Pompiers : exigeons des moyens qui garantissent nos secours

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Essayons d'atteindre les 100 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !

Le problème

Nos vies sont en danger.

Lorsque nous appelons le 18 ou le 112, nous considérons comme acquis qu’un véhicule et des pompiers pourront partir.

Nous ne nous demandons pas si la caserne dispose du véhicule nécessaire, si elle a suffisamment de personnel pour l’armer ou si l’équipe la plus proche est déjà mobilisée ailleurs.

Nous attendons simplement que les secours arrivent 🚒. Mais arriveront ils toujours ?

Voici sur quoi repose réellement ce service que nous croyons garanti :

1. Votre protection dépend en partie du département dans lequel vous vivez (les moyens ne sont pas les mêmes partout)
2. Notre service public de secours repose majoritairement sur la bonne volonté de citoyens
(80% des sapeurs pompiers sont volontaires)
3. Le manque de moyens reste invisible parce que les pompiers sont passionnés mais ils ne sont pas reconnus à la hauteur de leur engagement pourtant indispensable
(comme bien d'autres corps de métiers du service public).

Acceptez-vous que le dévouement de nos concitoyens compensent la fragilité de notre système et l'absence de considération des pouvoirs publics ?

Si NON, mobilisez-vous
✊ Exprimez votre colère avec une signature + un partage pour donner du poids à notre volonté de nous faire entendre.

Plus de détails sur le fonctionnement de nos secours 👇

1. Votre protection dépend en partie du département dans lequel vous vivez
Le fonctionnement quotidien des pompiers n’est pas principalement financé par un budget national garantissant les mêmes moyens partout.

Les véhicules, les équipements, les recrutements et les effectifs disponibles dépendent largement du budget du territoire sur lequel vous résidez — et pas uniquement de ses besoins et de ses risques.

La loi oblige les départements, les communes et les intercommunalités à contribuer au financement des services d’incendie et de secours. Mais elle ne garantit à chaque département ni un budget minimal calculé selon ses risques, ni un nombre minimal de pompiers et de véhicules, ni un même délai d’arrivée des secours.
La présence d’un camion dans une caserne ne garantit pas qu’il puisse partir.
Pour qu’un véhicule quitte la caserne, il faut qu’il soit disponible et que suffisamment de pompiers possédant les qualifications nécessaires soient présents pour l’armer.

Dans le cas contraire, il faut rechercher un autre moyen, parfois dans une caserne plus éloignée.
Pourtant, lors d’une urgence vitale ou face à un incendie, chaque minute compte.

2. Notre service public de secours repose majoritairement sur la bonne volonté de citoyens
Près de 80 % des pompiers français sont volontaires.
Ils se forment sur leur temps disponible, quittent leur travail, leur repos ou leur famille pour intervenir et sont exposés aux mêmes dangers que les professionnels.

Mais ils ne bénéficient ni du même temps de formation, ni du même statut, ni des mêmes garanties en cas d’accident grave.
Leur disponibilité dépend également de leurs employeurs, de leurs contraintes familiales et de leur capacité à poursuivre cet engagement dans la durée.

Lors des grandes crises, la population soutient elle-même ceux qui sont chargés de la protéger
Pendant les incendies de l’été 2026, des habitants ont apporté de l’eau et de la nourriture aux équipes épuisées.
Cette solidarité est admirable. Mais le ravitaillement des pompiers envoyés combattre les flammes ne devrait pas dépendre de la générosité des riverains.

Une bouteille d’eau et quelques biscuits fournis ne constituent pas une politique publique.

3. Le manque de moyens reste invisible parce que les pompiers sont passionnés
Les professionnels enchaînent les gardes. Les volontaires se rendent disponibles. Les familles s’adaptent. Les casernes se renforcent mutuellement.
Même lorsqu’ils sont en grève, les pompiers doivent continuer d’assurer les interventions.

Le service semble fonctionner normalement précisément parce que celles et ceux qui le font tenir refusent de laisser la population sans secours.

