FACE À LA DÉGRADATION DE LA DÉMOCRATIE BÉNINOISE, UNE ACTION URGENTE DE RESTAURATION S'IMPOSE

FACE À LA DÉGRADATION DE LA DÉMOCRATIE BÉNINOISE, UNE ACTION URGENTE DE RESTAURATION S’IMPOSE
Le Bénin est un petit pays de l’Afrique de l’ouest disposant des atouts formidables de développement jusque-là sous-exploités : cadres bien formés, doués et compétents ; citoyens dynamiques, honnêtes et travailleurs ; destinations touristiques de rêves dans un environnement de diversité culturelle forçant l’admiration ; un sens d’hospitalité hors du commun dans un climat de paix et de stabilité politique propice aux affaires et à l’émergence économique etc. C’est une nation qui a expérimenté plusieurs courants politiques depuis son ascension à la souveraineté nationale le 1er août 1960 sous le Président Hubert K. MANGA. En passant par le marxisme léninisme et la révolution de 1972 conduite d’un bras de fer par le Général Mathieu KÉRÉKOU, il opta après la conférence des forces vives de la nation béninoise, à une démocratie pluraliste consacrée par la constitution du 11 décembre 1990, qui favorisa l’alternance de plusieurs chefs de gouvernement dont son excellence Monsieur Nicéphore Dieudonné SOGLO, ancien fonctionnaire du Fonds Monétaire International (FMI) qui fut d’ailleurs le premier président de l’ère du renouveau démocratique au Bénin et son excellence Monsieur Thomas Boni YAYI, un incroyable manager d’État, tous deux promus au sommet de l’État béninois. Et tout ceci, dans un jeu démocratique ouvert, convivial et exemplaire qui inspira le reste de l’Afrique et surtout apprécié par le monde entier.
Cependant, cette belle démocratie tant convoitée dont la qualité permît même au Général Mathieu KÉRÉKOU de briguer deux (02) mandats démocratiques successifs de 1996 à 2006 après l’unique mandat de monsieur Nicéphore Dieudonné SOGLO, est aujourd’hui passée à rude épreuve depuis l’avènement au pouvoir de monsieur Patrice Athanase Guillaume TALON qui prétend compromettre la paix pour sauver les générations futures. C’est donc depuis le 06 avril 2016, que le Bénin a muté dans une dictature avec monsieur Patrice TALON qui ne fait qu’à sa tête malgré les revendications et soulèvements populaires qui exigent le respect des droits civiques et le retour à la légalité constitutionnelle en République du Bénin.
Après un quinquennat de rudes batailles médiatiques du peuple souverain contre son autocratique, Patrice A. G. TALON, semble trouvé des formules pour endormir à nouveau le peuple béninois et la communauté internationale. Il propose alors d'offrir hautement du social durant un mandat forcé et largement décrié par tous, pour faire taire les voix discordantes, sachant que toutes les revendications du peuple sont générées par la précarité ambiante ayant pour points focaux, l'absence du social et la restriction des libertés fondamentales durant la période 2016-2021; une période qui a vu la démocratie béninoise complètement hypothéquée par un groupe d'amateurs politiques et au cours de laquelle l'image du citoyen béninois a été sciemment dégradée (désert de compétences, pays de pagaille…) par un gouvernement hypocrite et dans l'intérêt singulier d'un individu (Patrice TALON) jaloux qui n'a d'égard que pour sa seule cause et qui pourtant roule sur la fortune du peuple.
En le voyant agir, on se dit visiblement qu'il s'appuie sur des renégats tapis dans l'ombre qui l'encouragent à opérer aveuglément contre le bien être collectif des béninois, au profit de leurs intérêts personnels. D'ailleurs, ils ne feront pas le contraire aussi longtemps qu’ils seront aux commandes du pays, car le système le plus criminel au monde n'est jamais combattu par ceux qu'il arrange. Il n'y a donc que ceux qui en sont lésés, qui peuvent se lever pour en combattre les fondements.
