Pour l'interdiction de la police municipale à cheval à Lyon

Pour l'interdiction de la police municipale à cheval à Lyon

0 a signé. Prochain objectif : 200 !
Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Lyon Insurrection a lancé cette pétition adressée à Grégory Doucet (Maire de Lyon)

Lundi 22 février 2021, une commission générale consacrée à la tranquillité publique s'est déroulée à l'Hôtel de ville de Lyon, en présence du maire, des membres du conseil municipal, du procureur de la République, du préfet délégué en charge de la sécurité et du directeur départemental de la DDSP.

La majorité écologiste a décidé d'augmenter la brigade équestre de 3 à 9 cavalier·e·s et donc de perpétuer une vielle tradition qui vise à exploiter des chevaux comme un vulgaire outil de travail. Beaucoup ne réalisent pas les problèmes liés à l'usage de ces animaux dans le maintien de l'ordre, et à l’équitation en général.

L’équitation est de l’exploitation, nous utilisons ces animaux pour notre plaisir, nous divertir, ou encore pour gagner de l’argent. On utilise la force, les capacités, l’intelligence, le corps de ces animaux. L’équitation est une forme de spécisme, puisque quoi qu’on en dise, on voit l’animal en quelque sorte comme une chaise, un véhicule ou une chose utilisable. On utilise un objet, pas un être vivant doué de sentiments. On utilise un véhicule pour se déplacer (voiture, vélo, bus, ou l’on marche à pied), mais pas un cheval. Qui est un être vivant sensible, et qui vit pour lui-même et non pour nous servir.

Grégory Doucet voit donc ces animaux comme des objets interchangeables, des marchandises, qui doivent être rentables et efficaces.

L’utilisation des animaux nie le droit fondamental de ces animaux d’être vus comme des êtres sensibles, libres qui ne nous doivent rien, en les utilisant comme on utilise des objets. Juste pour servir les intérêts des humain·e·s. Ces animaux méritent de vivre pour ce qu’ils sont, et non parce qu’ils peuvent nous apporter quelque chose.

L’équitation prive les chevaux de leur liberté de disposer de leurs corps comme ils le souhaitent. Ça n’a rien de respectueux de s’installer sur le dos de quelqu’un et de le diriger à droite à gauche, lui dire quand s’arrêter, quand changer d’allure, le contrôler. On ne peut pas entretenir une « relation de confiance » avec un individu qui n’aurait jamais toléré qu’on monte sur son dos si il n’avait pas été conditionné pour cela.

Les chevaux sont conditionnés depuis leur plus jeune âge afin qu’ils ne se rebellent jamais, pour qu’ils se plient à tous les désirs et ordres qui leur sont imposés. Et même lorsqu’ils nous montrent leur mécontentement, personne ne les écoutent. On dira qu’aujourd’hui, ils étaient de mauvaise humeur, car ils ont refusés de faire ceci, qu’ils étaient distraits et on les punira en leur donnant moins de récompenses. Et au final, les chevaux ne sont pas écoutés et compris. C’est aussi sans compter que les animaux ont énormément tendance à cacher leurs souffrances.

Et pour les chevaux qui ont l’air de s’amuser lorsqu’ils sont montés, ils ne prennent pas plaisir à être montés et dirigés comme un véhicule, mais, c’est pour eux l’occasion de se défouler, de voir du paysage pour ceux qui sortent dans la nature. Surtout pour ceux qui sont enfermés en box, ou dans des espaces pas très grands… Et en fait, c’est souvent les cavalier·e·s qui mettent leurs propres plaisir/désir/bonheur sur les chevaux.

L'usage des chevaux entrainent des souffrances et des actes de cruauté : chutes et mort de l’animal, entraînements de haut niveau, dressage… Aucune exploitation n’est sans souffrance. Sans compter les problèmes de dos occasionnés à l’animal à cause de la monte. Les harnachements causent aussi des dommages aux animaux et des impacts sur le corps du cheval (problème de dos, arthrose en vieillissant, blessures…).

Et que la méthode soit « douce ou brutale », cela reste toujours le même but, utiliser l’animal, l’exploiter pour notre plaisir. Cela endommage toujours le dos du cheval. Ce n’est pas votre point de vue, ni le notre, qu’il faut prendre en compte, mais celui des animaux utilisés. Les animaux n’ont pas à être victimes de nos lubies, à se plier à nos ordres et à nos moindres désirs. Les chevaux n’ont jamais choisi cette vie.

Enfin, ces animaux n'ont pas à être utilisés comme un outil répressif, sous couvert d'une bonne image, contre la population. Malgré leur carrure imposante, ce ne sont ni des boucliers, ni des armes. 

C'est pourquoi par le biais de cette pétition, nous demandons pacifiquement à Grégory Doucet, d'interdire dès maintenant la police municipale à cheval dans les rues de Lyon.

« Lorsque les humains percevront pleinement que les animaux sont sentients, [...] ils ne pourront plus poursuivre froidement la barbarie envers eux. »

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