Pour la défense de la psychiatrie publique à l'hôpital de Redon !
Pour la défense de la psychiatrie publique à l'hôpital de Redon !
Le problème
Chers habitants du pays de Redon, Nous sommes désolés
La Santé Mentale, grande cause nationale pour la deuxième année consécutive, fait les gros titres et pour cause !
Le contexte socio-économique n’est pas sans renforcer les angoisses et accentuer les demandes de soins psychiques, en augmentation constante depuis ces dix dernières années.
La psychiatrie souffre d’un désinvestissement massif et continu de longue date et le territoire de Redon ne fait pas exception.
Le constat est sans appel.
Vous êtes chaque jour de plus en plus nombreux à frapper à notre porte alors même que nous ne sommes plus en mesure de vous accueillir dans des délais respectables, ou de pouvoir vous proposer un accompagnement adapté à vos besoins.
A l’heure où nous vous écrivons, 700 d’entre vous attendent un rendez-vous avec un psychiatre, une assistante sociale ou un psychologue. Cette situation est délétère pour les soins.
Très souvent, vos situations s’empirent et nous vous laissons, bien malgré nous, seuls avec votre souffrance grandissante.
Nous venons vous dire que nous en sommes conscients et profondément désolés.
Si la pénurie médicale est nationale, les choix stratégiques et budgétaires de l’hôpital renforcent une situation déjà fortement dégradée : les arrêts maladie longue durée ne sont pas remplacés, pas plus que les congés maternités.
En 2024, 7 lits d’hospitalisation ont fermé et nous avons perdu l’agrément des soins sous contrainte. Le virage ambulatoire amorcé n’a pas été accompagné de moyens supplémentaires suffisants. Faute de réponse adéquate, vous êtes de plus en plus nombreux à vous présenter aux urgences.
Année après année, nous sommes contraints de faire plus, avec moins de moyens.
Les réorganisations qui se voulaient exceptionnelles sont devenues pérennes.
Les équipes exercent dans des conditions insatisfaisantes, parfois dangereuses et indignes pour les personnes soignées comme pour les professionnels.
Nous le savons, en psychiatrie plus qu’ailleurs, les traitements ne peuvent être efficaces que lorsqu’ils sont accompagnés de temps, de repères, de constance… Dont nous manquons cruellement aujourd’hui.
Faute de solution, nous vous orientons vers le privé tout en sachant le coût supplémentaire que cela implique sans compter que là aussi, vous risquez de trouver porte close. C’en est trop, les bricolages auxquels nous sommes contraints ne permettent plus de faire tenir l’édifice.
Nous demandons à la direction de l’hôpital de Redon ainsi qu’aux pouvoirs publics une augmentation des moyens matériels et humains, le recrutement pérenne de psychiatres sur le territoire, le remplacement des effectifs en congés maladie longue durée ou en congé maternité.
Nous demandons le recrutement significatif de psychologues et d’assistantes sociales afin de répondre aux besoins grandissants sur le territoire.
Nous demandons à la commission des usagers de l’hôpital, au défenseur des droits, aux élus locaux, aux députés et aux sénateurs, de se saisir de ce dossier.
Faites-vous le relais de notre appel, qu’il soit dit que nous voulons travailler et que nous demandons de pouvoir soigner la population dans des conditions dignes.
A chacun de vous, nous vous disons notre désir de vous accueillir.
Nous avons fait le choix de nous adresser directement à vous, afin de préserver le lien de confiance qui nous lie et qui est mis à mal par les années et les pénuries qui se succèdent. Les conditions de soins que vous rencontrez ne disent rien du sérieux de la douleur qui vous a conduite jusqu’à nous.
Nous demandons d’avoir le temps et les moyens de venir à votre rencontre, de vous écouter et de vous soutenir.
Entendez-bien : notre cri de colère est aussi un cri d’espoir !