Dans le cas de l'Afrique en général et du Bénin en particulier, où l'abus du pouvoir est devenu la règle, où le citoyen est dépouillé de ses droits les plus élémentaires, où les gouvernants délégués du peuple ne font rien pour en améliorer les conditions d'existence, où les détournements de fonds et deniers publics au profit des caisses de l'oligarchie occidentale, est érigé en mode de gouvernance pendant que les citoyens manquent du minimum social,...il n'y a que le peuple souverain marginalisé, désespéré, qui s'engouffre de plus en plus dans la précarité, qui peut se lever et dire non à l'injustice sociale. Dans cet ordre d'idée, seule la voix populaire pourra oser barrer la route aux dérives autoritaires du gouvernement de la rupture au cœur même d'une démocratie à la limite bien structurée et exemplaire aux yeux de tous.
En observant les agissements de monsieur Patrice TALON, j'ai souvent l'impression de ce que soit, il se fait nettement une perception erronée du concept démocratique, soit qu'il a fait basculer exprès le Bénin dans une autre République à son profit et surtout pour ses intérêts personnels et égoïstes.
Dans l'un ou l'autre des cas mentionnés supra, la démocratie participative béninoise, en a eu pour son compte en dégringolade. La ruse et la rage n'ont loupé aucun citoyen, y compris même les plus proches du pouvoir central en terme de brimades, de chantages, d'intimidations, de manipulations, de tortures, d'enlèvement ciblés, de terreurs etc... À priori, on peut même se permettre sans aucun doute de se tromper, d'affirmer que la quasi totalité des plus hauts responsables du pays en sont psychologiquement affectés, vue le caractère arbitraire, amateuriste, impulsif, brut et imprévisible des décisions qui ont jonchées la période 2016-2021 concernant la gouvernance TALON au sommet de l'État.
Une chose reste encore sûre et certaine à mon humble avis après toute analyse, c'est que monsieur Patrice A. G. TALON était venu en 2016 pour faire le "Job", ce qu'il avait d'ailleurs bien pris soin d'avouer lors de son premier discours d'investiture le 06 avril 2016 à Porto-Novo.
En réalité, monsieur Patrice TALON était venu en 2016 en bon soumissionnaire entrepreneur de type "compétiteur-né" et rusé chef d'entreprise, arracher à tous ses autres concurrents soumissionnaires finalistes (Germain ADJAVON et Léonel ZINSOU), le marché de rénovation de la République du Bénin, auquel il associait convenablement lui, ses intérêts personnels en tant que bénéficiaire principal et privilégié au mépris de toute mesure de dignité humaine et de garantie de citoyenneté au peuple. Pour y parvenir, il a dû miser très gros en faisant parler des milliards, lesquels seront soutirés de force des poches du contribuable béninois.
Dans cet élan, il se mit au travail pour implémenter son plan, offrant ainsi ses prestations quoique cela induise des répercussions négatives sur les ressources nationales et internationales mobilisées au profit du fonctionnement de l'État et du développement durable en République du Bénin. Le grand danger pour nous, est que même si les prestations qu'il se propose d'offrir et qui sont entièrement à la charge légale du contribuable béninois doivent coûter deux (02) plus chères au pays ou même largement au delà, là n'est pas son problème. En tout cas, il fait son job et le prétexte fallacieux d'ouvrages de qualité s'invite au demeurant pour justifier les surfacturations exponentielles. Vous avez tous dû constater que les logements sociaux tant annoncés par TALON, n'ont plus figuré aux bancs des réalisations publiques puisque dans ce cas précis, il y a peu à soutirer du budget central via les surfacturations qui sont des outils efficaces de détournements massifs indirects. Il va même jusqu’à substituer la terminologie asphaltage au terme usuel bitumage adopté dans le projet de rénovation et de reprofilage des différentes artères du pays déjà opérationnel depuis le second quinquennat de l’ancien président de la République du Bénin, son Excellente Dr. Thomas Boni YAYI, dans le seul but de tromper les citoyens béninois.
Une autre subtilité, le gouvernement TALON s'est surtout attelé à prendre massivement d'emprunts obligataires (crédits de très courte durée) avec des particuliers, directement pour le compte du contribuable béninois, évitant ainsi d'aller chercher des ressources lourdes (crédits-bails) ayant des possibilités multiples de s'étendre sur plusieurs décennies (très longue durée) à des taux très dérisoires, pour ne pas avoir à produire un rapport cohérent de consommation desdits emprunts et surtout de ne pas avoir à se soumettre aux caprices de cabinets d'audit d'experts internationaux uniquement à la soldes des bailleurs de fonds.
