PARC DRAGON BALL Z : L’AVENIR DE MIRAPOLIS NE SE DÉCIDERA PAS SANS NOUS !

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Le problème

 PARC DRAGON BALL Z : L’AVENIR DE MIRAPOLIS NE SE DÉCIDERA PAS SANS NOUS !

 HABITANT-ES, CITOYEN-NES : NOTRE TERRITOIRE NOUS APPARTIENT, SON AVENIR AUSSI !

Un vaste complexe de loisirs autour de la licence Dragon Ball Z est annoncé sur l’ancien site de Mirapolis, à Courdimanche : plusieurs parcs à thème, des hôtels, des parkings, des commerces et de nouvelles infrastructures. Un projet d’une ampleur exceptionnelle, sur plus de 200 hectares, qui va transformer durablement Cergy-Pontoise et le Vexin. Pourtant, les habitant·es l’ont découvert dans la presse, alors que le projet était discuté depuis plus de dix-huit mois entre responsables politiques du niveau local au niveau national  et investisseurs.

Nous refusons cette méthode.

L’avenir de notre territoire ne peut pas se décider dans le secret des négociations, puis être présenté aux habitant·es comme une décision déjà engagée. Avant de parler de rentabilité ou d’attractivité, nous voulons savoir : A qui ce projet est-il utile ? Est-il compatible avec notre territoire et avec les limites écologiques de notre planète ? Et enfin, qui décide ?

À L’HEURE DE LA CRISE CLIMATIQUE, COMMENT CONTINUER À PROMOUVOIR LE TOURISME DE MASSE COMME MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT ?

Le projet repose sur un modèle de tourisme de masse, avec l’ambition d’accueillir des millions de visiteur·ses. Mais nous sommes confronté·es à une crise climatique et à une crise majeure de la biodiversité. Nous devons réduire notre consommation d’énergie, préserver l’eau, protéger les sols, les terres agricoles et les écosystèmes.

 Notre territoire a besoin d’emplois, d’activités économiques et d’investissements. Mais il a besoin d’un développement compatible avec les limites de notre planète, respectueux de l’identité de nos villes et tourné vers les besoins de celles et ceux qui y vivent.

PLUS DE 200 HECTARES : NOS TERRES NE SONT PAS UNE RÉSERVE FONCIÈRE

L’ancien parc Mirapolis occupait environ 35 hectares. Le nouveau projet et ses aménagements pourraient porter son emprise totale à plus de 200 hectares. Parcs, hôtels, parkings, routes, commerces et infrastructures entraîneraient une artificialisation massive des sols.

Les conséquences sur les zones humides, la biodiversité, les terres agricoles et les continuités écologiques doivent être précisément étudiées et rendues publiques. La proximité du Parc naturel régional du Vexin français impose une vigilance absolue.

Nous refusons que notre territoire devienne la variable d’ajustement d’un projet touristique et commercial démesuré.

DES TRANSPORTS DÉJÀ SATURÉS

 L’A15 et la Francilienne sont déjà fortement sollicitées et le RER A est bondé. L’arrivée de millions de visiteur·ses supplémentaires aggravera nécessairement les di icultés de circulation, de stationnement et de déplacement. On nous promet de possibles améliorations des infrastructures. Mais ces investissements sont déjà nécessaires pour les habitant·es d’aujourd’hui. Pour répondre à leurs besoins, les moyens manquent toujours. Mais pour acheminer des millions de touristes et assurer la rentabilité d’un investisseur privé, l’argent public serait soudain disponible ? Nous refusons ce chantage : l’argent public doit servir les intérêts des habitant·es, pas les profits des investisseurs.

22 000 EMPLOIS : NOUS NE SOMMES PAS DUPES

Les 22 000 emplois annoncés sont devenus l’argument phare en faveur du projet.

Mais la réalité du tourisme repose sur des emplois précaires, saisonniers, sous-traités, et mal rémunérés.

Aucune information précise, aucune donnée vérifiable, aucune garantie. Brandis en étendard pour faire accepter le projet, ces 22 000 emplois ont tout d’un mirage. Les conséquences écologiques et sociales du projet, elles, sont bien réelles.

NOTRE CADRE DE VIE N’EST PAS UNE MARCHANDISE

Un projet de cette ampleur transformera le paysage, le patrimoine et l’identité de notre territoire. Il accentuera la pression immobilière, augmentera le prix des terrains et des loyers et contribuera à renchérir le coût de la vie.

La multiplication des locations touristiques de type AirBnB retirera encore des logements aux habitant·es et accélérera la gentrification. Nous refusons que nos villes soient transformées en annexe d’un parc privé : où les habitant·es sont chassés au profit des touristes.

