Plaidoyer pour la reconnaissance de la souffrance des victimes de la guerre en RD Congo


Plaidoyer pour la reconnaissance de la souffrance des victimes de la guerre en RD Congo
Le problème
Pour le respect des mémoires et la justice pour tous
Le 7 avril de chaque année marque la commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Cette tragédie, inscrite dans l’histoire comme l’un des crimes les plus atroces du XXe siècle, mérite respect et mémoire. Cependant, ce jour ne doit pas être monopolisé pour occulter d’autres souffrances, notamment celles des millions d’enfants congolais tués dans les conflits qui ravagent la République démocratique du Congo (RDC) depuis plus de deux décennies.
Nous, signataires de ce plaidoyer, exprimons notre solidarité profonde avec le peuple congolais et les familles des victimes. Leur douleur est immense, et il est de notre devoir de la reconnaître et de la partager.
Nous dénonçons avec force les accusations de négationnisme portées contre les artistes congolais et internationaux qui souhaitent rendre hommage aux enfants congolais massacrés. Cet hommage n’est en aucun cas une remise en question de la mémoire des victimes rwandaises, mais une affirmation du principe universel selon lequel chaque vie humaine a la même valeur, indépendamment de l’origine ethnique ou nationale.
Les réactions indignées d’une frange de la communauté tutsi de France, qui tente d’imposer un monopole mémoriel et de délégitimer toute autre commémoration, relèvent d’un esprit exclusiviste et suprémaciste que nous ne pouvons accepter. Il est inacceptable qu’une communauté s’érige en juge de qui a le droit ou non de commémorer ses morts. La mémoire ne doit jamais être instrumentalisée pour imposer une hiérarchie des victimes ni servir d’outil politique pour bâillonner ceux qui réclament justice pour d’autres tragédies.
Nous apportons notre soutien total aux artistes qui font l'objet de pressions injustifiées. Leur engagement en faveur de la paix et de la reconnaissance des souffrances congolaises est louable et ne doit pas être entravé.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des artistes congolais sont la cible de telles attaques. En 2023, le chanteur Maître Gims avait déjà subi une campagne de dénigrement en raison de ses prises de position contre la guerre à l’Est de la RDC. Son engagement en faveur de la paix et de la reconnaissance des souffrances congolaises lui a valu d’être accusé à tort de négationnisme, illustrant ainsi une volonté manifeste de museler toute voix dénonçant l’ampleur des crimes commis en RDC.
Les guerres en RDC, largement documentées par les Nations Unies et de nombreuses organisations de défense des droits humains, ont causé la mort de millions d’innocents, dont des femmes et des enfants massacrés dans des conditions d’une cruauté inouïe. Ces crimes, dont plusieurs relèvent du génocide, ne peuvent être passés sous silence sous prétexte qu’ils ne correspondent pas à une lecture unique de l’histoire.
Nous appelons donc :
- Au respect mutuel des mémoires – Reconnaître la souffrance des victimes congolaises ne signifie pas nier celle des victimes rwandaises. La dignité humaine ne se négocie pas et ne peut être soumise à des interprétations partisanes.
- À la fin de l’ingérence communautaire dans la reconnaissance des tragédies - Aucune communauté ne détient l’exclusivité du droit à la mémoire et à la commémoration. Toute tentative d’imposer un silence sur les victimes congolaises est une forme de négationnisme en soi.
- À une reconnaissance internationale des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide en RDC dont le principal auteur se trouve être l’armée rwandaise de Paul Kagame. Il est impératif que les massacres subis par les Congolais soient pleinement reconnus, de la même manière que d’autres crimes ont été qualifiés et commémorés.
- Recommandation à la Mairie de Paris – Nous exhortons la Mairie de Paris à ne pas céder aux pressions de l'association tutsi de France et à maintenir le programme prévu le 7 avril prochain. Il est essentiel de montrer que la reconnaissance des souffrances des uns n'efface pas celle des autres.
- Nous refusons que la mémoire des victimes congolaises soit censurée par des intérêts partisans ou communautaires. Nous affirmons que la justice et la reconnaissance de toutes les souffrances sont les seuls chemins vers une véritable réconciliation et une paix durable en Afrique des grands lacs.