D'ailleurs, il ne veut pas prendre le risque de perdre le job. Donc, pas question d'impliquer des inconnus dans le système. C'est lui seul qui définit les nouvelles règles du jeu et c'est lui uniquement qui, avec la complicité de ses acolytes, propose les marchés gré-à-gré de rénovation et seul lui, peut en déterminer les contours, autrement dit, la valeur globale nécessaire en terme de réalisation. La facilité et la garantie dans ce jeu savamment orchestré de pillages des ressources publiques via les attributions subtiles de marchés publics, est que Patrice TALON est à la fois à l'entrée et surtout à la sortie des ressources de l'État et chef de file des décisions dans quelques passations de marchés publics fut-il gré-à-gré ou non.
À son entendement et contre toute norme démocratique, il doit à tout prix continuer le job, lequel faisait l'objet de son recrutement au sommet de l'État en 2016. Patrice TALON s'en fout comme actuellement d'ailleurs, de son titre et prérogatives de Président de la République du Bénin. Tout le pays peut être assigné à résidence avec une population croupissant sous une misère exécrable dans un environnement où les données économiques sont falsifiées ou prenant en compte seulement des indices de développement de ses supposés grands électeurs bien identifiés, son problème est qu'il continue son job. Il se sert à la limite de son manteau de chef d'État pour rehausser son image et conforter son égoïsme devant ses partenaires d'affaires. À part cela, rien à foudre. Pourvu qu’il continue de donner sa prestation aux béninois, pourvu qu’il continue son job.
En outre, ce qui compte pour lui et qui constitue encore et toujours sa priorité jusqu’à l'heure actuelle, c'est ses intérêts, ni plus ni moins. Sa stratégie principale est d'infiltrer toutes les structures privées opérant sur le sol béninois à défaut de les intégrer, afin de gagner sur tous les fronts. Si donc TALON n'est pas dans votre activité au Bénin en tant qu'associé voire même en tant qu'actionnaire majoritaire prenant ainsi le contrôle total de votre structure, assurez-vous que votre entreprise ne tardera pas à être plombée par le redressement fiscal. Dans le cas d'espèce où il est votre co-actionnaire, vous pouvez dire adieu à l'impôt béninois dans la plupart des scénarios.
Le pire, au cours de la prestation de service des cinq (05) dernières années de TALON à compter de 2016, il prend toutes les précautions pour ne pas être pos-payé (payé après ou postérieurement) au risque d'avoir à gérer des contentieux avec son employeur qui est bel et bien le peuple béninois. Il en a bien conscience. Voilà pourquoi, il met en place toutes les mesures de recouvrement possible lui permettant de se faire payer avant tout autre prestataire et surtout avant échéance de tous les marchés publics gré-à-gré exécutés pour l'État béninois par ses soins jusque-là.
C'est ce qui justifie d'ailleurs les augmentations des taxes fiscales et la multiplicité des systèmes d'imposition en République du Bénin. Il faut augmenter les recettes internes en forçant le pauvre citoyen à verser ses maigres revenus dans les caisses d'un gouvernement visiblement voyou, qui s'en sert à son seul profit sans en donner compte-rendu au peuple. Voilà un scénario bien esclavagiste aux antipodes de toute norme capitaliste. En témoigne également le blocage systématique de toute amélioration de conditions de travail des autres prestataires de l'État central, lesquels prestataires (fonctionnaires et autres salariés usuels) sont d'ailleurs jugés indésirables et il faut surtout en réduire l'effectif afin d'impacter à la baisse le volume de la masse salariale consommée par ces derniers dans l'optique de créer plus de ressources libres au profit seulement des contrats privés de Patrice TALON avec l'État. Ainsi, il faut éviter tout décaissement devant mettre en péril le règlement des créances des sociétés sous couvert TALON vis-à-vis de l'État central béninois.