Leur dévouement masque la fragilité du système.
Acceptons- nous que leur dévouement compensent l'absence de considération des pouvoirs publics ?

Nous ignorons quels moyens seront réellement disponibles le jour où nous en aurons besoin
Combien de véhicules sont momentanément indisponibles faute de personnel ?
Combien de départs nécessitent le renfort d’une caserne plus éloignée ?
Quels sont les délais réels d’intervention selon les communes et les horaires ?

Nous croyons les secours garantis parce que le 18 répond toujours. Mais nous ne savons pas avec quels moyens il pourra nous répondre.

Cette pétition ne demande pas seulement de témoigner notre sympathie aux pompiers.

Elle demande les moyens humains, matériels, financiers et logistiques nécessaires pour garantir notre propre sécurité, ainsi qu’une protection à la hauteur des risques supportés par les volontaires.

Si ce constat vous paraît inacceptable, signez maintenant cette pétition et partagez-la.

Vous souhaitez vérifier ces affirmations ? Le fonctionnement du financement, les chiffres, les témoignages et les sources sont développés ci-dessous.

  •  Des besoins qui augmentent plus vite que les garanties
    En Haute-Garonne, les pompiers ont réalisé 61 104 interventions en 2025, soit 167 interventions par jour et plus de 4 000 interventions supplémentaires en un an.

    Les 40 centres d’incendie et de secours du département protègent 586 communes et environ 1,3 million d’habitants, au moyen de 627 véhicules.
    Pourtant, contrairement à ce que beaucoup imaginent, le fonctionnement quotidien des services d’incendie et de secours n’est pas principalement financé par un budget national garantissant les mêmes moyens partout.

D’après le budget 2026 du SDIS de la Haute-Garonne :

le Département apporte 60,85 % des recettes réelles de fonctionnement ;
les communes et les intercommunalités en apportent 33,58 % ;
la participation directe de l’État inscrite dans ces comptes représente 0,05 %.
Ce dernier chiffre ne résume pas toute l’intervention financière de l’État : celui-ci transfère notamment des recettes fiscales aux départements et finance les moyens nationaux de la Sécurité civile.

Mais il ne garantit à chaque département ni un budget minimal fondé sur ses risques, ni un nombre minimal de pompiers et de véhicules, ni un délai uniforme d’arrivée des secours.

La contribution du Département au SDIS est obligatoire.
Son montant reste néanmoins déterminé dans un budget qui doit également financer les solidarités sociales, les collèges, les routes et les autres politiques territoriales.

Notre sécurité dépend donc largement des ressources et des arbitrages budgétaires locaux.

Que devient un département confronté à des risques croissants sans disposer des ressources suffisantes pour y répondre ?

Un véhicule ne part pas sans un équipage disponible
Un véhicule stationné dans une caserne n’est pas, à lui seul, un moyen de secours opérationnel.

Pour partir, il doit être disponible, équipé et armé par un nombre suffisant de pompiers possédant les qualifications requises.

Lorsqu’une équipe est déjà en intervention, qu’un véhicule est indisponible ou qu’il manque du personnel, le service doit rechercher d’autres moyens et faire appel à une autre caserne.

  • Près de 80 % de volontaires : le pilier invisible du modèle français
    Face aux besoins d’effectifs, l’une des réponses régulièrement mises en avant consiste à recruter de nouveaux volontaires.
    Au 31 décembre 2025, la France comptait 200 961 sapeurs-pompiers volontaires. Ils représentent près de 80 % des effectifs et réalisent environ deux tiers des interventions quotidiennes.

En Haute-Garonne, les volontaires représentent également la majorité des sapeurs-pompiers.

Le mot « volontaire » peut donner l’impression d’un engagement occasionnel. La réalité est tout autre.

Être sapeur-pompier volontaire, c’est :

  • se former pour intervenir lors d’incendies, d’accidents de la route, de secours à la personne ou de catastrophes ;
  • maintenir ses compétences opérationnelles ;
  • pouvoir quitter son activité professionnelle, son repos ou sa famille pour intervenir ;
  • dépendre de la possibilité, pour son employeur, de supporter son absence ;
  • être exposé aux mêmes dangers que les professionnels, sans bénéficier du même statut ni des mêmes garanties.

