Pour de meilleures conditions de vie des animaux d'élevage.

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Le problème

Mesdames, Messieurs,

Les mauvaises conditions de vie des agriculteurs français sont connues de toutes et tous.  Et c'est anormal de ne pas en parler davantage et de ne pas chercher de vraies solutions pérennes.  Que peuvent-ils faire du fond de leur campagne, seuls, contre des normes européennes dont dépendent les subventions qui les aident à maintenir leur exploitation et donc leur permettent de  nourrir aussi leurs familles, faire vivre leurs exploitations et prendre soin de leurs animaux.

En attendant, les animaux d’élevage ne devraient pas payer de leur vie la mauvaise gestion d'une exploitation due à une politique agricole inadaptée. Dans les Vosges, en Haute Marne comme partout ailleurs en France des éleveurs ovins et bovins maltraitent involontairement leurs troupeaux. Certains animaux sont, été comme hiver dans le même parc : sans abri, sans nourriture, parfois même sans eau et surtout sans soins comme pour un élevage laitier local (ici vaches passant l'hiver dehors sans abri dans la boue).

Nous ne dénonçons pas pour critiquer la filière laitière ou viande et les élevages dont certains heureusement et ils sont nombreux aiment leurs animaux et en prennent grand soin malgré leurs difficultés et parfois une grande précarité. Nous ne voulons pas ternir leur image, nous leur demandons de l'aide pour aider leurs confrères et consœurs les plus en difficultés. Nous voulons leurs conseils et témoignages pour changer leur situation et celle de leurs troupeaux !

Vous n'êtes pas seuls, vous comme nous voulons le meilleur pour vos exploitations et vos animaux. Éleveurs, élus, associations et particuliers agissons ensemble ! 

La situation de ces éleveurs dont le cas nous fait réagir aujourd'hui n'est malheureusement pas isolée,  en âge d'être à la retraite apparemment en grande précarité, ce n'est pas normal de les laisser dans cette situation et que leur troupeau en paie le prix fort ! Quoiqu'il arrive leur troupeau ne doit plus souffrir de cette situation ! Et ces éleveurs devraient pouvoir prendre leur retraite avec une indemnité décente. Cela fait une dizaine d'année que cela dure ici dans leurs parcs. Des exploitants à bout de souffle, surement criblés de dettes après une vie de labeur, des crédits à n'en plus finir ... et pas de repreneurs...Cependant le code rural et des bonnes conditions de vie pour les animaux d’élevage devraient être garanties quelques soit la situation des exploitants. Si eux ne peuvent plus le faire d'autres instance devraient prendre leurs responsabilités.  Lien vers le code rural.

Aidons-les ! Ici dans la Plaine des Vosges, apparemment ces exploitants cherchent depuis plusieurs années à vendre leur exploitation et prendre leur retraite. En attendant qui pourrait les aider à mettre à l'abri leur troupeau, les nourrir à leur faim et les sortir de là ? Arrêtons de fermer les yeux sur la précarité du petit éleveur laitier qui ne s'en sort plus !

Agissons ensemble sans quoi demain il n'y aura que des usines à vaches ! Et là, à défaut de mourir de faim ou de froid elles ne verront jamais l'herbe d'un pré et ne connaitront que le goût de céréales concassées au mieux et autres farines ou ensilage. Le foin pourtant plus sain n'est plus utilisé au profit d'ensilage par certains éleveurs. Facilité de stockage sans doute et de récolte ? D'autres témoignages arriveront en nombre d'autres villages des Vosges , du Grand Est et d'ailleurs.

D'autres avec l'essor de la méthanisation ne voient plus l’extérieur et vivent dans des paddocks de béton et sur des tapis de caoutchouc dérangés par un racloir automatique régulièrement : Pourtant plébiscitée au niveau local "produits artisanaux ! Où l'on voit de jolis petits veaux dans l'herbe sur les étiquettes" dans les magasins du secteur. Cela trompe le consommateur ! Local oui, artisanal si on veut, bien-être animal non ! On vous montre des belles vaches dans la nature en réalité elles sortent peu ou pas pour la production de méthane. Lors de portes-ouvertes d'un de ces établissements, nous avons découvert avec effroi ce qu'est, selon eux, le bien-être animal :  Des bâtiments gigantesques, un dôme à méthanisation, des niches à veaux alignées.... Des couchages étroits mais apparemment confortables. Les racloirs automatiques qui forcent les vaches à bouger ou lever leurs pattes, les paddocks en béton ( limite bio si on les écoute car limitant l'apport en antibiotiques car elles ne mettent plus les sabots dans un pré), la vue de la campagne à travers les portes et fenêtres d'un hangar.

