Mise à jour de Gérard Pommier
À l’occasion des élections présidentielles, puis celles des députés, nous avons écrit aux candidats (à l’exception de d’extrême droite.) Notre lettre était signée par 2345 praticiens. Elle proposait des solutions concernant la principale pathologie française : La souffrance psychique. Le dernier rapport de l’Académie de médecine (juin 2019) note que la souffrance psychique est le premier poste de dépense de l’Assurance maladie (il dépasse 110 milliards d’euros). Ce rapport cite plusieurs dizaines de fois la neuro-imagerie et les neurosciences qui pourtant se révèlent incapables de découvrir un marqueur cérébral ou génétique. La psychanalyse n’est pas citée une seule fois. Dans une annexe, les TCC et les méthodes basées sur les mouvements oculaires sont privilégiés avec une étonnante inversion des causes et des effets. Les recherches approfondies en neurosciences ont été incapables de localiser le « sujet » dans le cerveau. Il est seulement dans la parole. Et pourtant la psychanalyse est mise en difficulté dans les lieux de soins et à l’université. Nous avons donc écrit aux candidats pour que ces problèmes majeurs soient abordés sérieusement.
–Nous n’avons pas reçu de réponse du parti présidentiel.
–Nous n’avons pas réussi à prendre contact avec un responsable de haut niveau des Insoumis.
–Nous avons reçu une réponse de la part d’Olivier Faure premier secrétaire du parti socialiste, qui nous a conseillé de nous adresser à Mr Pelissolo, psychiatre, responsable de ces questions.
–Nous avons reçu une réponse intéressée de Serge Klopp, conseiller de Monsieur Fabien Roussel.
Dans la situation politique nouvelle, nous allons essayer que soit déposé à l’Assemblée nationale un « projet de loi » sur la base de la lettre que nous avons envoyé aux candidats.
Si vous avez un contact avec votre député et au cas où il serait sensible à l’urgence qui s’impose, vous pouvez nous le faire savoir s’il vous plaît.
Le dépôt d’un « projet de loi » amènera à un débat national sur ces questions et notamment sur la place de la psychanalyse concernant la souffrance psychique.
Vous pouvez adresser vos réponses ou suggestions à Mr Benoit Ponsot : benoitponsot@orange.fr