vous invitons à signer, à faire signer et à faire circuler largement cet Appel : il ne s’agit pas seulement d’une situation individuelle, mais de la défense de la liberté de conscience et de la liberté d'expression, de la lutte contre les discriminations, de la solidarité internationale et des valeurs et de la raison d’être mêmes d’un syndicat, bafouées par cette exclusion arbitraire qui s’inscrit dans un contexte de régression généralisée des droits et de « chasse aux sorcières » contre les voix pro-palestiniennes. 

Soutenir le peuple martyr de Gaza et son droit à l'autodétermination n'est pas un crime !

 

Elu au Bureau et à la Commission Exécutive de la CGT Educ’action 63, Salah L., qui est également blogueur sous le pseudonyme d’Alain Marshal (anagramme de son nom), a été exclu du syndicat pour avoir critiqué les positions de la Confédération suite aux événements du 7 octobre. Un courrier interne qu’il a initié, et qui est devenu une lettre ouverte publiée sur son blog Mediapart et sur change.org, dénonçait la porosité à la propagande pro-israélienne de plusieurs déclarations et communiqués confédéraux, et rappelait le droit à la résistance armée d’un peuple colonisé. A ce jour, il a été signé par des centaines d’adhérents, responsables et sympathisants de la CGT, ainsi que par 7 sections syndicales CGT et 2 collectifs de solidarité avec la Palestine.

Une procédure d’exclusion abusive a été lancée contre Salah, sans que les accusations portées contre lui fassent l’objet d’un document écrit basé sur des faits clairement établis et constitutifs d’une faute. Le 5 novembre 2023, dans un message sur le groupe Whatsapp de la CGT Educ'action 63, Salah avait annoncé son intention d'écrire un courrier à la Confédération critiquant ses prises de position sur Gaza : il a été poussé à la porte le 10 novembre, et dès le 17 novembre, de nouvelles élections de Bureau ont été organisées en Commission Exécutive pour l'en évincer, se basant seulement sur les échanges Whatsapp en question, unique document distribué par le Bureau ce jour-là. Ses droits (à la formation, à l'information...) ont été suspendus, et son exclusion définitive a été prononcée le 12 avril en Conseil Syndical Départemental, instance où les droits à la défense n’ont pas été respectés, tout débat contradictoire y ayant été interdit. L’Union Nationale des Syndicats de l’Education Nationale (UNSEN-CGT), saisie par Salah, a confirmé cette exclusion à l'issue d'une audience d'appel tenue le 21 juin 2024, qui a également imposé une succession de monologues sans discussion. Ce processus sommaire visait à camoufler les irrégularités de la procédure et les véritables griefs formulés à son encontre, qui ont constamment changé, et relèvent du délit d’opinion ou de points mineurs ne résistant pas à l’examen. 

Si les positions exprimées par Salah sur le 7 octobre sont la principale cause de son éviction, comme le démontrent la chronologie des événements et le solide dossier qu’il a constitué (accessible sur ce lien), il a aussi été mis en cause pour d’autres opinions « minoritaires », que ce soit sur la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), car il soutient le retour de la CGT en son sein, sur la guerre en Ukraine (il dénonce l'alignement du discours de la CGT sur celui de l'OTAN) ou sur des questions sociétales comme l’IVG ou les problématiques LGBT, qu’il estime hors champ syndical (on lui a reproché de ne pas avoir pris part au vote d'une motion à ce sujet). Ses convictions et pratiques religieuses ont également été stigmatisées, notamment sa défense du droit à l’existence des écoles privées confessionnelles, considérée contraire au principe de laïcité. Arguant d’un « conflit de valeurs », le Bureau l’avait mis à l’écart, alors qu’il avait fait ses preuves dans la défense des droits des salariés. Et suite à son refus de démissionner sous la menace, Salah a été victime d’accusations infamantes, notamment d’avoir traité un camarade de « mécréant » durant une réunion de Bureau, ce qui le faisait passer pour un extrémiste religieux. Parce qu’il a diffusé en interne, via un lien Youtube privé (qui a été rendu public suite à l'exclusion), un enregistrement de cette réunion démontrant qu’il s’agissait d’une calomnie, l’avocat de la CGT Educ’action 63 lui a envoyé une mise en demeure le menaçant d’une convocation policière et d’une peine « d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende ». En plus de l’innocenter, cet enregistrement comporte des aveux explicites de plusieurs membres-clés du Bureau, qui y qualifient sa critique des positions de la CGT sur la Palestine de « point saillant » et de grief « le plus grave » justifiant son éviction, notamment parce qu’elles discréditeraient le syndicat et lui feraient perdre des adhérents.