On nous promet des retombées pour le territoire. Mais avec ses propres hôtels, restaurants et commerces, le complexe sera conçu pour tout capter, au détriment des commerces de proximité. Les touristes consommeront dans le parc : le parc engrangera les bénéfices, notre territoire paiera la facture.

A terme, ce sont la vie de quartier, les solidarités locales, les commerces de proximité qui vont péricliter.

Nous sommes préoccupé·es par le devenir des familles issues de la communauté des gens du voyage présentes sur le secteur, parmi lesquelles vivent des enfants scolarisés dans nos communes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Ces familles subissent déjà une forte précarité et un manque d’aires d’accueil ou de solutions adaptées. Le projet va aggraver leur situation, provoquer de nouveaux déplacements forcés et remettre en cause les démarches de sédentarisation engagées par certaines d’entre elles. Elles ne doivent pas devenir les premières victimes d’un projet décidé sans elles.

NOTRE TERRITOIRE NE SERVIRA PAS DE VITRINE AU RÉGIME SAOUDIEN

Ce projet sera financé par des capitaux liés au fonds souverain saoudien. Nous refusons de servir d’instrument de communication à un régime autoritaire dénoncé pour ses violations des droits humains, sa répression des opposant·es et son modèle économique profondément dépendant des énergies fossiles.
 
Notre territoire ne doit pas devenir la vitrine d’une opération de blanchiment d’image ni dépendre d’intérêts financiers et géopolitiques contraires à nos aspirations démocratiques, sociales et écologiques.

NOUS REFUSONS UN PROJET DE CE TYPE : INUTILE ET DÉLÉTÈRE

Nous ne sommes pas opposé·es par principe à toute activité ou à tout projet sur l’ancien site de Mirapolis. Mais nous refusons un projet démesuré, discuté dans l’opacité et présenté aux habitant·es une fois les négociations déjà engagées.

Et nous ne nous contenterons pas de dire non. Face à l’incapacité des pouvoirs publics à proposer un avenir pour ce site qui réponde réellement aux besoins du territoire, nous construirons avec les habitant·es nos propres propositions, en accord avec nos attentes, nos revendications et les impératifs écologiques.

Notre territoire n’est ni une page blanche, ni une marchandise, ni un terrain disponible pour les investisseurs. Il appartient d’abord à celles et ceux qui y vivent.
 
NOUS DEMANDONS

1. La suspension immédiate du projet

La suspension de toute décision, négociation ou engagement relatif à ces parcs tant qu’une véritable concertation citoyenne n’aura pas été organisée et que les études nécessaires n’auront pas été réalisées, publiées et débattues.

En outre, nous demandons la présence permanente de représentant·es du collectif Mirapolis aux habitant·es et de résident·es à la table des discussions, dès maintenant.
 
2. Des études indépendantes, transparentes et préalables

La réalisation d’études indépendantes évaluant les impacts cumulés d’un projet de ce type sur les transports, l’eau, l’énergie, le climat, l’artificialisation des sols, la biodiversité, les zones humides, l’agriculture, le logement, la santé publique, la qualité de l’air, les nuisances sonores, lumineuses et environnementales, ainsi que l’ensemble de ses conséquences économiques et sociales. Le contenu, les méthodes, les commanditaires, les financements et les résultats de ces études d’impact doivent être intégralement rendus publics.

3. Un dialogue direct avec l’État et une prise de position claire des élus locaux

Une rencontre entre les représentant·es du collectif Mirapolis aux habitant·es et le préfet du Val-d’Oise dans les plus brefs délais.

Nous appelons les élu·es de l’Agglomération de Cergy-Pontoise, du Vexin, du Département et de la Région à sortir du silence et de l’ambiguïté. Il est temps de choisir : défendre le territoire et ses habitant·es, ou servir de relais à un projet négocié sans nous et contre nos intérêts. Nous demandons une précision de position publique, claire, et sans équivoque.

SIGNONS POUR REPRENDRE LE POUVOIR SUR NOTRE TERRITOIRE !

Nous appelons les habitant·es de Cergy-Pontoise, du Vexin et des communes voisines, à tous les citoyennes et citoyens qui refusent ce projet, à signer cette pétition pour obtenir la suspension du projet et imposer un véritable débat citoyen.

Et parce qu’à l’heure de la crise climatique et de la biodiversité, nous devons avoir le courage de choisir un autre modèle de développement. 

PAS DE DÉCISION SUR MIRAPOLIS SANS LES HABITANT·ES ! 

NOTRE TERRITOIRE N’EST PAS À VENDRE ! 

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MIRAPOLIS AUX HABITANT·ES 

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Mirapolis AUXHABITANTSLanceur de pétitionCollectif citoyen contre le projet dragon ball

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