Pour que se soigner demeure un droit pour chacun.e, nous vous invitons à signer la pétition
1 470
Le problème
Chers habitants du pays de Redon, Nous sommes désolés
La Santé Mentale, grande cause nationale pour la deuxième année consécutive, fait les gros titres et pour cause !
Le contexte socio-économique n’est pas sans renforcer les angoisses et accentuer les demandes de soins psychiques, en augmentation constante depuis ces dix dernières années.
La psychiatrie souffre d’un désinvestissement massif et continu de longue date et le territoire de Redon ne fait pas exception.
Le constat est sans appel.
Vous êtes chaque jour de plus en plus nombreux à frapper à notre porte alors même que nous ne sommes plus en mesure de vous accueillir dans des délais respectables, ou de pouvoir vous proposer un accompagnement adapté à vos besoins.
A l’heure où nous vous écrivons, 700 d’entre vous attendent un rendez-vous avec un psychiatre, une assistante sociale ou un psychologue. Cette situation est délétère pour les soins.
Très souvent, vos situations s’empirent et nous vous laissons, bien malgré nous, seuls avec votre souffrance grandissante.
Nous venons vous dire que nous en sommes conscients et profondément désolés.
Si la pénurie médicale est nationale, les choix stratégiques et budgétaires de l’hôpital renforcent une situation déjà fortement dégradée : les arrêts maladie longue durée ne sont pas remplacés, pas plus que les congés maternités.
En 2024, 7 lits d’hospitalisation ont fermé et nous avons perdu l’agrément des soins sous contrainte. Le virage ambulatoire amorcé n’a pas été accompagné de moyens supplémentaires suffisants. Faute de réponse adéquate, vous êtes de plus en plus nombreux à vous présenter aux urgences.
Année après année, nous sommes contraints de faire plus, avec moins de moyens.
Les réorganisations qui se voulaient exceptionnelles sont devenues pérennes.
Les équipes exercent dans des conditions insatisfaisantes, parfois dangereuses et indignes pour les personnes soignées comme pour les professionnels.
Nous le savons, en psychiatrie plus qu’ailleurs, les traitements ne peuvent être efficaces que lorsqu’ils sont accompagnés de temps, de repères, de constance… Dont nous manquons cruellement aujourd’hui.
Faute de solution, nous vous orientons vers le privé tout en sachant le coût supplémentaire que cela implique sans compter que là aussi, vous risquez de trouver porte close. C’en est trop, les bricolages auxquels nous sommes contraints ne permettent plus de faire tenir l’édifice.
Nous demandons à la direction de l’hôpital de Redon ainsi qu’aux pouvoirs publics une augmentation des moyens matériels et humains, le recrutement pérenne de psychiatres sur le territoire, le remplacement des effectifs en congés maladie longue durée ou en congé maternité.
Nous demandons le recrutement significatif de psychologues et d’assistantes sociales afin de répondre aux besoins grandissants sur le territoire.
Nous demandons à la commission des usagers de l’hôpital, au défenseur des droits, aux élus locaux, aux députés et aux sénateurs, de se saisir de ce dossier.
Faites-vous le relais de notre appel, qu’il soit dit que nous voulons travailler et que nous demandons de pouvoir soigner la population dans des conditions dignes.
A chacun de vous, nous vous disons notre désir de vous accueillir.
Nous avons fait le choix de nous adresser directement à vous, afin de préserver le lien de confiance qui nous lie et qui est mis à mal par les années et les pénuries qui se succèdent. Les conditions de soins que vous rencontrez ne disent rien du sérieux de la douleur qui vous a conduite jusqu’à nous.
Nous demandons d’avoir le temps et les moyens de venir à votre rencontre, de vous écouter et de vous soutenir.
Entendez-bien : notre cri de colère est aussi un cri d’espoir !
Pour que se soigner demeure un droit pour chacun.e, nous vous invitons à signer la pétition
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Pétition lancée le 16 février 2026