Et si nous devions parler de la méthanisation qui est plébiscitée comme filière écologique d'avenir et qui induit l'enfermement des animaux d'élevage à des fins de production de méthane....d'autres pays reviennent sur cette idée mais en France on l'encourage sachant pourtant que ce n'est pas une solution !  Un enjeux écologique ? Vraiment ?! Une source d'énergie renouvelable mais à quel prix ?

Mais attention chers amis défenseur des animaux, les éleveurs ne sont pas les principaux responsables. Souvent dépassés par la situation et ne sachant plus vers qui se tourner, on leur impose des normes ayant "ni queue ni tête", des subventions nécessaires à leur fonctionnement mais en échange de tel ou telle installation ou culture.... Ainsi on voit dans des reportages des éleveurs fiers de montrer leurs élevages intensifs de porcs ou de volailles fier de leur installation toute neuve et aux normes européennes... Le problème ne vient-il pas de là ? Des normes "pondues" excusez-moi du terme par des personnes bien loin de la réalité de l'élevage et de la culture ! On ne demande que peu les conseils donnés par les véritables professionnels du secteur concernés et pas seulement certains triés sur le volet. 

D’autres éleveurs ovins ne prennent plus la peine de rentrer leurs moutons depuis plusieurs années où de leurs construire des abris suffisamment grands. Le réchauffement climatique me direz-vous ? La laine suffit ? Le froid et la pluie en automne et en hiver ... Donnons le choix au animaux de rentrer ou non dans un abri à minima... La chaleur accablante en été quand la tonte tarde et que les troupeaux n'ont pas d'ombre suffisante pour s’abriter ? Qu'est-ce qui peut justifier qu'un animal ne puisse pas s'abriter de la pluie ou du soleil ? A l'état sauvage ils iraient dans les forêts et ne resteraient pas dans une pâture dénuée d'abri ou de végétation lors d’intempéries.  Les bergers, chiens de troupeaux sont remplacés par des 4x4 ou des quads avec pare buffles. Parfois les queues sont coupées à la barbare au couteau sans anesthésie, ou des élastiques sont posés sans calmants et les pauvres petits fond le dos rond plusieurs jours avant que celle-ci tombe de nécrose. Et apparemment ils sentent rien d'après certains. Leurs terrains sont si grands, si espacés les uns des autres que les moutons sont souvent livrés à leur triste sort sans surveillance possible. Comment gérer un si grand troupeau dans des terrains aussi dispersés avec si peu d'employés ? Cela ne devrait été ni toléré ni autorisé.

Mais n'est-ce pas les politiques agricoles qui poussent les petits exploitants à de telles pratiques depuis des décennies pour arriver à survivre ? Ils se battent pour survivre et pour la survie dans de bonnes conditions de leurs animaux (pour une grande majorité) ! Laissons l'agriculture et agriculteurs au lieu de laisser des personnes bien loin des problématiques réelles statuer. Mais laissons aux défenseurs des animaux sauver ces pauvres animaux en détresse.

Ne pourriez-vous pas, chambres d'agriculture ou autres institutions envoyer un questionnaire à tous les agriculteurs pour les concerter sur les problématiques connues ? N'attendez-plus d'avoir du lisier devant vos institutions ou des tracteurs qui bloquent la capitale pour faire quelques promesses à la volée et interroger seulement celles et ceux qui iront dans votre sens. Interrogez les tous, avec les moyens d'aujourd'hui c'est possible ! On arrive bien à gérer nos impôts et autres taxes directement via un portail en ligne... pourquoi pas cette concertation nationale auprès du monde agricole. Que chaque agriculteur même du fond de sa campagne puisse faire entendre sa voie et que celui qui n'a pas internet puisse répondre par courrier...  et soit inclus dans cette concertation NÉCESSAIRE. Les listes des exploitations agricoles nationales et leurs coordonnées sont sur vos serveurs, dans vos dossiers.

Les élevages de volailles et de porcins ne sont pas en reste et ce à côté de chez nous. Manque de place ? Manque de trésorerie ? Législation trop souple ? Rien de peu justifier cette forme d'élevage non respectueuse du bien-être animal ! Et pourtant les normes en vigueur encourage cela !

Je demande à toutes et tous d'arrêter de fermer les yeux ! d'aider les agriculteurs en difficultés qui le méritent  et de mettre en demeure celles et ceux qui agissent en conscience de leur cruauté et ne veulent pas être aidés. Agissons ensemble !

Je tiens à remercier l'équipe de la Brigade Anti-Maltraitance Animale (BAMA) de l'ASPA des Vosges qui connait la situation tant elle a de plaintes à gérer à longueur d'années dans notre secteur. Mais qui malgré son équipe compétence et motivée à un champ d'action réduit et des moyens qui dépendent des dons subventions trop peu nombreuses.