Pour monsieur TALON, le peuple béninois peut moisir ou périr sous le coup de la misère, là n'est pas son problème, pourvu qu'il continue son job. D’ailleurs, il n’est pas socialiste. Et celui qui osera verser du sable dans son gari, ne manquera pas de séjourner dans une chambre pénitentiaire.
Pourtant, dès lors que Patrice TALON prêta serment en 2016, il devenait la chose privée au même titre que l'armée, une propriété à part entière, fonctionnaire et serviteur indéniable du peuple souverain pour garantir le respect sans faille de la constitution du 11 décembre 1990, tout en favorisant l'implémentation de projets et programmes devant assurer l'émergence de l'État béninois et en privilégiant d'orienter l'investissement des ressources publiques sur le développement des individus car seule la convergence de richesses individuelles fédère l'émergence collective. Autrement, un État qui se dit émergent avec des citoyens hautement misérables, fait sûrement du faux et usage du faux.
Malheureusement, dans son orgueil de se servir en priorité et de se tailler les morceaux les plus juteux de la République au mépris de toute considération des indices de développement humain tant prônés par le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), monsieur TALON s'est rendu impopulaire et persona non grata aux yeux du public béninois. Or, il avait toutes les chances de faire une bonne entrée sur la scène politique nationale et internationale en écrivant une incroyable histoire. TALON avait tous les atouts d'amener le peuple béninois tout entier au sommet de la satisfaction en promouvant la fraternité, la justice et le travail.
En le responsabilisant en 2016 à la tête de l'État, le peuple béninois attendait d'abord et avant tout de lui, qu'il renforce la cohésion sociale en communiquant davantage sur la dynamique sociétale selon laquelle le Bénin est un et indivisible de l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud sans oublier d'étendre cette notion de fraternité et de fraternisation source de paix, au delà des frontières béninoises au profit de l'intégration panafricaine, au lieu de briller par l'isolement du Bénin ou d'exceller par des propos ethnocentriques, régionalistes, pour ne s'en tenir qu'à ces essentiels. Ensuite, il était attendu de lui qu'il rende la justice béninoise très performante et donc libre et impartiale pour statuer en matière de défense du droit des citoyens sans partie prise afin de garantir les libertés fondamentales d'action et d'expression, en annihilant les injustices sociales qui sont généralement sources de frustrations et de conflits d'intérêts. De ce point de vue, il était sensé hissé davantage la République du Bénin au rang de démocratie exemplaire et de nation phare en matière de respect des droits de l'homme et du peuple, contrairement à l'instauration de son système de terreur hitlérienne. Enfin, Patrice TALON était chargé de mettre la jeunesse béninoise au travail en créant plus d'emplois, en allégeant les diverses taxes du pays afin de propulser les entreprises existantes tout en renforçant l'émergence des entreprises nouvelles spécialisées pour une industrialisation de masse des chaînes de productions agricoles, mécaniques, technologiques, minières… au profit de la croissance économique et donc du développement humain durable dans son ensemble. C'est-à-dire tout, sauf sa stratégie d'infiltration, d'occupation ou de destruction des entreprises existantes au profit seulement des siennes propres.
En revanche, les aspirations profondes du peuple béninois qu’il a pris soin de berner en 2016 au moyen d’une agilité verbale hypocrite, n'ont jamais été sa préoccupation majeure. Seuls ses coéquipiers, ses associés privés dissimulés au sein de toute l'administration publique (magistrats, députés, préfets, maires, ministres, directeurs généraux et centraux des services techniques et administratifs d'État, haut commandement militaire, corps diplomatiques et consulaires,...) et lui, doivent être privilégiés par les décaissements publics pour continuer à faire du bon job. C'est cette frange de la population seulement qui demeure d'ailleurs pour TALON, fille à papa, grands électeurs et donc mérite une attention particulière. Pour le prétendu "agbonnon national", ceux-là doivent continuer à vivre décemment aux frais du contribuable béninois sans être inquiétés et il faut à tout prix leur créer les meilleures conditions possibles de vie et de travail.
