Pour la démission de Macky SALL


Pour la démission de Macky SALL
Le problème
Pour donner suite à sa promesse de campagne de réduire son mandat en quinquennat en lieu et place d’un septennat le Président du Sénégal avait initié un référendum le dimanche 20 mars 2016 pour que les Sénégalais se prononcent sur le projet de révision de la Constitution, portant sur 15 mesures.
La quinzième mesure intitulée « l’intangibilité des dispositions relatives au mode d’élection, à la durée et aux nombres de mandat consécutifs du Président de la République » visait la réduction de la durée du mandat du Président de la République.
Ce référendum organisé sans consensus politique ou social a vu le « oui » l’emporter avec 62,7% des voix malgré le faible taux de participation de 38,26%. Toutefois, il marquait définitivement la consécration du quinquennat et la limitation, par une clause d’éternité du nombre de mandat consécutif à deux (2).
Ainsi, l’article 27 de la constitution nouvellement révisée matérialise cette mesure en ces termes : « La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».
A travers son livre de campagne pour les élections présidentielles de 2019, « Le Sénégal au cœur », Le Président Macky SALL a marqué en lettre d’or que ce quinquennat représente son second mandat. En plus de l’avoir écrit, ses souteneurs dont le garde des sceaux de l’époque remercié puis nommé à nouveau en 2022, et lui-même l’ont répété à plusieurs reprises lors de cette campagne :
https://www.youtube.com/watch?v=83LwXBHlGBA (Macky SALL)
https://www.youtube.com/watch?v=rUAhMpMToS4 (Ismaila Madior FALL, Ministre de la Justice )
Dès sa réélection, le discours de ses partisans a radicalement changé, s’adonnant à qui mieux mieux à des subterfuges rhétoriques qui vont de la « troisième candidature » au « second quinquennat » pour argumenter l’odieuse forfaiture démocratique de briguer un troisième mandat.
https://www.youtube.com/watch?v=xFar36qMZHQ ( Extrait africanews)
https://www.youtube.com/watch?v=H20GYhvN6EA (Boun Abdallah Dion – Ancien Premier Ministre de Macky SALL)
En effet, dernièrement lors de son interview auprès du journal français « l’express », il insinuait que sur la plan juridique le débat était tranché par la Constitution Sénégalaise qui lui offre le droit de se présenter à nouveau.
Or, cette affirmation est totalement fallacieuse.
https://youtu.be/W4n2peDEtdw ( Extrait RFI)
Aujourd’hui, sa volonté de briguer un troisième mandat se fait au mépris de la Constitution Sénégalaise avec l’aide d’une justice fortement politisée, au détriment de la stabilité sociale et sécuritaire sans compter les violations des libertés individuelles, de la liberté de la presse – avec le signal d’une télé interrompue par la CNRA et l’arrestation de journalistes – et de la destruction de l’héritage démocratique du Sénégal acquise de haute lutte.
Aujourd’hui rien ne semble pouvoir arrêter la dérive autocratique au Sénégal. Les opposant politiques et les acteurs de la société civile qui militent contre ces abus ne sont pas à l’abris d’être appréhendés et poursuivis pour des motifs saugrenus mis en garde à vue, sous bracelet électronique, ou sous contrôle judiciaire.
Le dernier en date concerne le chef de l’opposition, arrivé en troisième position lors de la présidentielle de 2019 avec 15, 67%. En effet, le leader du parti PASTEF Les patriotes Ousmane SONKO dont il s’agit, était poursuivi pour « viol et menace de mort » depuis 2020 dans un feuilleton judiciaire rocambolesque. Le verdict de cette affaire, rendue ce jeudi 01 juin 2023, l’acquitte de ces accusations. Mais, il a été pour autant condamné pour un délit de « corruption de jeunesse » assortie à une peine de 2 ans de prison.
Cette parodie de justice accable la population sénégalaise et sa diaspora et suscite des manifestations qui font l’objet d’une répression sanglante par les forces de sécurité. Un bilan provisoire de 20 victimes a déjà été enregistré dont la plupart abattues par balle. Ce décompte macabre ne prend pas en compte les 14 précédentes victimes des évènements de mars 2021 suite à l’arrestation de Ousmane SONKO dans le cadre de ce feuilleton judiciaire.
Nous appelons les FDS à plus de retenue et de patriotisme. Les manifestants sont vos concitoyens, frères et sœurs.
Macky SALL a trahi la confiance des Sénégalais et mis en jeu la vie de plusieurs citoyens sénégalais.
Des jeunes sont tués, des familles éplorées, l’économie à l’arrêt sans oublier la destruction des biens privés et publics qu’entrainent ces affrontements. L'économie est totalement à l'arrêt.
Au nom de cette haute trahison, nous réclamons la démission du Président Macky SALL.
L'arrogance d'un homme ne vaut pas la vie des jeunes Sénégalais !

