Petition updatePluvigner (Morbihan) : NON à la zone commerciale dans une prairie de 10 hectares !Économie, écologie : Le récit du projet vertueux était bien une farce
Collectif BODEVENOPluvigner, France
Oct 23, 2025

Après le conseil d'état, le préfet du Morbihan décrédibilise le plan de communication des partisans de la zone commerciale de Bodevéno, à Pluvigner. Par les décisions prises au vu des pièces du dossier, et par la réaction qu'elles suscitent, nous sommes passés à une autre étape, celle dans laquelle les vérités se dévoilent au grand jour.

ÉCONOMIE : La mort programmée du bourg

Nous avons appris à ne plus nous étonner des propos violents et mensongers des pro-zone. Mais quand même : Répéter que le projet ne fera pas disparaître les commerces du bourg car ils sont déjà morts... Que dire ? C'est dénier le réel, c'est manquer de respect aux commerçants qui se battent pour faire vivre Pluvigner, c'est surtout faire tomber les masques sur le vrai objectif, depuis le départ, à savoir déménager le centre-ville vers la prairie de Bodevéno au profit de quelques-uns. Oubliée la synergie vertueuse qui devait sauver la vie économique locale ; évaporée le plan de com initial qui, malgré des centaines de contre-exemples, devait faire croire qu'une zone en périphérie favorise le commerce au centre. À présent, c’est la zone ou le désert. Le plus sérieusement du monde, on nous explique qu’il n’y aurait plus de supermarché à Pluvigner si le projet de Bodevéno était stoppé. Même le Super U actuel disparaitrait, entraînant la mort économique de la commune. Quelle est la prochaine étape, dans la série « Plus c’est gros, plus ça passe ? ». En l’absence de supermarché, les Pluvignois mourraient probablement de faim, sauf peut-être à organiser un pont aérien humanitaire ? 

ÉCOLOGIE : Les amis de la nature étaient, en réalité, des bourrins

Les Pluvignois avaient déjà constaté les dégâts sur l’emprise du chantier, qui devait pourtant être un modèle du genre écologique. Chacun a pu se rendre compte que des travaux de terrassement colossaux ont défoncé la prairie, au beau milieu du printemps 2024 (alors qu’on demande au citoyen lambda de ne pas couper sa haie à cette époque de l’année…). À présent, les décisions du conseil d’état puis du préfet du Morbihan ont mis au jour ce que les associations « Paré » et « Bretagne vivante » affirment depuis longtemps : Aucun effort sérieux n’est réalisé pour éviter les dégâts sur la nature particulièrement riche du site. Pour mémoire, l’office français de la biodiversité (OFB) avait déjà pointé toute une série de manquements lors d’un contrôle administratif sur place, en juin 2024 : non-respect du calendrier visant à éviter l’impact des travaux sur la reproduction, destruction des habitats et des zones de chasse, absence de mise en protection d’arbres remarquables, absence de nichoirs ou de gîtes artificiels, etc. Ces mesures basiques étaient pourtant prévues initialement.

Bien sûr il est plus simple de trouver des responsables de ses déconvenues ailleurs : chez les méchants habitants de Pluvigner, les méchants juges ou le méchant préfet… mais ce qui pose problème, dans ce dossier, c’est bien la différence entre le projet vertueux annoncé et la réalité.

 

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