Un sapeur-pompier volontaire n’est pas salarié du SDIS. Son activité, à but non lucratif, ouvre droit à des indemnités horaires : depuis novem bre 2025 l’indemnité horaire de base s’élève à 8,71 €.

Le volontaire assume le risque.
L’employeur absorbe une partie de la contrainte.
Et le service public dépend de sa disponibilité.

Le volontariat est indispensable et admirable.
Mais il ne doit pas devenir le moyen invisible de compenser durablement un manque d’effectifs professionnels, d’équipements ou de financements.

Même mission. Même feu. Même risque. Mais pas les mêmes garanties.

Le cas de Lucas Canuel montre jusqu’où peut aller cet engagement. Dans sa propre pétition contre « l’ubérisation du statut de sapeur-pompier volontaire », il dénonce la différence de droits et de protection entre professionnels et volontaires exposés au même danger, ainsi que les difficultés rencontrées pour obtenir une indemnisation complète.

Combien de temps pouvons-nous accepter qu’un service vital repose majoritairement sur des citoyens auxquels on demande les compétences et la prise de risque nécessaires à l’intervention, sans leur accorder les mêmes garanties qu’aux professionnels ?

Le dévouement ne peut pas tenir lieu de politique publique.
Il ne peut pas remplacer les moyens humains, matériels, financiers et logistiques dont dépend la sécurité de la population.

Grâce à l'engagement et la solidarité, le système continue de fonctionner , et sa fragilité reste largement invisible.

Jusqu’au jour où il manque une personne pour armer un véhicule.
Jusqu’au jour où une équipe est déjà mobilisée loin de son secteur.
Jusqu’au jour où quelques minutes supplémentaires réduisent les chances d’une victime ou permettent à un incendie de se propager.

Nous ne dénonçons donc pas seulement un manque de moyens.

Nous dénonçons un système dans lequel l’égalité d’accès à un secours vital peut dépendre des capacités financières locales et de la disponibilité de citoyens volontaires.

Nous demandons au Gouvernement et au Parlement

  • une garantie nationale minimale de capacité opérationnelle, adaptée à la population, aux distances, à l’activité et aux risques de chaque territoire ;
  • des effectifs professionnels et volontaires correspondant aux missions réellement assumées ;
  • des véhicules, des équipements de protection et des moyens logistiques disponibles en nombre suffisant ;
  • un mécanisme national de solidarité financière, afin que la qualité des secours ne dépende pas des seules capacités financières du département ;
  • la publication d’indicateurs territoriaux sur les délais d’intervention, la disponibilité des véhicules, les départs différés et les renforts provenant de secteurs éloignés ;
  • une programmation pluriannuelle des effectifs, des véhicules, des équipements, de la formation et de la logistique ;
  • une protection sociale et une indemnisation à la hauteur des risques supportés par les sapeurs-pompiers volontaires ;
  • un débat parlementaire sur les moyens de la Sécurité civile et l’égalité des citoyens devant les secours.

 

Ce combat devient celui de tous les services publics
Les sapeurs-pompiers professionnels sont engagés dans un mouvement national. Neuf organisations représentatives des sapeurs-pompiers et des personnels de la Sécurité civile appellent à une mobilisation nationale le 29 septembre 2026.

Elles réclament notamment des recrutements, des moyens humains, matériels et financiers pérennes, une modernisation de la Sécurité civile ainsi qu’une meilleure protection de la santé des personnels.

Cette grève n’interrompt pas les secours : les pompiers peuvent être maintenus en service ou réquisitionnés afin d’en assurer la continuité. Mais elle permet de rendre visible ce que leur engagement quotidien masque habituellement.

Le 29 septembre, les organisations syndicales de la fonction publique appellent également à la grève et aux manifestations pour les salaires, les conditions de travail et les moyens des services publics.

Ce que révèle la situation des pompiers n’est donc pas un problème isolé.