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Le problème
Pour donner suite à sa promesse de campagne de réduire son mandat en quinquennat en lieu et place d’un septennat le Président du Sénégal avait initié un référendum le dimanche 20 mars 2016 pour que les Sénégalais se prononcent sur le projet de révision de la Constitution, portant sur 15 mesures.
La quinzième mesure intitulée « l’intangibilité des dispositions relatives au mode d’élection, à la durée et aux nombres de mandat consécutifs du Président de la République » visait la réduction de la durée du mandat du Président de la République.
Ce référendum organisé sans consensus politique ou social a vu le « oui » l’emporter avec 62,7% des voix malgré le faible taux de participation de 38,26%. Toutefois, il marquait définitivement la consécration du quinquennat et la limitation, par une clause d’éternité du nombre de mandat consécutif à deux (2).
Ainsi, l’article 27 de la constitution nouvellement révisée matérialise cette mesure en ces termes : « La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».
A travers son livre de campagne pour les élections présidentielles de 2019, « Le Sénégal au cœur », Le Président Macky SALL a marqué en lettre d’or que ce quinquennat représente son second mandat. En plus de l’avoir écrit, ses souteneurs dont le garde des sceaux de l’époque remercié puis nommé à nouveau en 2022, et lui-même l’ont répété à plusieurs reprises lors de cette campagne :
https://www.youtube.com/watch?v=83LwXBHlGBA (Macky SALL)
https://www.youtube.com/watch?v=rUAhMpMToS4 (Ismaila Madior FALL, Ministre de la Justice )
Dès sa réélection, le discours de ses partisans a radicalement changé, s’adonnant à qui mieux mieux à des subterfuges rhétoriques qui vont de la « troisième candidature » au « second quinquennat » pour argumenter l’odieuse forfaiture démocratique de briguer un troisième mandat.
https://www.youtube.com/watch?v=xFar36qMZHQ ( Extrait africanews)
https://www.youtube.com/watch?v=H20GYhvN6EA (Boun Abdallah Dion – Ancien Premier Ministre de Macky SALL)
En effet, dernièrement lors de son interview auprès du journal français « l’express », il insinuait que sur la plan juridique le débat était tranché par la Constitution Sénégalaise qui lui offre le droit de se présenter à nouveau.
Or, cette affirmation est totalement fallacieuse.
https://youtu.be/W4n2peDEtdw ( Extrait RFI)
Aujourd’hui, sa volonté de briguer un troisième mandat se fait au mépris de la Constitution Sénégalaise avec l’aide d’une justice fortement politisée, au détriment de la stabilité sociale et sécuritaire sans compter les violations des libertés individuelles, de la liberté de la presse – avec le signal d’une télé interrompue par la CNRA et l’arrestation de journalistes – et de la destruction de l’héritage démocratique du Sénégal acquise de haute lutte.
Aujourd’hui rien ne semble pouvoir arrêter la dérive autocratique au Sénégal. Les opposant politiques et les acteurs de la société civile qui militent contre ces abus ne sont pas à l’abris d’être appréhendés et poursuivis pour des motifs saugrenus mis en garde à vue, sous bracelet électronique, ou sous contrôle judiciaire.
Le dernier en date concerne le chef de l’opposition, arrivé en troisième position lors de la présidentielle de 2019 avec 15, 67%. En effet, le leader du parti PASTEF Les patriotes Ousmane SONKO dont il s’agit, était poursuivi pour « viol et menace de mort » depuis 2020 dans un feuilleton judiciaire rocambolesque. Le verdict de cette affaire, rendue ce jeudi 01 juin 2023, l’acquitte de ces accusations. Mais, il a été pour autant condamné pour un délit de « corruption de jeunesse » assortie à une peine de 2 ans de prison.
Cette parodie de justice accable la population sénégalaise et sa diaspora et suscite des manifestations qui font l’objet d’une répression sanglante par les forces de sécurité. Un bilan provisoire de 20 victimes a déjà été enregistré dont la plupart abattues par balle. Ce décompte macabre ne prend pas en compte les 14 précédentes victimes des évènements de mars 2021 suite à l’arrestation de Ousmane SONKO dans le cadre de ce feuilleton judiciaire.
Nous appelons les FDS à plus de retenue et de patriotisme. Les manifestants sont vos concitoyens, frères et sœurs.
Macky SALL a trahi la confiance des Sénégalais et mis en jeu la vie de plusieurs citoyens sénégalais.
Des jeunes sont tués, des familles éplorées, l’économie à l’arrêt sans oublier la destruction des biens privés et publics qu’entrainent ces affrontements. L'économie est totalement à l'arrêt.
Au nom de cette haute trahison, nous réclamons la démission du Président Macky SALL.
L'arrogance d'un homme ne vaut pas la vie des jeunes Sénégalais !

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Pétition lancée le 3 juin 2023