Avant les législatives controversées de 2019, j'avais essayé d'expliquer que la gestion du pouvoir d'État est une tâche très difficile et que monsieur Patrice TALON devrait faire l'effort de ne pas appliquer à chaud certains conseils de ses collaborateurs qui peuvent se révéler être des pièges en matière consultative et qu'il fallait mettre en place un système de contre expertise susceptible d'élever le niveau de la qualité des décisions au sommet de l'État. Il était également question de ce que le Président de la République évite de se faire passer pour l'expert de ses collaborateurs et surtout de ses conseillers en développant une écoute active et qu'il fallait privilégier un meilleur cloisonnement des informations en face pour des synthèses décisionnelles beaucoup plus rationnelles, donc scientifiquement et pédagogiquement bien mûries. Le respect de ces principes managériaux élémentaires implémentés dans une franchise cardinale, aurait permis d'éviter les improvisations qui ont jalonnées la gouvernance TALON tout au long de la période 2016-2021. C'était à cette occasion que je proposais à la gouvernance TALON, de commencer par sortir des quatres murs des bureaux administratifs pour expliquer au peuple la dynamique alors en cours, afin que chacun se fasse une bien meilleure idée de la destination qu’elle prônait. À cette dernière proposition, le gouvernement avait répondu très favorablement en envahissant tous les canaux médias susceptibles de porter sa voix le plus loin possible. Mais ce n'était pas suffisant puisqu'il manquait de cesser de tripatouiller la démocratie béninoise autant qu’il manquait de se focaliser sur le développement humain durable.
Au Bénin, nous ne sommes plus en démocratie. La première mandature de TALON a complétement détruit les bases essentielles de notre démocratie y compris les libertés fondamentales et rangé au placard la dignité humaine.
J'ai eu honte une fois encore d'entendre un autre grand homme de droit et constitutionnaliste de renommée internationale que je respecte beaucoup en la personne de maître Robert DOSSOU, quand il essayait de justifier dans une interview accordée à RFI, que les actes successifs du gouvernement Talon, étaient plus ou moins protégés par les textes de lois actuellement en cours en République du Bénin y compris la constitution actuellement en vigueur, votés à l'Assemblée nationale et promulgués par l'État central. Mais ce que Maître Robert DOSSOU avait oublié de mentionner dans son argumentaire sur RFI, est que la huitième législature jusque-là, reste illégale et illégitime aux yeux du peuple béninois. Ce qui implique que tous ses actes sont nuls et de nuls effets et ne sauraient nous engager en tant que citoyens. Ce qui veut dire en d'autres termes plus explicites que ses textes de lois sont privés et propres à Patrice TALON.
La première fois, ce fut en 2019 et j'avais même failli renoncer à ma citoyenneté béninoise quand Maître Victor TOKPANOU, en bon défenseur de la démocratie béninoise, était obligé, suite à un revirement spectaculaire dont il détient lui seul jusqu’à présent l'alchimie, de tordre le cou à l'interprétation du droit constitutionnel au profit du gouvernement TALON, pour des motifs que j'ignore toujours, ce qui lui avait valu sa nomination à son poste actuel. Mais hélas ! Que je veuille ou non, je demeure béninois, africain et panafricaniste bon teint.
Les textes de lois de l'ère TALON, comme par exemple la nouvelle constitution, ne sauraient fédérer une dynamique consensuelle au sein du peuple souverain, puisque non favorables à toute méthodologie démocratique et surtout n'intégrant pas la volonté commune de tous. C'est une constitution taillée sur mesure et à la volée, et à fortiori votée entre copains, en guise de statuts de multinationales, devant servir à protéger les intérêts de la société secrète de Patrice TALON consacrant la privatisation discrète de l'État béninois. Il ne sera donc pas surprenant d'apprendre un de ces jours la privatisation de l'administration publique béninoise.
