Pour la démission de Sandrine Rousseau de son mandat de députée

13 903

Le problème

Jusqu'où peut aller la confrontation politique ?

Les désaccords font partie de la démocratie. 

Mais lorsqu'une députée de la République appelle à une mobilisation impliquant une confrontation physique avec une catégorie de citoyens, nous considérons qu'une limite est franchie.

À l'occasion de l'UniREVcité organisée en août 2026, Sandrine Rousseau, députée à l'assemblée nationale, a appelé ses militants à se mobiliser lors de l'ouverture de la chasse et a notamment déclaré qu'il faudrait être présents « face à eux, physiquement ».

Ces déclarations ont suscité de très vives réactions. La Fédération nationale des chasseurs a annoncé déposer plainte et saisir la présidente de l'Assemblée nationale afin que les propos tenus soient examinés et que les sanctions appropriées puissent, le cas échéant, être prises.

Cette énième sortie de route et provocation à la ruralité est celle de trop.

 

La ruralité ne doit pas devenir une cible politique

Au-delà de cet épisode, ces déclarations interviennent dans un climat de confrontation grandissante autour des activités pratiquées dans nos campagnes.

Agriculture, élevage, chasse, pêche, sylviculture, équitation, gestion des espaces naturels et autres activités liées au vivant constituent une part essentielle de la vie de nombreux territoires français.

On peut contester leurs pratiques. On peut souhaiter les faire évoluer. On peut proposer de nouvelles réglementations.

Mais le débat démocratique ne devrait jamais conduire à dresser une partie de la population contre une autre.

Nous refusons que les femmes et les hommes qui vivent, travaillent ou pratiquent leurs loisirs dans nos campagnes soient caricaturés ou désignés comme des adversaires avec lesquels il faudrait rechercher une confrontation physique.

Pour de nombreux signataires, les prises de position répétées de Sandrine Rousseau traduisent une hostilité profonde envers certaines composantes de la ruralité et contribuent davantage à opposer les Français qu'à construire un dialogue entre eux.

 

Être député implique une responsabilité particulière


Sandrine Rousseau n'est pas seulement une militante politique.

Elle est députée de la République française.

À ce titre, sa liberté d'expression est évidemment fondamentale. Mais sa fonction lui confère également une responsabilité particulière dans la manière dont elle participe au débat public.

Nous considérons qu'un parlementaire doit pouvoir combattre politiquement des pratiques ou des idées sans encourager une logique de confrontation physique entre citoyens.

La République doit permettre à des personnes profondément opposées de débattre, de manifester et de défendre leurs convictions sans transformer leurs désaccords en affrontements sur le terrain.

 

Nous demandons sa démission !


Pour toutes ces raisons, nous, signataires de cette pétition, demandons à Sandrine Rousseau de tirer les conséquences politiques de ses déclarations et de démissionner de son mandat de députée.

Cette pétition ne prétend pas pouvoir juridiquement révoquer une députée : le droit français ne prévoit actuellement aucun mécanisme permettant aux citoyens de mettre directement fin au mandat d'un parlementaire par pétition.

Notre démarche est donc politique et citoyenne : nous lui demandons de démissionner.

Nous demandons également aux institutions compétentes de faire toute la lumière sur les propos tenus et d'examiner les suites qui peuvent légalement et réglementairement leur être données.

 

Défendre nos convictions sans violence


Cette pétition n'est pas un appel à répondre à la confrontation par la confrontation.

Bien au contraire.

Nous condamnons toute menace, violence ou intimidation, quelle qu'en soit l'origine.

Notre réponse doit être démocratique : des mots, des signatures et le débat public.

Parce qu'on peut être écologiste sans mépriser la ruralité.

Parce qu'on peut être opposé à la chasse sans considérer les chasseurs comme des ennemis.

Parce qu'on peut vouloir transformer l'agriculture sans opposer la société aux agriculteurs.

Et parce qu'un désaccord politique, aussi profond soit-il, ne devrait jamais devenir un appel à l'affrontement physique.

Si vous partagez cette exigence de responsabilité dans le débat public, signez cette pétition.

avatar of the starter
Anthony CUOQLanceur de pétition

Voix de signataires

Message aux signataires