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Le problème
Pour le respect des mémoires et la justice pour tous
Le 7 avril de chaque année marque la commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Cette tragédie, inscrite dans l’histoire comme l’un des crimes les plus atroces du XXe siècle, mérite respect et mémoire. Cependant, ce jour ne doit pas être monopolisé pour occulter d’autres souffrances, notamment celles des millions d’enfants congolais tués dans les conflits qui ravagent la République démocratique du Congo (RDC) depuis plus de deux décennies.
Nous, signataires de ce plaidoyer, exprimons notre solidarité profonde avec le peuple congolais et les familles des victimes. Leur douleur est immense, et il est de notre devoir de la reconnaître et de la partager.
Nous dénonçons avec force les accusations de négationnisme portées contre les artistes congolais et internationaux qui souhaitent rendre hommage aux enfants congolais massacrés. Cet hommage n’est en aucun cas une remise en question de la mémoire des victimes rwandaises, mais une affirmation du principe universel selon lequel chaque vie humaine a la même valeur, indépendamment de l’origine ethnique ou nationale.
Les réactions indignées d’une frange de la communauté tutsi de France, qui tente d’imposer un monopole mémoriel et de délégitimer toute autre commémoration, relèvent d’un esprit exclusiviste et suprémaciste que nous ne pouvons accepter. Il est inacceptable qu’une communauté s’érige en juge de qui a le droit ou non de commémorer ses morts. La mémoire ne doit jamais être instrumentalisée pour imposer une hiérarchie des victimes ni servir d’outil politique pour bâillonner ceux qui réclament justice pour d’autres tragédies.
Nous apportons notre soutien total aux artistes qui font l'objet de pressions injustifiées. Leur engagement en faveur de la paix et de la reconnaissance des souffrances congolaises est louable et ne doit pas être entravé.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des artistes congolais sont la cible de telles attaques. En 2023, le chanteur Maître Gims avait déjà subi une campagne de dénigrement en raison de ses prises de position contre la guerre à l’Est de la RDC. Son engagement en faveur de la paix et de la reconnaissance des souffrances congolaises lui a valu d’être accusé à tort de négationnisme, illustrant ainsi une volonté manifeste de museler toute voix dénonçant l’ampleur des crimes commis en RDC.
Les guerres en RDC, largement documentées par les Nations Unies et de nombreuses organisations de défense des droits humains, ont causé la mort de millions d’innocents, dont des femmes et des enfants massacrés dans des conditions d’une cruauté inouïe. Ces crimes, dont plusieurs relèvent du génocide, ne peuvent être passés sous silence sous prétexte qu’ils ne correspondent pas à une lecture unique de l’histoire.
Nous appelons donc :
- Au respect mutuel des mémoires – Reconnaître la souffrance des victimes congolaises ne signifie pas nier celle des victimes rwandaises. La dignité humaine ne se négocie pas et ne peut être soumise à des interprétations partisanes.
- À la fin de l’ingérence communautaire dans la reconnaissance des tragédies - Aucune communauté ne détient l’exclusivité du droit à la mémoire et à la commémoration. Toute tentative d’imposer un silence sur les victimes congolaises est une forme de négationnisme en soi.
- À une reconnaissance internationale des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide en RDC dont le principal auteur se trouve être l’armée rwandaise de Paul Kagame. Il est impératif que les massacres subis par les Congolais soient pleinement reconnus, de la même manière que d’autres crimes ont été qualifiés et commémorés.
- Recommandation à la Mairie de Paris – Nous exhortons la Mairie de Paris à ne pas céder aux pressions de l'association tutsi de France et à maintenir le programme prévu le 7 avril prochain. Il est essentiel de montrer que la reconnaissance des souffrances des uns n'efface pas celle des autres.
- Nous refusons que la mémoire des victimes congolaises soit censurée par des intérêts partisans ou communautaires. Nous affirmons que la justice et la reconnaissance de toutes les souffrances sont les seuls chemins vers une véritable réconciliation et une paix durable en Afrique des grands lacs.

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Pétition lancée le 13 mars 2025