Voilà une belle raison qui fonde le fait que Louis VLAVONOU, actuel président de la supposée Assemblée nationale béninoise, ne serait techniquement pas éligible pour assurer l'intérim du Président de la République en cas de vacance du pouvoir présidentiel au soir du 05 avril 2021. C'est donc à dessein que monsieur Patrice TALON évita de s'appuyer ou de compter sur son assemblée nationale privée, puisqu'il en était bien conscient. Partant de ces inquiétudes, il prit l'option de s'octroyer une rallonge de quarante-cinq (45) jours qui prit en compte la période du 06 avril 2021 au 22 mai 2021 inclus. L'autre aspect et visiblement le plus important, est qu'il ne voulait aucunement se donner le vilain plaisir de devenir simple citoyen en attendant les élections présidentielles, au risque de ne plus pouvoir intimer des ordres au haut commandement militaire. Tout ceci aurait mis en mal sa mascarade électorale du 11 avril 2021 qui lui a permis de se faire réélire de force à la tête de l'État béninois à plus de 86% des suffrages exprimés favorisés par des fraudes électorales massives (votes multiples, bourrages d'urnes...) malgré le boycott cuisant de la population ayant occasionné le désert des bureaux de vote sur toute l'étendue du territoire national.
Disons juste que le Bénin est pris en otage par un groupe de copains décidés à en découdre avec notre démocratie chèrement acquise. Que faire ? Les chasser de force avec l’aide de l’armée des Nations-Unies, ou les gracier pendant que le cerveau du gang refuse lui, de gracier les otages pourtant propriétaires légitimes de la maison Bénin ? Ou bien encore, les amnistier malgré les crimes ouverts contre l’humanité dont ils se sont rendus coupables dans l’exercice du pouvoir d’État ? En tout état de cause, l’alternative d’une refondation républicaine doit être priorisée pour continuer à garantir une paix durable au peuple béninois.
Jusqu'à présent, Patrice TALON et ses filiales, ne réalisent pas qu'ils sont juste de simples employés du peuple béninois qui peut décider à tout moment de sceller leur destin. Ils ne réalisent pas aussi qu'ils sont déjà des employés indésirables aux yeux du patron (peuple béninois) qui n'attend que le moment opportun pour les virer si des solutions idoines ne sont pas vite trouvées.
Ne pensons pas que l'armée est lâche. Même si elle est corrompue jusqu'aux os, elle n'oublie pas ses prérogatives et mieux, elle ne perd pas de vue qu'elle est l'outil sécuritaire (gardien) du peuple son employeur, qui lui cotise régulièrement ses frais de subsistance. Par ricochet, la gratitude et une moralité élégante veulent qu'il (peuple béninois) bénéficie en retour d'une bonne sécurité et protection et non des balles à bout portant qui lui sont tirées dessus à plein fouet à chaque bonne occasion.
En supposant que l'armée béninoise soit devenue boubou et ne connait plus ses obligations civiques vis-à-vis du peuple, ce qui signifie juste qu'elle est passée d'une armée républicaine redoutable, à une girouette politique manipulable à volonté et corruptible au gré du vent, on peut se demander si elle mérite toujours d'émarger au trésor public. La réponse est sans détour non. Dans ce cas, les travailleurs assidus (autres fonctionnaires de l'État) doivent se mettre ensemble pour exiger des hommes en uniforme, le respect de leur part du contrat social. Sinon, comment comprendre que les gardiens de la maison (les armées), puissent accepter que les ressources du propriétaire (peuple béninois) fassent l'objet de pillages sous leurs yeux ? Bien qu’ils aient donné à travers le symbole du drapeau national inversé, un signal très fort de mise en garde et surtout de ce que la vraie armée béninoise ne valide pas encore l’investiture de Patrice TALON au sommet de l’État, nous espérons d’eux un acte beaucoup plus ouvert et pragmatique dans cet environnement déjà trop délétère, avoisinant le KO et bientôt invivable. Selon nos informations les plus crédibles, elle attend toujours et ce jusqu’à nouvel ordre, le jeu officiel réglementaire pour remettre le drapeau national à sa juste position dès le retour à l’ordre constitutionnel. Pour l’instant, nous devons nous contenter de vivre dans une République renversée.