Je remercie d'avance les éleveurs et éleveuses qui nous aideront dans cette démarche. Visant à la revalorisation de leur statut, de leurs conditions de vie et au bien-être de leurs animaux.

La question n'est pas de chercher à qui est la faute. Mais bien de trouver des solutions concrètes !  Pour un exploitant dans le besoin, les frais vétérinaires bien que justifiés sont parfois des dépenses impossibles. Et les vétérinaires non payés à plusieurs reprises ne sont pas non plus des bénévoles et doivent faire tourner leur entreprise. Un cercle vicieux. L’Europe dans sa PAC devrait arrêter de débourser les milliards d'euros dans des subventions souvent inadaptées.  Les aides sont sollicitées malgré tout par les exploitants dans un acte parfois désespéré visant la survie de leur entreprise. L'union européenne ne pourrait pas envisager une sorte de sécurité sociale animale pour aider les éleveurs à faire soigner correctement leurs animaux ? Et les vétérinaires à intervenir quelques soit la situation financière de leur éleveur étant assurés d'un revenu minimal suivant l'acte réalisé. 

Ne croyons pas que les éleveurs en difficultés ne sont pas désemparés de laisser leurs animaux dans un tel état, à eux toutefois de mobiliser autour d'eux et de venir à notre rencontre. Un abri, du foin pour l'hiver cela peut se financer avec une cagnotte solidaire, la mobilisation de bénévoles, un événement médiatisé et parrainé par une personnalité etc.

Rappel de quelques textes de lois au sujet de la détention et des élevages d'animaux qui ne sont pas appliqués ! Car PERSONNE ne le fait appliquer ! Et souvent les politiques nationales et européennes soutiennent l'élevage intensif dans des conditions déplorables et continuent de verser des PRIMES et autres aides de la PAC malgré tout. Ce n'est pas la solution !

PENSEZ AUX ÉLEVEURS ET LEURS ANIMAUX,

DOMMAGES COLLATÉRAUX DE VOTRE POLITIQUE AGRICOLE INADAPTÉE !

Dois-je vous rappelez le Code rural ? Non, je ne pense pas sauf que si vous ne le faites pas appliquer Mesdames, Messieurs, les représentants de l'autorité c'est que vous savez que beaucoup d'éleveurs ne peuvent faire autrement .... Mais est-ce la solution ? NON ! Je tiens à vous en citer malgré tout quelques uns ...

Article L214-1 Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

Article L214-2 Tout homme a le droit de détenir des animaux dans les conditions définies à l'article L. 214-1 et de les utiliser dans les conditions prévues à l'article L. 214-3, sous réserve des droits des tiers et des exigences de la sécurité et de l'hygiène publique et des dispositions de la loi n° 76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature.

Article L214-3 Il est interdit d'exercer des mauvais traitements envers les animaux domestiques ainsi qu'envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité. Des décrets en Conseil d'Etat déterminent les mesures propres à assurer la protection de ces animaux contre les mauvais traitements ou les utilisations abusives et à leur éviter des souffrances lors des manipulations inhérentes aux diverses techniques d'élevage, de parcage, de transport et d'abattage des animaux. Il en est de même pour ce qui concerne les expériences biologiques médicales et scientifiques qui doivent être limitées aux cas de stricte nécessité.

Article L214-5 Créé par LOI n° 2014-1170 du 13 octobre 2014 - art. 41 Le ministre chargé de l'agriculture peut désigner des centres nationaux de référence en matière de bien-être animal, chargés notamment d'apporter une expertise technique et de contribuer à la diffusion des résultats de la recherche et des innovations techniques.

Article L214-16 Le vétérinaire sanitaire, au cas où il trouve les locaux insalubres pour les animaux domestiques et les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité, indique les mesures à prendre ; en cas d'inexécution, il adresse au maire et au préfet un rapport dans lequel il fait connaître les mesures de désinfection et de nettoyage qu'il a recommandées et qu'il juge utiles pour y remédier. Le préfet peut ordonner aux frais de qui de droit, et dans un délai qu'il détermine, l'exécution de ces mesures. En cas d'urgence, le maire peut prescrire des mesures provisoires.

Article L214-18 A dater du jour où l'arrêté du préfet ou du maire est signifié à la partie intéressée jusqu'à celui où les mesures prescrites sont exécutées, l'usage des locaux dont l'insalubrité a été constatée est interdit.

D'autres articles de lois bafoués, je vous laisse juger en regardant les photos disponibles sur la page Facebook "Bien dans ses pattes - Plaine des Vosges". Page que je vous invite à aimer pour rester informés des avancées de cette pétition et de nos actions en local. Rappel nous ne voulons pas incriminer les éleveurs mais TROUVER ENSEMBLE DES SOLUTIONS.

