Pluvigner (Morbihan) : NON à la zone commerciale dans une prairie de 10 hectares !


Pluvigner (Morbihan) : NON à la zone commerciale dans une prairie de 10 hectares !
Le problème
Imaginée au début du siècle, une zone commerciale pourrait bientôt voir le jour dans une prairie de 10 hectares ! Cela se passe en 2024, à Pluvigner, dans le Morbihan.
Vous n’avez pas rêvé, le Président Macron avait bien fait un moratoire sur ce type de projet en juillet 2020. À l’époque, on nous expliquait qu’il ne serait plus possible de créer des zones commerciales sur des terres agricoles. Trois ans plus tard, le préfet, représentant local de l’exécutif, donne le feu vert pour démarrer les travaux. Son prédécesseur avait pourtant demandé au porteur de projet une dérogation au titre des espèces protégées (toujours) présentes sur le site. Alors que des travaux d’archéologie préventive avaient démarré, il avait ainsi rappelé qu’il n’était pas question de donner le moindre coup de pioche. Que s’est-il passé entre temps ?
« Dispense » à la dérogation : nouveau tour de passe passe, qui pourrait faire jurisprudence
Afin de contourner les lanceurs d’alerte qui s’éveillent un peu partout en France, il est possible désormais d’obtenir une dispense à la dérogation ! Une bizarrerie qui pourrait bien faire jurisprudence et balayer les efforts de nombreuses associations environnementales. C’est sur cette base que le nouveau préfet du Morbihan a donné l’autorisation de se soustraire à une vaste étude d’impact. Il faut dire qu’il a été la cible d’un lobbying intense du couple formé par le porteur de projet (privé) associé à la municipalité. De manière très cynique, celle-ci déroule actuellement un joli plan de communication sur la biodiversité, tout en poursuivant une politique de bétonnage massif de son territoire, à commencer par l’espace du projet de zone commerciale : la prairie de Bodevéno, où vivent ces espèces protégées : écureuil roux, hérisson, serin cini, chardonneret élégant, etc.
Le député de la circonscription d’Auray Port-Louis, qui connaît bien le dossier, ne s’y est pas fait prendre et a dénoncé dans la presse à la fois le fond et les méthodes employés par le groupe des supporters de la zone. Précisons qu’il s’agit d’un élu centriste expérimenté, respecté, et peu habitué aux coups de gueule. Des membres de l’association PARÉ, qui milite contre le projet, ont subi eux aussi de nombreuses pressions. Cette association continue malgré tout la lutte sur le terrain juridique et tente, avec ses moyens, de rétablir la réalité des faits.
Déménager le centre-ville : inutile et risqué (avis négatif de la chambre de commerce)
La promesse originelle consistait à apporter à Pluvigner (Morbihan, 8 000 habitants) de nouveaux services. Très vite, pourtant, des commerçants du centre-ville ont partagé leurs craintes. Ils y ont vu une concurrence directe au point de mettre en cause la survie de leurs activités. Ils avaient raison. La chambre de commerce a d'ailleurs émis un avis négatif. Le projet consiste, en effet, principalement à déplacer des pôles d’attractivité depuis le centre (Super U, Lidl, Mr Bricolage, pharmacie) vers la route d’Auray puis à créer des concurrents directs au sein de ce nouvel espace. Le risque de vider le bourg de ses magasins et services est bien réel.
Alors que tout indique que le changement climatique a déjà passé le point de bascule, on s’apprête donc à autoriser le grand déménagement du centre-ville, à travers des travaux parfaitement inutiles, au bilan carbone catastrophique. Et au moment où de vastes régions agricoles du monde disparaissent ou produisent moins en raison des conflits, des hausses de température, de la désertification, des méga-feux, des inondations… on accepte de perdre 10 hectares de terres excellentes, jamais amendées, pour le profit supposé de quelques-uns.
Un projet d’un autre temps
Bien entendu, les riverains n’ont jamais été consultés. Certains d’entre eux ont participé, à titre individuel, aux recours déposés par l’association PARÉ. Les habitants du centre-ville, dont beaucoup n’ont pas de véhicule, s’inquiètent aussi de ne plus pouvoir faire leurs courses sur place. Inutile pour les consommateurs, risquée pour les commerçants du centre-ville, la zone commerciale est aussi anachronique d’un point de vue urbanistique. Ce grand déménagement entraînerait une multiplication des déplacements depuis les logements du centre-ville jusqu’à la zone de commerce, route d'Auray. Ce zoning, source de pollution et d'émission de CO2 est clairement d'un autre temps. C’est ce qu’ont relevé les antennes locales de nombreux partis politiques (PS, PCF, EELV, UDB, Nouvelle Donne, LFI) à travers un communiqué repris dans la presse récemment.
Besoin de vos dons maintenant pour gagner la bataille
Le combat n’est pas perdu. L’association PARÉ, soutenue par « Bretagne vivante » se mobilise pour poursuivre les actions en justice. Face à de fortes puissances économiques soutenues par la municipalité, il faut des ressources financières importantes. Nous avons donc toujours besoin de vos dons pour faire les appels qui permettront - nous en sommes persuadés - de mettre fin à cette ineptie. Votre contribution est possible directement en ligne, sur le lien suivant :
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Le problème
Imaginée au début du siècle, une zone commerciale pourrait bientôt voir le jour dans une prairie de 10 hectares ! Cela se passe en 2024, à Pluvigner, dans le Morbihan.