En fait, les organismes de la société civile, les organisations non gouvernementales et syndicales, les travailleurs de tout bord (secteurs publics et privés)... doivent se lever comme un seul homme, principalement les agents de santé, les enseignants, les agents des services de douane et d’impôt,… pour exiger sans condition aucune, le retour à l'ordre constitutionnel en République du Bénin au diagramme des propositions contenues dans ma lettre ouverte adressée à Monsieur Patrice TALON suite au législatives controversées de 2019. Entre autre, de commencer par la dissolution de l'Assemblée nationale et maintenant celle du gouvernement actuellement en exercice au Bénin. Ensuite, vient la tenue d'une assise nationale chargée de faire table rase des querelles politiciennes, d'exiger l'abrogation des textes de lois non consensuels et donc à polémiques, de proposer un gouvernement d'union nationale de transition en attendant l'organisation d'élections législatives et présidentielles inclusives, libres et transparentes, axées sur la constitution du 11 décembre 1990. L'assise nationale devra statuer également sur la mise en place d'une présidence spéciale d'achèvement des programmes d'actions et de gouvernement des anciens présidents de la République. Une telle institution, lorsqu’elle est légalement constituée, sera exclusivement présidée par le président de la République non réélu à sa propre succession et sera chargée de poursuivre son programme d'action du gouvernement jusqu'au bout de sa réalisation et ce pour un délai de rigueur de cinq (05) ans, sous la supervision stricte et sous haute surveillance du Président entrant qui veille au grain. Cela suppose que tout président de la République au Bénin, doit mobiliser au cours de ses cinq (05) premières années d’exercice, la totalité des ressources nécessaires à l'exécution des grands axes de son projet de société. Ainsi, dans le cas où il n'est pas réélu, il devient chef projet pour mener rigoureusement à bien son programme d'action avec la facilitation du Président de la République en exercice et sous la suprême responsabilité de ce dernier. Ceci permettra de propulser, si ce principe est appliqué dans les règles de l'art, l'économie de l'Afrique et donc globalement son développement.
Afin de mieux s'approprier ce concept et d’en implémenter les contours jamais pratiqués ailleurs dans le monde, les États africains et autres, peuvent nous contacter directement pour une expertise approfondie via l’adresse mail mentionnée en bas de la communication.
Ah ! On dirait que j'oublie quelque chose. L'ex président de la République du Bénin monsieur Patrice Athanase Guillaume TALON, qui disait vouloir faire un mandat unique en 2016, se trouve obligé chemin faisant, de forcer une seconde mandature au prix d'une mascarade électorale jamais expérimentée dans l'histoire démocratique du Bénin. Et malgré les revendications des honnêtes citoyens dont certains tels que: Laurent Mètongnon, Joseph Tamégnon, Alexandre Hountondji, Joël AIVO, Reckya Madougou, Elie Djènontin, Garya Saka, Nadine Okoumassou, Thibaut Ogou, Alain Gnonlonfoun, Ferdinand Combetti, Bio Dramane Tidjani, Mamadou Tidjani, Georges Sacca, Hamiss Dramane, Imorou Danialou, Adam Sounon Kondé, Loth Houénou, François Hounsinou, Zantchio Anicet, Odjo Mounirou, Adéyèmi Adéyèmon Aristide, Afonféré Abdel Bourgeois, Agbédjiko Génève, Jérôme Cakpo, Sèmassa Codjo Gilbert, Gbèdohoun Florentin, Ayodélé Biaou Prudence, Boni Alphonse, Radji Latif, Agani Alfred, Bio-Tourou Alassane, Kohou Edouard, Serge Christian Yêdédji, Grin Léopold, Bienvenue Ahouanganon, Amadou Razack, Jean Kpoton, Esaïe Okpéicha, Fati Souleyman, etc. croupissent déjà dans les prisons civiles et autres camps d'isolement sur ordre de monsieur TALON, il prête néanmoins serment ce dimanche 23 mai 2021 au stade Charles de Gaulle à Porto-Novo. Aux yeux du peuple souverain, il n’aura fait que du folklore.
Saisissant la présente occasion, nous saluons très sincèrement l’ensemble du peuple et particulièrement les combattants de libération populaire des régions du Nord et du centre, pour leur courage et leur bravoure de résistance face au régime dictatorial de Patrice A. G. TALON, aujourd’hui, et jusqu’à nouvel ordre, ex président de la République du Bénin depuis le 05 avril 2021 à 00 heure.