Le même mécanisme touche l’hôpital, l’école, la justice et les autres services publics : les besoins augmentent, les moyens ne suivent pas et les personnels compensent par leur engagement, leurs heures, leur fatigue et leur conscience professionnelle.

Tant qu’ils compensent, le service semble continuer à fonctionner.

Puis les restrictions deviennent notre attente aux urgences, l’absence d’un enseignant, l’allongement d’une procédure ou l’indisponibilité d’un véhicule de secours.

Cette mobilisation ne concerne pas seulement les fonctionnaires.

Elle nous concerne tous : habitants, patients, parents, justiciables et citoyens susceptibles d’avoir un jour besoin de secours ou d’un service public qui fonctionne.

Soutenir les mobilisations, c’est demander :

  • des effectifs correspondant aux missions réellement assumées ;
  • des équipements permettant d’intervenir efficacement et en sécurité ;
  • une reconnaissance professionnelle à la hauteur des responsabilités exercées ;
  • une égalité réelle entre les territoires ;
  • un financement durable des services publics dont dépendent nos vies.
  • La solidarité citoyenne ne doit pas remplacer la puissance publique

Nous pouvons soutenir les amicales de pompiers, acheter leurs calendriers, leurs écussons ou leurs tee-shirts et contribuer à l’aide apportée aux pupilles et aux familles.

Ces gestes sont précieux.

Mais ils ne peuvent pas financer, à la place de la collectivité, les véhicules, les protections, la formation ou les effectifs nécessaires à notre propre sécurité.

Nous pensions ce service acquis.

Il repose en réalité sur des budgets locaux contraints, sur des professionnels qui compensent le manque de moyens et sur la disponibilité de milliers de citoyens volontaires.

Leur engagement permet au système de tenir. Il ne garantit pas qu’il pourra continuer à tenir indéfiniment.

Signez cette pétition.

Partagez-la.

Interpellez vos députés, vos sénateurs et vos élus départementaux.

Nous ne demandons pas un privilège pour les pompiers.

Nous demandons que la sécurité, la santé et la protection de la population cessent d’être considérées comme des dépenses sur lesquelles il serait toujours possible d’économiser.

Car le jour où nous appellerons le 18 ou le 112, la seule question qui comptera sera celle-ci :

Les moyens nécessaires seront-ils réellement disponibles pour venir nous sauver ?

À quoi servira votre signature ?
Cette pétition a vocation à être remise aux députés et aux sénateurs avec un dossier argumenté sur le fonctionnement et le financement de notre service de secours.

Le nombre de signatures ne les obligera pas juridiquement à agir.

Mais il donnera un poids bien différent à la démarche : je ne me présenterai plus seulement avec une inquiétude personnelle, mais avec une demande portée par des centaines — et, je l’espère, des milliers — de citoyens.

Signer, c’est nous donner les moyens d’obtenir leur attention et de leur demander de porter cette question au Parlement.

Sources principales
SDIS de la Haute-Garonne — Rapport d’activité 2025
SDIS de la Haute-Garonne — Budget primitif 2026
Code général des collectivités territoriales — article L. 1424-35
Sécurité civile — statistiques des services d’incendie et de secours au 31 décembre 2025
Arrêté du 17 novembre 2025 — indemnités horaires de base des sapeurs-pompiers volontaires
Pétition de Lucas Canuel — Contre l’ubérisation du statut de sapeur-pompier volontaire
Mobilisation des pompiers du 29 septembre
Mobilisation de la fonction publique du 29 septembre

nos vies no secours

 

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Elina P.Lanceur de pétition

Les décisionnaires

Christine Arrighi
Christine Arrighi
députée de la 9ᵉ circonscription de Haute-Garonne
Christophe Bex
Christophe Bex
député de la 7ᵉ circonscription de Haute-Garonne
Monsieur Sébastien LECORNU
Monsieur Sébastien LECORNU
Premier ministre
Françoise Gatel
Françoise Gatel
ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation
David Amiel
David Amiel
Ministre de l’Action et des Comptes publics

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