Pas de criminalisation de l'engagement écologique

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Avertissement : l'argent donné sur cette pétition revient à change.org et n'est pas pour soutenir le mouvement écologique. Nous avons lancé une cagnotte pour cela.

Warning : the money given on this petition goes to change.org and is not to support the environmental movement. We have launched a crowfunding for this.

–– English below ––

 

20'000 francs d'amende pour avoir dénoncé les investissements de Crédit Suisse 

Le 22 novembre 2018 un groupe d’une trentaine de personnes déguisées en joueur·s·e·s de tennis a fait irruption dans les locaux lausannois du Crédit Suisse pour une occupation pacifique d'une heure et demie. Au même moment des actions similaires avaient lieu dans les locaux genevois et bâlois de la banque. Pendant ce court laps de temps la banque fut le théâtre d’un simulacre de partie de tennis visant à dénoncer l’hypocrisie d’un établissement qui s’associe par son marketing à l’image positive véhiculée par le personnage de Roger Federer tout en participant sans vergogne à la destruction de notre environnement. Aujourd’hui, cette action menace de nous coûter la somme totale de 21'600 CHF. 

Vous vous trompez de coupables 

Les investissements de la finance suisse sont responsables de dix fois plus d’émissions de CO2 que la population suisse. Le Crédit Suisse, notamment, finance le réchauffement climatique à travers son investissement dans le secteur de l’énergie fossile. Entre 2015 et 2017 la banque a investi 7 milliards de dollars dans le secteur du fossile extrême (centrale à charbon, sables bitumineux, pétrole arctique, fracking, etc.) C’est pour ces raisons et du fait du manque global de transparence de cette institution que nous avons décidé d’en occuper les locaux et c’est pour interpeller Roger Federer dont la notoriété est instrumentalisée pour présenter une image positive de la banque que nous nous sommes déguisé·e·s en joueur·euse·s de tennis en adoptant le slogan « Si Roger savait ».

Des peines injustifiées

Chaque militant·e impliqué·e dans le sit-in a été condamné·e à 600 CHF d’amende ferme, convertible en 20 jours de prison, ainsi qu’à 30 jours-amendes (soit 900 CHF) avec un sursis de deux ans et une inscription au casier judiciaire. Aux condamnations pour violation de domicile, refus d'obéir et manifestation non autorisée s'ajoute les frais de justice s'élevant déjà à 2'500 CHF. Et ce pour être resté assis pendant 1h30 dans les locaux d’une banque aux agissements tragiquement destructeurs. Nous refuserons de payer cette amende et sommes ainsi prêt·e·s à aller jusqu'en prison pour dénoncer l'absurdité de ces peines. A Genève, un militant est menacé de plus de 1'000 CHF d'amende et de frais pour avoir apposé une main rouge sur la façade de la même agence bancaire.

La lutte continue

Nous avons fait opposition et aurons donc droit à un procès public. Nous dénonçons ces condamnations disproportionnées et la justice inadaptée aux enjeux actuels. La défense s'organise : un collectif d'avocat·e·s est en train de se constituer, des personnalités telles que le prix Nobel Jacques Dubochet et le professeur Dominique Bourg nous soutiennent. Nous avons besoin de lois pour encadrer les investissements des banques, pas pour réprimer les personnes qui s'engagent pour le bien commun et un avenir vivable !

Nous appelons la municipalité à prendre position en notre faveur quant à la répression de ces actions éminemment politiques.

Nous appelons les magistrat·e·s du tribunal de Lausanne à réellement exercer leur fonction, celle de faire prévaloir la justice. Acquittez-nous. 

Nous exigeons que Crédit Suisse retire sa plainte. Faites le choix de vous engager pour notre avenir en désinvestissant des énergies fossiles plutôt que de jeter la jeunesse en prison.

Roger Federer, soyez à la hauteur de votre réputation. Refusez de laisser votre image être associée à cette banque aux agissements déplorables.

La vidéo de l'action.

Vous pouvez nous soutenir en participant à notre cagnotte.

Retrouvez-nous et restez informé·e sur notre page facebook !

La presse parle de nous : le Courrier, 24 heures, 20 minutes

 

     –––––––––––– ENGLISH ––––––––––––

 

20,000 CHF for reporting Credit Suisse's investments

On November 22, 2018, a group of about thirty people dressed up as tennis players broke into the Lausanne premises of Credit Suisse for a peaceful one-and-a-half hour occupation. At the same time, similar actions were taking place in the bank's Geneva and Basel offices. During this short period of time, the bank was the stage of a playful tennis match aimed at denouncing the hypocrisy of an establishment that, through its marketing strategy, associates itself with the positive image conveyed by tennis player Roger Federer's character, while simultaneously shamelessly contributing to the destruction of our environment. Today, this action threatens to cost us a total of CHF 21,600.

You've got the wrong people to blame

Swiss financial investments are responsible for 10 times more CO2 emissions than the Swiss population. Credit Suisse, in particular, finances global warming through its investments in various fossil fuel sectors. Between 2015 and 2017, the bank invested 7 billion dollars in the extreme fossil sector (coal-fired power plant, oil sand, Arctic oil, fracking, etc.). It is for these reasons, and because of the overall lack of transparency of this institution, that we decided to occupy its premises, and it is to call on Roger Federer, whose reputation is instrumentalised to present a positive image of the bank, that we disguised ourselves as tennis players by adopting the slogan "If Roger knew".

Unjustified penalties

Each activist involved in the sit-in was sentenced to a fixed fine of CHF 600 (convertible into 20 days' imprisonment), as well as a 30-day fine (amounting to CHF 900) with a two-year stay (and a criminal record). In addition to the convictions for home invasion, refusal to obey and unauthorised demonstration, there are already legal costs of CHF 2,500. All this for having remained seated for 1h30 in the premises of a bank with tragically destructive acts and policies. We will refuse to pay this fine and are therefore prepared to go as far as prison to denounce the absurdity of these sentences. Simultaneously in Geneva, an activist is threatened with a fine and costs of more than CHF 1,000 for having affixed a red hand on the front of the same bank.

The struggle continues

We have opposed this sentence and will therefore be called to a public trial. We denounce these disproportionate sentences and the justice system's inadequacy to deal with the issue. The defence is getting organized : a collective of lawyers is being formed, personalities such as the Nobel Prize winner Jacques Dubochet and Professor Dominique Bourg are openly supporting us. We need laws to regulate bank investments, not to repress people committed to the common good and a liveable future!

We call on the municipality to take a stand in our favour regarding the repression of these eminently political actions.

We call on the judges of the Lausanne court to really exercise their function, that of ensuring that justice prevails. Acquit us.

We demand that Credit Suisse withdraw its complaint. Make the choice to commit to our future by disinvesting from fossil fuels rather than throwing youths in jail.

Roger Federer, live up to your reputation. Refuse to let your image be associated with this appallingly behaving bank.