La Confédération n’est pas mise en cause à ce jour dans cette décision d'exclusion contraire aux principes fondamentaux de la CGT que tous les syndicats doivent respecter. Cependant, le 13 septembre 2024, Boris Plazzi, membre du Bureau confédéral de la CGT, a annoncé à Salah qu'une suite serait donnée à sa demande de réintégration, mais il n'en a rien été : il est resté sans nouvelles depuis.

Il n’est pas acceptable, alors que les mises en examen et condamnations se multiplient contre les défenseurs de la cause palestinienne pour « apologie du terrorisme » présumée (notre camarade Jean-Paul Delescaut, Secrétaire général de l’UD CGT du Nord, en est une des dernières victimes), ce à l’instigation du pouvoir politique inféodé à Washington et son soutien indéfectible à Israël, qu’un syndicaliste et militant soit mis en danger personnellement et professionnellement pour le restant de sa carrière par ses propres camarades pour avoir appelé à soutenir authentiquement le peuple palestinien à son heure de vérité.

Il n’est pas acceptable, au moment où la situation s’aggrave pour les travailleurs, et que celle des luttes d’ensemble et de la construction d’une stratégie de conquête semblent au point mort, de menacer la cohésion de la CGT en ouvrant de tels conflits en son sein, et en mettant en œuvre des mesures aussi drastiques qu’une exclusion suite à un procès politique d’un autre âge, qui discrédite le syndicat et le prive d’une bonne volonté. 

Il n’est pas acceptable, alors que la société et même les forces politiques de gauche se déchirent, faisant le lit de l’extrême droite dont « l’arc républicain » a adopté le racisme et l’islamophobie systémiques ainsi que les discours de haine, d’oublier que « La CGT est ouverte à tous les salariés […] quels que soient leur statut social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses. Elle agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions. […] La démocratie syndicale assure à chaque salarié la garantie qu’il peut, à l’intérieur du syndicat, défendre librement son point de vue sur toutes les questions intéressant la vie et le développement de l’organisation. » (Préambule des Statuts de la CGT).

Nous appelons la Confédération CGT à intervenir pour faire toute la lumière sur cette affaire, ce qui devrait conduire à annuler cette mesure d’exclusion anti-statutaire dont la cause principale est le refus de Salah de renvoyer dos à dos Israël et toute la Résistance palestinienne : le Hamas en est une des composantes fondamentales à côté d’autres groupes, islamiques, laïcs ou marxistes. Salah est visé à cause de sa démarche publique en faveur d’un soutien ferme au peuple palestinien victime d’un génocide à caractère fasciste avec la complicité des capitales occidentales. Tous les différends politiques, idéologiques et personnels doivent trouver une résolution interne conforme au droit et aux traditions de dialogue, de libre débat et de franche camaraderie de la CGT, qu’une confirmation confédérale de cette exclusion arbitraire déshonorerait.

[Pour participer à des actions de sensibilisation aux discriminations intra-syndicales et soutenir Salah en région parisienne ou à Clermont-Ferrand, écrire à alainmarshal2@gmail.com]

Pour être informé des suites de cette affaire, abonnez-vous au blog d'Alain Marshal. Voir également Lettre ouverte à Sophie Binet : la CGT doit se purger des idées d’extrême droite. Et continuez à signer la pétition demandant un soutien authentique à la cause palestinienne !

 

PREMIERS SIGNATAIRES

1. Laurent DE WANGEN, CGT Educ’ 75, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP) et de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

2. Yassine KHALED, CGT Educ’ 75

3. Mohsen CHOUAIKIA, CGT Educ’ 75

4. Yassine CHABANE,  CGT Educ’ 75

5. Laure GUERARD, CGT Educ’ 02

6. Dominique NATANSON, CGT Educ’ 02, porte-parole de l’Union juive française pour la paix

7. Pierre-Olivier POYARD, CGT Educ’ 88, membre du Bureau national du Mouvement de la paix

8. Jacqueline LAVY, retraitée de l’Education Nationale, adhérente UL-CGT Annecy et environs et ancienne élue à la Commission exécutive, membre du Collectif 74 pour la libération de Georges Abdallah

9. Bruno DRWESKI, Professeur des Universités, CGT FERC Sup (75)

10. Victoire BECH, membre du CNTPEP-CGT, Comités IDF

11. Berthe POGGIALE AVIDOR, retraitée de la Fonction publique territoriale catégorie B, ex-adhérente à la CGT et UGICT au sein de la commune de Nîmes, fille de déporté mort à Mauthausen (matricule 124147) le 4 avril 1945

