POUR LA DÉFENSE DES SOINS PSYCHIQUES, TOUTES ET TOUS CONCERNÉ·ES !!!

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Essayons d'atteindre les 500 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

La fédération SUD Santé Sociaux ne peut que s’alarmer des réponses de plus en plus hors sol des gouvernements et ministres de tutelle depuis 20 ans et appelle à une mobilisation citoyenne au moyen d'une pétition à portée nationale.

Stop aux annonces gouvernementales mensongères qui évincent les professionnel·les du soin et continuent de dégrader l'accès au soin des enfants, adolescent·es et adultes présentant des troubles psychiques.

Lorsque la ministre de la santé annonce qu'il y aura un système de "coupe file" pour chaque jeune qui sera "repéré" par l’Éducation nationale (médecins scolaires, infirmièr·es scolaires, enseignant·es...) comme "ayant un trouble éventuel de santé mentale" et ainsi bénéficiera d'un rdv avec un·e psychiatre ou psychologue dans les 48h, de qui se moque-t-elle ? 

Nous ne l'avons pas entendu dire que des moyens seront alloués pour renforcer les équipes de CMP ou les soignant·es de l’Éducation nationale donc pense-t-elle que jusqu'à maintenant, nous faisions ça uniquement par plaisir de faire patienter des personnes en grande détresse psychique ?

La santé mentale cause nationale depuis 2025 ? En réalité, il n'est pensé que des mises en place de centres experts qui se chargeront de diagnostiquer mais nullement de soin.

Une politique qui met en avant une fondation financée par des entreprises privées abandonne sans vergogne ses services publics et institutions existantes sans la moindre attention. Ainsi plusieurs lieux de soins ferment ou sont menaces de fermetures de façon arbitraire : CAC AMADO, FONDATION VALLÉE, CROIX SAINT SIMON, voire des CMPP CMP et HÔPITAUX DE JOUR. 

Stop à une politique qui incrimine et culpabilise les professionnel·les à qui on ne donne pas les moyens de mener correctement leurs missions !

Nous nous élevons contre une politique qui bâillonne et condamne la population.

Pour justifier leur réponse sans budget, ils et elles n'hésitent pas à culpabiliser la population en mettant en avant les fraudes à l'assurance maladie et des contrôles de médecins sur leurs prescriptions notamment en réduisant les arrêts de travail.

Les conditions de travail en mode dégradé dénoncées sont peu considérées.

Nous assistons à une attitude de plus en plus autoritaire !!!

Nous refusons d'envisager que les soins psychiques ne soient compris que dans un listing de recommandations de bonnes pratiques comme si nos pensées, vécus, troubles, émotions pouvaient être résumé·es dans des cases à cocher. Notre psychologie personnelle est plus complexe que ça ! 

Nous nous opposons au fait que ces recommandations de bonne pratique deviennent opposables.

Nous nous opposons au contrôle des médecins et de leurs prescriptions en ce qui concerne, entre autres, les arrêts de travail. Là encore, la santé mentale est une grande cause si et seulement si elle n'entrave pas la productivité des personnes. Voulons-nous être résumé·es à cela ?

Les luttes de soignant·es, partout en France, ne manquent pas, mais ne trouvent pas d'écho !!!! Les regrouper permettrait sûrement d'avoir le rapport de force nécessaire pour gagner sur nos revendications ! Nous avons besoin d’une psychiatrie réellement émancipatrice et où l'on arrête de nous parler d'économies lorsque nous, nous parlons de notre santé à toutes et tous ! 

Nous ne choisissons pas d'être malade !!!

Nous sommes las des gouvernements qui refusent d’entendre les préoccupations primordiales de santé.

En tant qu'organisation syndicale, témoin d'un désarroi global dans les secteurs de la santé, du médico-social et du social, 

Nous demandons :

  • Le renforcement de la politique du secteur qui continue à accueillir les personnes présentant des troubles psychiques malgré une situation dégradée avec l'arrêt des fermetures successives des CMP 
  • Une réelle concertation des professionnel·les du soin et des mesures à la hauteur des besoins constatés sur le terrain et les budgets qui s'imposent
  • L'arrêt des fermetures de services, d'institutions dans le secteur associatif privé et public sans réflexion et analyse des besoins 
  • Une vraie considération de nos professions, de leur spécificité, avec les mesures nécessaires pour renforcer leur attractivité et un accès à la formation facilité  
  • Une politique qui tienne compte de l'ensemble des problématiques dans les secteurs sociaux, médico-sociaux et sanitaire

Toutes les organisations syndicales, associatives, collectifs, réseaux de lutte de professionnel·les, les personnes accompagnées et la population en général sont appelées à signer cette pétition.

Regroupons-nous pour préparer ensemble une lutte nationale de grande ampleur pour une psychiatrie humaine et accessible à toutes et tous ! 

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