Article 1  Modifié par Arrêté 2000-03-30 art. 1 JORF 15 avril 2000 Les animaux élevés ou détenus pour la production d'aliments, de laine, de peau ou de fourrure ou à d'autres fins agricoles ainsi que les équidés domestiques et les animaux de compagnie et ceux qui leur sont assimilés doivent être maintenus en bon état de santé et d'entretien conformément à l'annexe I du présent arrêté.

Article 2 Modifié par Arrêté 2000-03-30 art. 2 JORF 15 avril 2000 L'élevage, la garde ou la détention d'un animal, tel que défini à l'article 1er du présent arrêté, ne doit entraîner, en fonction de ses caractéristiques génotypiques ou phénotypiques, aucune souffrance évitable, ni aucun effet néfaste sur sa santé.

Article 3-3 Création Arrêté 1996-06-17 art. 1 JORF 25 juin 1996 Lorsque les circonstances imposent l'abattage d'un animal, celui-ci doit être pratiqué par un procédé assurant une mort rapide et éliminant toute souffrance évitable.

CQFD : Mesdames, Messieurs, les élus du gouvernement et des chambres d'agriculture et les éleveurs :  le manque de transparence des abattoirs est au service de la souffrance et de la cruauté envers les animaux. Tout comme les politiques subventionnant la méthanisation qui enferment les animaux.  Vous le savez et pour la plus grande majorité vous n'agissez pas ou plus ... par lassitude, pas impuissance. Ne lâchons pas !

Je vous invite à relire l'arrêté du 25 octobre relatif à l'élevage ... et toutes les modifications apportées éventuellement depuis ! : Annexe I / Modifié par Arrêté du 30 mars 2000 - art.3 , v. init. Conditions de garde, d'élevage et de parcage des animaux. Arrêté en rapport avec notre pétition d'aujourd'hui ! Revenons sur le code Rural et l'article R214-18

Extrait : ll est interdit de garder en plein air des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et des équidés : 1° Lorsqu'il n'existe pas de dispositifs et d'installations destinés à éviter les souffrances qui pourraient résulter des variations climatiques ;

2° Lorsque l'absence de clôtures, d'obstacles naturels ou de dispositifs d'attache ou de contention en nombre suffisant est de nature à leur faire courir un risque d'accident.

A quoi servent les lois si les services de l'état ferment les yeux sur les mauvaises pratiques et ne sanctionnent pas les éleveurs concernés ?! A quoi servent les aides versées aux agriculteurs si ils ne peuvent même pas vivre et faire vivre convenablement leur famille et leurs animaux ?

Si vous êtes dépassés par la situation, chers amis éleveurs, faites-vous connaître, parlez-en dans la presse et sur les réseaux avec dignité et trouvons ensemble les solutions. Ne nous montons pas les uns contres les autres si notre objectif est le même !

Les maires des petites communes et associations locales sont submergées de plaintes mais à leur niveau ne peuvent pas faire grand chose. L'état doit prendre ses responsabilités dans ce dossier, bien plus complexe qu'il n'y parait. Ce n'est pas simplement dans les Vosges que cela ce passe comme cela mais d'en des centaines, des milliers d'endroits en France et en Europe !

J'invite tous les défenseurs de la cause animale, éleveurs eux-même dépités par leur situation ou la situation de leurs collègues, aux témoins qui voient ces pauvres animaux démunis d'agir et de nous envoyer des témoignages avec photos datées, lieu, coordonnées du propriétaire pour agir à plus grande échelle en et faire ouvrir les yeux au monde politique ! Nous ne comptons pas nous substituer aux associations de défense des animaux, aux élus ou éleveurs mais simplement faire le lien entre vous tous pour CHANGER LES CHOSES ! Rendez-vous sur notre Page Facebook !


POUR DES CONDITIONS DE VIE DIGNE POUR LES ÉLEVEURS ET LEURS ANIMAUX  !

PS : Je tiens à m'excuser d'avance si par mégarde et précipitation, agissant dans l'urgence de la situation.... quelques fautes se seraient glissées dans mon texte. Mais je pense que là n'est pas la principale nécessité ! Je ne  cherche pas à incriminer ou à rendre plus difficile la situation de tel ou tel éleveurs mais bien à vous aider.


En vous remerciant,

Collectif Bien dans ses pattes - Plaine des Vosges (en cours de création).

Les décisionnaires

Julien Denormandie
Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation
Urwana Querrec
Urwana Querrec
Conseillère filières animales santé bien-être animal
Gaël Rousseau
Gaël Rousseau
Sous prefet des Vosges
Yves Seguy
Yves Seguy
Prefet des Vosges
Direction Départementale
Direction Départementale
Des Services Vétérinaires des Vosges

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