12. Naïma KIFALE, retraitée du ministère du travail, adhérente et militante à l’UL CGT Bordeaux

13. Jean-Pierre PAGE, ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT et ancien responsable de son Département international

14. Jean GRIMAL, membre du Bureau de l’UD CGT 02

15. Valérian ROBERT, Trésorier de la Section locale CGT Finances publiques 10

16. Guy PERBET, retraité, ex-délégué du personnel CGT à France Télécom (69100)

17. André FADDA, ancien Secrétaire général de l’Union syndicale multi-professionnelle CGT sur les chantiers navals de Saint-Nazaire, ancien Secrétaire national de la CGT Intérim

18. Peter DONTZOW, Secrétaire de l’UD 44 de 1984 à 2000, défenseur des sans-papiers de Nantes 1995/2000, militant ANC 44

19. Nadia ZAIMEDDINE, CGT action sociale 13

20. Mohammed BEN YAKHLEF, Délégué syndical CGT ML IDF, membre de Conex CGT Mission Locale et Insertion Île de France

21. Sylvette ROUGIER, retraitée CGT Santé et Action Sociale de la Vienne, présidente de Poitiers Palestine

22. Jean Claude LACOMBE, retraité cheminot CGT Montauban (82)

23. S. KHAZAZ, syndiqué CGT IGN

24. Pierre MANTOVANI, Secrétaire du Comité CGT des Travailleurs Précaires et Privés d'Emploi de Toulon et ses environs (UL de Toulon) et de l'association Palestine Toulon – FTP (Fédération des Tournois de foot pour la Palestine), rédacteur de la revue La Sartan Roujo

25. Romane PERTHUIS, CGT Santé Social

             26. Noor ALI, enseignante, 92

             27. Alaa Eddine TAKTAK, informaticien, 92

28. Farid DAOUDI, journaliste-documentaliste à la Vie Ouvrière au temps d'Henri Krazucki et Louis Jouanneau (NVO, le mensuel de la CGT), retraité, essayiste (auteur de L'Algérie aléatoire), 93

29. Patrick SEIGNON, cheminot de 1970 à 1998, adhérent à la CGT depuis l’âge de 15 ans, section des cheminots retraités de Loches (37)

30. Michel GUINARD, militant en inactivité de service, CGT EDF CORDEMAIS 

31. Thierry GIRARD, enseignant retraité, SNEIP-CGT, 79

32. Denis LEMERCIER, Maître de conférences retraité, CGT FERC Sup, Caen

33. Amandla NGAWETHU, CGT métallurgie, Isère

             34. Anne MOREL, retraitée de l'Education nationale, 78

35. Joël GAUVAIN, retraité, ancien Secrétaire général UGICT/CGT Air France et ancien membre de la CE de la Confédération UGICT/CGT

36. Gabriel CASADESUS, militant CGT et infirmier dans le Gers (32)

37. Dominique LACOMBE, retraitée CGT de la Poste, Laon (02)

38. Lydia MOLINA, membre de la CE de l’UL Malakoff, Montrouge, Vanves (92)

39. Jean-Pierre AUVINET, CFC FNIC CGT

40. Emmanuel POISSON, membre de la CE de l'UL CGT de Nogent- le-Rotrou

41. A. D., Secrétaire local CGT Insertion et probation SPIP 24

42. Michel NATIVEL, Syndicat UFICT-CGT des Services Centraux EDF (Fédération Mines-Energie), section des retraités.

43. Jean-Louis VERCRUYSSEN, Secrétaire général de la section Multi-pro et U.L.S.R. de Livron (26), conducteur routier.

44. Smaïl BESSAHA, membre de la CE du SBNF-CGT Culture, élu au CSA/FSCCT de la Bibliothèque nationale de France et CAPN des magasiniers des bibliothèques (FERC-CGT), militant à l'UL CGT PARIS 18

45. Jean-Pierre GUY, CGT retraités

46. Alberte BONNET, ingénieure biochimiste, syndiquée à la CGT Educ'Action en lycée professionnel jusqu'à la retraite, 44

             47. Gérard COUCHOUD, retraité SNES-FSU 75, membre de l'UJFP, militant politique et associatif (MRAP, ATTAC), Palaiseau (91)

