J - 3 avant d'être sans domicile fixe

Chers signataires,
Dans trois jours, nous devrons quitter notre logement.
J-3.
Aujourd'hui, j'ai écrit au ministère de la Justice et au ministère de l'Économie. Parce qu'il m'est devenu impossible de comprendre et d'accepter qu'en France, une famille puisse se retrouver sans domicile fixe simplement parce que l'État et les institutions ne parviennent pas à trouver une solution de relogement pour une autre personne.
Je sais que des personnes se mobilisent autour de nous. Notre assistante sociale, notre députée et sa collaboratrice cherchent des solutions.
Mais aujourd'hui, à trois jours de l'échéance, toutes ces démarches restent vaines. Nous n'avons toujours aucune solution.
Alors que nous avons respecté la loi depuis le premier jour, attendu les procédures, saisi la justice, écrit aux institutions et frappé à toutes les portes, nous en arrivons à nous demander ce qu'il nous reste.
Trois chemins semblent se dessiner :
1. Cesser de respecter les règles et récupérer nous-mêmes notre maison.
Ce serait choisir l'illégalité après avoir passé des mois à respecter scrupuleusement la loi.
2. Attendre et prier pour qu'un miracle se produise dans les trois prochains jours.
3. Si personne ne nous entend, envisager une grève de la faim pour alerter l'opinion publique sur ce que cette situation est en train de faire subir à notre famille.
Comment peut-on en arriver là ?
Je veux surtout vous dire merci.
Merci à vous qui signez. Merci à ceux qui partagent encore et encore. Merci pour vos messages, vos encouragements et votre soutien qui nous font profondément chaud au cœur dans ces journées particulièrement difficiles.
Continuez à vous mobiliser avec nous. Continuez à partager cette pétition.
Parce que même s'il est peut-être trop tard pour éviter ce qui nous attend dans trois jours, nous ne lâcherons pas.
Nous continuerons ce combat pour nous, mais aussi pour toutes les familles qui pourraient demain se retrouver prises dans la même situation.
La loi doit changer.
On ne peut pas demander indéfiniment à ceux qui la respectent d'en supporter seuls toutes les conséquences.