

Pas de volets, pas de loyer !
Le problème
L’été 2026 commence à peine, et nous avons déjà vécu deux canicules.
Les morts se sont multipliés dans la rue, au travail, mais aussi à domicile. Au sixième jour de la canicule, le préfet a annoncé que les hôpitaux d’Île-de-France étaient saturés. Si on ne s’adapte pas au changement climatique, l’été 2003 où 15 000 personnes sont mortes de la chaleur pourrait devenir la norme.
Alors que les scientifiques avaient tout prévu, ces épisodes ne sont ni des faits divers, ni des fatalités : ils sont la conséquence de l’incapacité de nos logements à nous protéger. L'Organisation Mondiale de la Santé est formelle : un logement au-delà d'un seuil de 24°C entraîne une augmentation des risques d’hospitalisation et de la mortalité. Les personnes âgées, les enfants et les malades chroniques y sont particulièrement vulnérables. Les chiffres sont clairs :
- 66% des Français ont souffert de la chaleur chez eux ;
- 1 logement sur 2 est une bouilloire thermique ;
- Les locataires, les personnes qui habitent dans des petits logements, les habitants des quartiers populaires, sont les plus touchés.
Pourtant, des solutions existent, bien connues, et parfois rapides à mettre en place : tous les logements devraient avoir des stores, des volets en bois, la possibilité de ventiler la nuit, et des brasseurs d’air. C’est la base, et c’est vital.
L’année dernière, la Fondation pour le Logement (anciennement Fondation Abbé Pierre) a écrit une proposition de loi transpartisane “Zéro Logement Bouilloire” qui a déjà été signée par 150 députés de 8 groupes politiques. Elle prévoit :
- D’intégrer la surchauffe dans la définition de la précarité énergétique et de la rénovation ;
- De créer un droit pour les locataires d’exiger que leur propriétaire installe des stores, des volets en bois, et des brasseurs d’air ;
- De simplifier les règles patrimoniales et en copropriété pour accélérer l’adaptation des logements aux canicules.
Mais le gouvernement procrastine, et n’a même pas encore mis à ce texte à l’ordre du jour.
Cette semaine, nous avons une opportunité décisive : le gouvernement présente un projet de loi sur le logement au Sénat. Alors que la France vient d’enregistrer la journée la plus chaude de son histoire, le texte prévoit de remettre à la location 700 000 passoires thermiques. Il faut absolument que cette mesure soit retirée, et que la loi intègre des mesures concrètes pour nous permettre de mieux vivre pendant les canicules, que nos logements soient tout simplement habitables.
Face aux renoncements des gouvernements successifs et au mépris des médias pour les millions d’entre nous qui mourrons de chaud chez nous sans moyen de nous protéger, l’heure est venue de monter le ton. Nous demandons au gouvernement:
- De créer un droit à la suspension du loyer pour les locataires dont le logement est invivable car dépourvu d’équipements de base contre la chaleur (stores, volets en bois, ventilation brasseurs d’air) ;
- D’intégrer les mesures de la proposition de loi “Zéro Logement Bouilloire” dans son projet de loi sur le logement ;
En signant, nous affirmons notre soutien à toutes celles et ceux qui, vivant dans ces conditions indignes, mettront cette suspension en œuvre dans l'attente d'une issue législative à cette urgence, et nous tiendrons à leurs côtés jusqu'au bout.

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Le problème
L’été 2026 commence à peine, et nous avons déjà vécu deux canicules.
Les morts se sont multipliés dans la rue, au travail, mais aussi à domicile. Au sixième jour de la canicule, le préfet a annoncé que les hôpitaux d’Île-de-France étaient saturés. Si on ne s’adapte pas au changement climatique, l’été 2003 où 15 000 personnes sont mortes de la chaleur pourrait devenir la norme.
Alors que les scientifiques avaient tout prévu, ces épisodes ne sont ni des faits divers, ni des fatalités : ils sont la conséquence de l’incapacité de nos logements à nous protéger. L'Organisation Mondiale de la Santé est formelle : un logement au-delà d'un seuil de 24°C entraîne une augmentation des risques d’hospitalisation et de la mortalité. Les personnes âgées, les enfants et les malades chroniques y sont particulièrement vulnérables. Les chiffres sont clairs :
- 66% des Français ont souffert de la chaleur chez eux ;
- 1 logement sur 2 est une bouilloire thermique ;
- Les locataires, les personnes qui habitent dans des petits logements, les habitants des quartiers populaires, sont les plus touchés.
Pourtant, des solutions existent, bien connues, et parfois rapides à mettre en place : tous les logements devraient avoir des stores, des volets en bois, la possibilité de ventiler la nuit, et des brasseurs d’air. C’est la base, et c’est vital.
L’année dernière, la Fondation pour le Logement (anciennement Fondation Abbé Pierre) a écrit une proposition de loi transpartisane “Zéro Logement Bouilloire” qui a déjà été signée par 150 députés de 8 groupes politiques. Elle prévoit :
- D’intégrer la surchauffe dans la définition de la précarité énergétique et de la rénovation ;
- De créer un droit pour les locataires d’exiger que leur propriétaire installe des stores, des volets en bois, et des brasseurs d’air ;
- De simplifier les règles patrimoniales et en copropriété pour accélérer l’adaptation des logements aux canicules.
Mais le gouvernement procrastine, et n’a même pas encore mis à ce texte à l’ordre du jour.
Cette semaine, nous avons une opportunité décisive : le gouvernement présente un projet de loi sur le logement au Sénat. Alors que la France vient d’enregistrer la journée la plus chaude de son histoire, le texte prévoit de remettre à la location 700 000 passoires thermiques. Il faut absolument que cette mesure soit retirée, et que la loi intègre des mesures concrètes pour nous permettre de mieux vivre pendant les canicules, que nos logements soient tout simplement habitables.
Face aux renoncements des gouvernements successifs et au mépris des médias pour les millions d’entre nous qui mourrons de chaud chez nous sans moyen de nous protéger, l’heure est venue de monter le ton. Nous demandons au gouvernement:
- De créer un droit à la suspension du loyer pour les locataires dont le logement est invivable car dépourvu d’équipements de base contre la chaleur (stores, volets en bois, ventilation brasseurs d’air) ;
- D’intégrer les mesures de la proposition de loi “Zéro Logement Bouilloire” dans son projet de loi sur le logement ;
En signant, nous affirmons notre soutien à toutes celles et ceux qui, vivant dans ces conditions indignes, mettront cette suspension en œuvre dans l'attente d'une issue législative à cette urgence, et nous tiendrons à leurs côtés jusqu'au bout.

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Pétition lancée le 27 juin 2026