             48. Luc BIGEU, artisan  peintre en bâtiment, 97133 Saint-Barthélémy

             49. Patrick FORTUNATI, retraité de La Poste, Bas-Rhin (67)

50. Marc TERTRE, retraité CGT, militant de l'éducation populaire

             51. Christine CHURIE-LE GOAL, retraitée de l’Education Nationale, membre fondatrice du SNUipp 44, Vertou (44120)

             52. Patrick RÖDEL, Professeur de philosophie à la retraite et écrivain, Bordeaux

             53. Emmanuelle DAVID, habilleuse, Malakoff

             54. Bernadette BONERANDI-BUISSET, professeur retraitée, 13005

             55. Georges AUSPITZ, membre de la coordination de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

56. Chantal BLANCHARD, Déléguée syndicale FNAF CGT

57. Fatoi BIDAR, infirmière CGT hospitalier, 76

             58. Gilliane LE GALLIC, présidente de l'association Alofa Tuvalu, retraitée journaliste, réalisatrice et productrice de documentaires

             59. Alexandra GALVAN, styliste, intermittente, Paris

             60. Marie GEROME, retraitée de l'Education Nationale, AFPS d'Albertville (Savoie)

             61. Mohamed BELAALI, enseignant à la retraite, département de la Vienne

             62. Françoise BOUVIER, adhérente SNUipp 74

             63. Cléa LATERT, retraitée, 59

64. Etienne SANCHEZ, délégué CGT à Aéroports de Paris, 60

             65. D. MORSI, retraitée, 92

             66. Hamid MORSI, retraité, 92

             67. Nautilus 63, technicienne de surface, 40

             68. Bernard LAMIZET, ancien professeur à Sciences Po Lyon, Marseille

             69. Jean-Jacques LATOUILLE, chercheur indépendant, écrivain, inspecteur de l'Education nationale honoraire, ancien chargé de cours à l'Université de Poitiers

             70. Bernard BARRÉ, membre de l’AFPS, syndicaliste CNT, Drôme

             71. B. GIRARD, enseignant, académie de Nantes

             72. Jean-Pierre RICHAUDEAU, syndicaliste FSU et animateur du Collectif Solidarité Palestine d'Annecy

             73. Djelloul HATTAB, retraité Education Nationale (Gers)

             74. Cham Baya, blogueur, 19

             75. Palestine13 — Groupe local des Bouches-du-Rhône de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

             76. Michel OUAKNINE, ingénieur, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP) et du Mouvement contre le racisme et pour la paix (MRAP), Paris

77. Armand AJZENBERG, technicien dans l'industrie, CGT retraités (77)

             78. Claude DENISSE, Enseignante-chercheur retraitée d'AgroParisTech, Paris 12e 

             79. Pierre-Sélim LEBRUN, ouvrier-agro-économiste, Caen-Ifs (Calvados)

             80. Yves ROMAIN, retraité, 69

             81. Sonia FAYMAN, sociologue, membre de l'UJFP

             82. Hedi SAÏDANE, serrurier retraité, expatrié au Danemark

83. Philippe LIGNIÈRES, SPIAC-CGT

             84. Marie-Christine CHEVRON, Professeur de lettres et angliciste, nouvelliste et poétesse, 73

             85.  Tchibo, Professeur retraité, Var (83)

             86. Abdel BOKHANY, enseignant, Le Havre

87. Alain LANOE, retraité, CGT Rouen (76)

88. Thierry JACQUOT, retraité anciennement syndiqué à la CGT métallurgie, Corrèze

             89. Catherine LIONNET, enseignante FSU retraitée, 05

90. Isabelle GARRIVET, syndicat CGT territoriaux de Pantin 93, Secrétaire à la formation de l’UL Pantin/Pré Saint-Gervais

91. Djamel BENOTMANE, Secrétaire Général du syndicat CGT Prévention Sécurité, département 75

             92. Saïd BOUAMAMA, sociologue et militant du Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), auteur de L’affaire Georges Ibrahim Abdallah

             93. Jordi GRAU, professeur en Moselle, syndiqué au SNES-FSU

             94. Stéphane MARTIN, agent territorial dans le Vaucluse, syndiqué depuis 30 ans à la CGT

95. Christian DELARUE, CEN UFR CGT Finances, Militant syndical et associatif anti-impérialiste et antifasciste

96. G. SUING, CGT Educ’ 59

               97. ANON, alias Xavier MARTIN-PREVEL, abonné Mediapart

               98. Émile GABRIEL, abonné Mediapart

               99. Arthur PORTO, abonné Mediapart, Paris 

100. François LE PIVERT, SDEN-CGT des Côtes d'Armor

Voix de signataires

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