Pour la liberté du Wushu en France. Plus que jamais, nous devons nous mobiliser !

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Madame la Ministre des Sports,

C’est en tant que pratiquants d’arts martiaux chinois, rassemblés sous l’appellation officielle Wushu (en chinois武術) que nous vous adressons cet appel.

Par-delà les différences de sexe, d’origine, d’activité professionnelle ou de milieu social, le Wushu réunit en France sous sa bannière des dizaines de milliers de pratiquants passionnés, qu’il s’agisse de compétiteurs animés par des objectifs de haut niveau ou de simples amateurs s’entraînant pour préserver une bonne santé, développer des capacités physiques ou acquérir une capacité défensive.

Le Wushu est un ensemble de disciplines martiales mais c’est aussi un art de vivre, organisé autour de valeurs que des millénaires de culture chinoise ont fondées et structurées, sous l’influence de différentes doctrines philosophiques ou religieuses (taoïsme, bouddhisme, confucianisme), des climats (styles du Nord / styles du Sud) et des traditions locales propres à chacun des nombreux groupes ethniques présents en Chine. La richesse de ces arts corporels et spirituels est infinie…

Malheureusement, depuis 40 ans, le Wushu français a connu sur le plan politique et organisationnel un parcours sinueux et parfois chaotique, au gré des alternances politiques et des conflits internes.
La majeure partie des pratiquants de ces disciplines est aujourd’hui affiliée à la Fédération française de karaté et disciplines associées (FFkda), délégataire depuis 2014, qui comptait 17.000 licenciés sur la saison 2015-2016. Au sein de cette fédération, le Wushu dispose d’un organe représentatif à voix consultative, élu par les clubs de Wushu, la Commission nationale Wushu.

Mais le temps de la maturité, de la sérénité et de l’autonomie est désormais venu. C’est en tout cas le souhait qui a été exprimé par le Président de la fédération internationale de Wushu (IWUF) et Vice-Président du CIO, M. Yu Zaïqing lors de sa rencontre avec votre prédécesseur, l’ancien Secrétaire d’Etat aux Sports M. Thierry Braillard, le 11 Octobre 2016 en présence de MM. Guy Drut et Jean-Luc Rougé et de M. Roger Itier, président de la Commission nationale Wushu au sein de la FFkda.

Lors de ce rendez-vous, il avait été décidé de créer un COMITE NATIONAL DU WUSHU autonome au sein de la FFkda, qui constituerait une solution transitoire vers une reconnaissance en tant que fédération indépendante, suivant le vœu du président de l’IWUF.

Cette décision avait été appuyée conjointement par le Président de la FFkda et le président de la Commission nationale Wushu dans un courrier co-signé à l’intention du Ministère des sports.

Depuis lors, force est de constater que rien ne s’est passé comme prévu !

Face à l’inertie des autorités fédérales du karaté, le président Yu s’est inquiété auprès des autorités françaises, politiques et sportives (Premier Ministre, président du CNOSF) de l’absence d’avancées significatives du projet de Comité national autonome alors que des championnats du monde sont prévus en 2021 et que la France pourrait les accueillir. Les demandes du président Yu ont été relayées au niveau fédéral par le président de notre Commission nationale Wushu et ses élus, qui ont préparé des projets de statuts, soumis au Directeur technique national et formulé des demandes concrètes sur l’organisation de cette autonomie (finance, communication, organisation des compétitions, délivrance des grades et diplômes, etc.).

Pour quels résultats ?

Les autorités fédérales du karaté ont évincé le président de la Commission Nationale Wushu ainsi que 3 autres élus, soit la majorité des membres de la Commission.
Ne reconnaissant plus la légitimité de cet organe représentatif, établi par le Conseil d’administration de la FFkda, les autorités fédérales ont créé une organisation parallèle dans le cadre d’une réunion intervenue le dimanche 9 Juillet à 10h30 au siège fédéral, dont l’accès a été refusé au président de la Commission nationale Wushu et à trois de ses élus.

Pour officialiser cette éviction de la CNWushu, les autorités fédérales ont fait publier un communiqué le vendredi 21 Juillet sur le site internet fédéral FFKDA, annonçant l’installation d’un groupe de « travail » pour décider de l’avenir du Wushu au sein de la FFKDA. Ce groupe, qui n’a été ni élu ni désigné dans les règles (c’est-à-dire par décision du conseil d’administration) aurait donc vocation à confisquer la destinée du Wushu, au détriment des élus mandatés par les clubs et nommés par le conseil d’administration ?
En outre, le 21 juillet, le président fédéral a notifié au coordinateur du haut niveau, M. Anthony DEHAS, expert émérite en technique et combat et pionnier des arts martiaux chinois en France, la fin de sa mission et son éviction immédiate de la délégation qui va accompagner les athlètes de l’équipe de France inscrits aux 14èmes championnats du monde de Kazan du 26 septembre au 3 octobre 2017.

Comment croire que ces initiatives vont dans le sens d’une plus grande autonomie de notre sport ? Le Wushu français doit-il accepter de passer du statut de discipline associée à celui de discipline asservie, au sein d’une fédération d’arts martiaux japonais qui n’a objectivement aucun intérêt à voir se développer cette discipline chinoise à vocation olympique ?

Nous ne le pensons pas et nous ne l’acceptons pas !

C’est pourquoi nous vous demandons solennellement, Madame la Ministre, d’agir pour permettre le développement harmonieux et libre du Wushu en France.

Veuillez recevoir, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

 



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