On parle de nous dans le journal le Parisien ....

On parle de nous dans le journal le Parisien ....
Suite à l’intervention d’une pelleteuse et l’installation d’un panneau d’affichage annonçant le programme de la « Villa Misérable » sur le bois Grignon, nous avons sollicité le Parisien qui a bien voulu consacrer un article pour exposer cette situation ubuesque qui est devenue la marque de fabrique des mandatures Janodet. Nous remercions à cette occasion la journaliste, Marine Legrand qui a bien voulu recueillir nos arguments dénonçant le caractère révoltant de voir la ville apporter sa logistique (réunion publique, support internet) pour relayer la commercialisation d’un projet privé sans attendre les décisions de justice.
Nous voulons alerter et faire connaître le mauvais sort fait au bois Grignon, finalement, le journal Le Parisien nous fait découvrir les arguments du maire qui sont tout simplement atterrants.
En premier lieu, la maire ose affirmer que les jugements ont été rendus et les recours purgés. C’est son avocat qui lui a dit !
La maire oublie que cette fois-ci, elle parle à un journal de grande diffusion pas dans son journal municipal où elle peut dire que Noël tombe le 14 juillet sans craindre d’être contredit ! C’est inquiétant.
Même si son avocat est en burn-out au point de ne plus savoir où en est le contentieux sur le bois Grignon, même si son administration lui dit ce qu’elle veut bien entendre, il y a notre page facebook qui l’informe régulièrement de la situation juridique du bois Grignon. Il faut oser.
Ensuite, elle explique « Ces habitations s’ouvriront sur un bois inutilisé jusqu’à présent, que la ville a pris soin de valoriser ».
Donc à Orly, les espaces naturels sont valorisés quand on construit dedans ?!
C’est dommage qu’elle ne prenne pas le temps de développer la notion « de bois inutilisé » car à part l’esprit mercantile qu’il laisse apparaître, il est inquiétant de voir que maire-nature, ne voit toujours pas ce qu’un espace boisé apporte à une population, à sa santé, à son équilibre ou à son épanouissement, à la biodiversité. Cette façon « utilitaire » de se représenter la nature avec un regard d’un contrôleur de gestion fait un peu froid dans le dos.
Elle termine son brillant exposé par cette phrase : nous connaissons beaucoup d’Orlysiens qui ont hâte de pouvoir vivre dans un environnement d’une telle qualité.
D’accord, si nous suivons sa « logique », on peut justifier la destruction d’un habitat naturel justement en raison de qualité. C’est du lourd. Nous imaginons très bien les habitants de Vincennes ou de Boulogne se précipiter déposer des permis de construire dans les bois parce que la maire d’Orly a dit que les bois inutilisés peuvent être détruits au profit des habitants qui ont hâte de vivre dans un environnement de qualité !
C’est du lourd et il reste beaucoup de travail à faire pour lui faire comprendre que les environnements de qualité doivent être préservés, et ce d’autant, quand l’action de l’intéressée qui s’inscrit que dans une logique purement quantitative et démentielle de construction de logement, réduit le qualitatif à peau de chagrin.