Sa ridicule réélection provisoirement proclamée de toute pièce le 15 avril 2021 après les tendances publiées par la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), alors présidée par Monsieur Emmanuel TIANDO, et définitivement validée le 21 avril 2021 par la cour constitutionnelle béninoise présidée par Me Joseph DJOGBENOU, est nulle et de nul effet, en ce sens qu’elle constitue une offense à la démocratie béninoise et un complot de déstabilisation de l’État de droit en République du Bénin.
Face à une élection présidentielle digne d’un appel d’offre avec des concurrents présélectionnés par le soumissionnaire principal en la personne de Patrice A. G. TALON comme il sait ci-bien le faire dans les marchés publics, œuvrant sournoisement pour la privatisation discrète de l’État béninois au profit du colon français, le co-actionnaire toujours à l'avant-garde, le peuple béninois assurant une veille citoyenne maximale, prend ses responsabilités et dit non au néocolonialisme et à la France-Afrique.
Lors de la prestation de serment marionnette du 23 mai 2021, monsieur Patrice Athanase Guillaume TALON dit cette fois-ci, vouloir placer hautement son ultime mandat sous le sceau du social avec une devise complémentaire dédiée aux béninois, déclinée en liberté, démocratie et bonne gouvernance, une trilogie qui se révèle être un simple jeu de mots, étant donné que l'implémentation efficace et efficiente d'une bonne démocratie, porte déjà en elle la notion de liberté et de bonne gouvernance. Autrement dit, la démocratie sans la liberté et la bonne gouvernance, serait donc vidée d'une bonne partie de sa substance.
Voilà une autre innovation talonienne : liberté, démocratie et bonne gouvernance, lui permettant de créer une parfaite diversion et de donner du fil à retordre aux journalistes dans une atmosphère où le militaire béninois peut désormais s'offrir le luxe d'hisser le drapeau national à l'envers.
De toute façon, en restant fidèle aux interpretations des Nations-Unies structurant la démocratie, nous comprenons que l'efficacité des institutions et la stabilité de la vie politique dans un système démocratique, constituent des moteurs reconnus de développement. En effet, la démocratie offre un environnement propice à l'exercice par des citoyens libres et responsables, d'un contrôle sur les choix politiques leur permettant d'exiger des comptes au gouvernement et aux institutions de l'État quant à leur mise en œuvre.
D’une dictature astucieusement déployée contre toute attente, à une promesse de garantie sociale clamée par monsieur Patrice A. G. TALON, il y a du plomb dans l’aile.
De toute façon, le peuple et la communauté internationale ne se laisseront pas faire. Seul le retour à l’ordre constitutionnel, nous fera entendre raison en République du Bénin…
Ensemble, nous vaincrons la dictature, la malice et la tromperie au sommet de l’État.
Pr. Richard Mermoz Kastor DÉKANMÊHOLOU
- Président des États-Unis d'Afrique pour la Paix et le Développement ;
- Président de l'Ordre Mondial de la Fraternité Universelle pour la Paix et le Développement ;
- Président de l'Ordre Mondial de la Chevalerie des Leaders Socio-démocrates pour la Paix et le Développement ;
- Président et Initiateur du Front Mondial de Lutte contre l'Incarcération des Humains et la Torture des personnes Vulnérables (femmes, enfants, handicapés...) ;
- Président du Mouvement Révolutionnaire du Progrès pour l'Unité Africaine et la Socio-démocratie ;
- Président du Front Souverain Panafricain de Libération Populaire ;
- Président et Initiateur du programme YAP -Youth African's Prosperity-, programme de formation et de financement de Soixante Millions de jeunes africains à l'expertise entrepreneuriale et commerciale au profit d'une carrière entrepreneuriale professionnelle ;
- Initiateur et promoteur de la Fête Africaine de Solidarité ;
- Initiateur du Référendum Panafricain pour un Gouvernement Populaire Africain pour les États-Unis d'Afrique, USA-EUA ;
- Recteur principal et fondateur de l'Université Internationale d'Afrique - Université Internationale d'Études Supérieures Spécialisées, Sciences et Managements Africains Appliqués au Développement (UIA-UIESSSMAAD)...
E.mail: yap.infomaster@gmail.com
NB : La simplicité des termes et du style utilisés dans le texte, sont tributaires de notre souci de faciliter une bonne compréhension de la présente communication.