POUR LA PERENNISATION DE LA PSYCHANALYSE

Le problème

Les milliers et milliers de psychanalysants, de psychanalysés et de psychanalystes en France (la "Communauté psychanalytique") savent que la psychanalyse est une discipline mortelle, qu'ils en sont les dépositaires et qu'ils portent toute la responsabilité de son avenir. Son à-venir. Car avec le virage que le Monde est en train de prendre, immonde, la psychanalyse, c'est pour demain, et non pas pour hier comme le pensent et veulent nous le faire croire ses détracteurs.

S'ils disparaissent, la psychanalyse coule et meurt avec eux. Pour renaître ? Mais on ne sait jamais.
Et sans la psychanalyse, c'est la question de ce qu'elle appelle le sujet, le sujet du désir, qui disparaît, de n'être plus soutenue, révélée, analysée. Le désir ainsi n'a plus cours. Ne reste que le règne imposé et sans fin de la jouissance à outrance, sans limite. Jouissances des merveilleux objets produits par nos temps industriels si modernes, inventés par la technologie adossée à la science et diffusés larga manu par nos "forces de vente". Une sorte de cauchemar climatisé sans fin, mais assortit d'un turn over de plus en plus rapide des objets du bonheur, bien que toujours plus insatisfaisants.

Combien se risqueront ici à dire qu'ils y tiennent, qu'elle a changé leur existence, parfois même sauver leur vie ? Qu'elle leur a permis d'avoir adopté comme éthique de ne plus "céder sur son désir".
Qu'elle ne doit pas mourir, sans que personne ne s'en aperçoive, puisque les pouvoirs publics l'ont déjà reniée. L'Université l'a exclue, l'Hôpital l'a rejetée, le Tribunal fait de même, ainsi que toutes les institutions de soins psychiatriques, pédopsychiatriques ou médico-sociales.

On est sans doute au bord de la catastrophe, probablement irréversible, et personne, ou peu s'en faut, ne dit rien, ne rechigne, ne se révolte face à cet effondrement orchestré, voulu. Sera-t-on accusés plus tard d'avoir été paralysés par une certaine lâcheté dans ce milieu ...? Possible !
L'extra-territorialité a bon dos, je pense, et dédouane encore à peu de frais.

Ce que je propose est simple et clair. Je demande à toute personne qui lit cette pétition, et comprend l'enjeu crucial qu'il y a aujourd'hui à la soutenir, de la signer.

On verra bien combien on sera à le faire.  Et si, ce que je souhaite vivement, ce qu'on appelle les "institutions psychanalytiques" relaieront cette pétition. Je souhaite ainsi un grand nombre de signataires, le plus grand nombre possible, ce qui fera honneur à l'histoire prestigieuse de la psychanalyse et des psychanalystes en France, et j'espère fera réfléchir ceux et celles qui contribuent, volens nolens, activement ou passivement, au risque imminent de son extinction.

Signez, svp ! 
Merci.
Bien cordialement.

Jean-Michel LOUKA
psychanalyste
74 rue Dunois
75013 Paris
jmlouka@orange.fr
06 81 25 48 56

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Le problème

Les milliers et milliers de psychanalysants, de psychanalysés et de psychanalystes en France (la "Communauté psychanalytique") savent que la psychanalyse est une discipline mortelle, qu'ils en sont les dépositaires et qu'ils portent toute la responsabilité de son avenir. Son à-venir. Car avec le virage que le Monde est en train de prendre, immonde, la psychanalyse, c'est pour demain, et non pas pour hier comme le pensent et veulent nous le faire croire ses détracteurs.

S'ils disparaissent, la psychanalyse coule et meurt avec eux. Pour renaître ? Mais on ne sait jamais.
Et sans la psychanalyse, c'est la question de ce qu'elle appelle le sujet, le sujet du désir, qui disparaît, de n'être plus soutenue, révélée, analysée. Le désir ainsi n'a plus cours. Ne reste que le règne imposé et sans fin de la jouissance à outrance, sans limite. Jouissances des merveilleux objets produits par nos temps industriels si modernes, inventés par la technologie adossée à la science et diffusés larga manu par nos "forces de vente". Une sorte de cauchemar climatisé sans fin, mais assortit d'un turn over de plus en plus rapide des objets du bonheur, bien que toujours plus insatisfaisants.

Combien se risqueront ici à dire qu'ils y tiennent, qu'elle a changé leur existence, parfois même sauver leur vie ? Qu'elle leur a permis d'avoir adopté comme éthique de ne plus "céder sur son désir".
Qu'elle ne doit pas mourir, sans que personne ne s'en aperçoive, puisque les pouvoirs publics l'ont déjà reniée. L'Université l'a exclue, l'Hôpital l'a rejetée, le Tribunal fait de même, ainsi que toutes les institutions de soins psychiatriques, pédopsychiatriques ou médico-sociales.

On est sans doute au bord de la catastrophe, probablement irréversible, et personne, ou peu s'en faut, ne dit rien, ne rechigne, ne se révolte face à cet effondrement orchestré, voulu. Sera-t-on accusés plus tard d'avoir été paralysés par une certaine lâcheté dans ce milieu ...? Possible !
L'extra-territorialité a bon dos, je pense, et dédouane encore à peu de frais.

Ce que je propose est simple et clair. Je demande à toute personne qui lit cette pétition, et comprend l'enjeu crucial qu'il y a aujourd'hui à la soutenir, de la signer.

On verra bien combien on sera à le faire.  Et si, ce que je souhaite vivement, ce qu'on appelle les "institutions psychanalytiques" relaieront cette pétition. Je souhaite ainsi un grand nombre de signataires, le plus grand nombre possible, ce qui fera honneur à l'histoire prestigieuse de la psychanalyse et des psychanalystes en France, et j'espère fera réfléchir ceux et celles qui contribuent, volens nolens, activement ou passivement, au risque imminent de son extinction.

Signez, svp ! 
Merci.
Bien cordialement.

Jean-Michel LOUKA
psychanalyste
74 rue Dunois
75013 Paris
jmlouka@orange.fr
06 81 25 48 56

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Pétition lancée le 27 octobre 2023