Vous n’avez pas rêvé, le Président Macron avait bien fait un moratoire sur ce type de projet en juillet 2020. À l’époque, on nous expliquait qu’il ne serait plus possible de créer des zones commerciales sur des terres agricoles. Trois ans plus tard, le préfet, représentant local de l’exécutif, donne le feu vert pour démarrer les travaux. Son prédécesseur avait pourtant demandé au porteur de projet une dérogation au titre des espèces protégées (toujours) présentes sur le site. Alors que des travaux d’archéologie préventive avaient démarré, il avait ainsi rappelé qu’il n’était pas question de donner le moindre coup de pioche. Que s’est-il passé entre temps ?
« Dispense » à la dérogation : nouveau tour de passe passe, qui pourrait faire jurisprudence
Afin de contourner les lanceurs d’alerte qui s’éveillent un peu partout en France, il est possible désormais d’obtenir une dispense à la dérogation ! Une bizarrerie qui pourrait bien faire jurisprudence et balayer les efforts de nombreuses associations environnementales. C’est sur cette base que le nouveau préfet du Morbihan a donné l’autorisation de se soustraire à une vaste étude d’impact. Il faut dire qu’il a été la cible d’un lobbying intense du couple formé par le porteur de projet (privé) associé à la municipalité. De manière très cynique, celle-ci déroule actuellement un joli plan de communication sur la biodiversité, tout en poursuivant une politique de bétonnage massif de son territoire, à commencer par l’espace du projet de zone commerciale : la prairie de Bodevéno, où vivent ces espèces protégées : écureuil roux, hérisson, serin cini, chardonneret élégant, etc.
Le député de la circonscription d’Auray Port-Louis, qui connaît bien le dossier, ne s’y est pas fait prendre et a dénoncé dans la presse à la fois le fond et les méthodes employés par le groupe des supporters de la zone. Précisons qu’il s’agit d’un élu centriste expérimenté, respecté, et peu habitué aux coups de gueule. Des membres de l’association PARÉ, qui milite contre le projet, ont subi eux aussi de nombreuses pressions. Cette association continue malgré tout la lutte sur le terrain juridique et tente, avec ses moyens, de rétablir la réalité des faits.
Déménager le centre-ville : inutile et risqué (avis négatif de la chambre de commerce)
La promesse originelle consistait à apporter à Pluvigner (Morbihan, 8 000 habitants) de nouveaux services. Très vite, pourtant, des commerçants du centre-ville ont partagé leurs craintes. Ils y ont vu une concurrence directe au point de mettre en cause la survie de leurs activités. Ils avaient raison. La chambre de commerce a d'ailleurs émis un avis négatif. Le projet consiste, en effet, principalement à déplacer des pôles d’attractivité depuis le centre (Super U, Lidl, Mr Bricolage, pharmacie) vers la route d’Auray puis à créer des concurrents directs au sein de ce nouvel espace. Le risque de vider le bourg de ses magasins et services est bien réel.
Alors que tout indique que le changement climatique a déjà passé le point de bascule, on s’apprête donc à autoriser le grand déménagement du centre-ville, à travers des travaux parfaitement inutiles, au bilan carbone catastrophique. Et au moment où de vastes régions agricoles du monde disparaissent ou produisent moins en raison des conflits, des hausses de température, de la désertification, des méga-feux, des inondations… on accepte de perdre 10 hectares de terres excellentes, jamais amendées, pour le profit supposé de quelques-uns.
Un projet d’un autre temps
Bien entendu, les riverains n’ont jamais été consultés. Certains d’entre eux ont participé, à titre individuel, aux recours déposés par l’association PARÉ. Les habitants du centre-ville, dont beaucoup n’ont pas de véhicule, s’inquiètent aussi de ne plus pouvoir faire leurs courses sur place. Inutile pour les consommateurs, risquée pour les commerçants du centre-ville, la zone commerciale est aussi anachronique d’un point de vue urbanistique. Ce grand déménagement entraînerait une multiplication des déplacements depuis les logements du centre-ville jusqu’à la zone de commerce, route d'Auray. Ce zoning, source de pollution et d'émission de CO2 est clairement d'un autre temps. C’est ce qu’ont relevé les antennes locales de nombreux partis politiques (PS, PCF, EELV, UDB, Nouvelle Donne, LFI) à travers un communiqué repris dans la presse récemment.
Besoin de vos dons maintenant pour gagner la bataille
Le combat n’est pas perdu. L’association PARÉ, soutenue par « Bretagne vivante » se mobilise pour poursuivre les actions en justice. Face à de fortes puissances économiques soutenues par la municipalité, il faut des ressources financières importantes. Nous avons donc toujours besoin de vos dons pour faire les appels qui permettront - nous en sommes persuadés - de mettre fin à cette ineptie. Votre contribution est possible directement en ligne, sur le lien suivant :
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Les décisionnaires
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Pétition lancée le 1 décembre 2019