Pêche en Finistère non au hold up démocratique


Pêche en Finistère non au hold up démocratique
Le problème
Quoi ?
Un arrêté préfectoral approuvant une délibération du Comité Régional des pêches maritimes de Bretagne, s’apprête à légaliser une technique de pêche destructrice dans la bande côtière du Sud Finistère. Prise sans concertation préalable et en contradiction flagrante avec 50 ans de protection progressive de la ressource, cette décision a tout d’un passage en force.
Comment ?
Le projet de réglementation légalise, dans la bande côtière, un type de chalutage particulier, le « quatre panneaux », qui consiste à utiliser un chalut à grande ouverture verticale qui capture par tonnes bar, dorade, pagre, et autres espèces. Ce type de chalutage pélagique, injustement assimilé à un chalut de fond, accède ainsi à des zones sensibles, le sud de Sein notamment. Les graves problèmes de cohabitation qui existent depuis une quinzaine d’années, notamment avez les petits pêcheurs côtiers d’Audierne, seraient ainsi entretenus et légalisés.
Cette mesure est un triple scandale :
• scandale démocratique : Du début à la fin, le processus a systématiquement écarté toutes les voix concernées. Aucune consultation préalable des acteurs de la pêche côtière (ligneurs, fileyeurs, caseyeurs) n’a été entreprise en vue de l’écriture de la délibération. La concertation officielle a été conduite en catimini en plein mois d'août. La délibération finale ne tient aucun compte des 423 avis exprimés à cette occasion. Ce processus révèle à quel point le système de représentation de la profession est vicié : le Comité régional des pêches permet aux professionnels pratiquant les techniques les moins durables d’imposer leur loi aux autres.
• scandale écologique : dans un secteur remarquable et sensible, à proximité immédiate du Parc naturel marin d’Iroise, la cohabitation entre pêche « 4 panneaux » et pêche côtière durable est tranchée en faveur des premiers. Il est impensable qu’en 2025, une approche écosystémique ne soit pas la règle. Alors que la France vient d'accueillir sur son territoire le sommet mondial des océans (UNOC) et prétend protéger la biodiversité, c'est un contre-sens écologique total.
• scandale économique : cette légalisation introduit délibérément une concurrence déloyale entre ligneurs et fileyeurs côtiers pratiquant une pêche durable, et une petite dizaine de chalutiers pratiquant cette technique pélagique. Cette concurrence est déjà insupportable en agriculture. Pourquoi l'étendre à la pêche ?
Nous, citoyennes et citoyens de Bretagne, refusons cette décision à rebours de l’histoire.
Soucieux de l’avenir de nos océans et solidaires de la flotte de pêche côtière, nous demandons
• Le retrait immédiat de l’arrêté préfectoral et de la délibération associée
• La reconnaissance réglementaire de tout engin opérant dans la colonne d‘eau comme relevant du chalutier pélagique quel que soit son montage technique
• L’interdiction stricte et cohérente de ces engins dans la bande côtière des 12 miles
• L’extension du zonage de protection à toute zone sensible notamment la baie d’Audierne et le sud de Sein
À l’initiative du Collectif J’aime ma mer
Contacts : Virginie Fouin, Florent Lardic
collectifjaimemamer@gmail.com
facebook : jaimemamercapsizun instagram : jaime_ma_mer
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Le problème
Quoi ?
Un arrêté préfectoral approuvant une délibération du Comité Régional des pêches maritimes de Bretagne, s’apprête à légaliser une technique de pêche destructrice dans la bande côtière du Sud Finistère. Prise sans concertation préalable et en contradiction flagrante avec 50 ans de protection progressive de la ressource, cette décision a tout d’un passage en force.
Comment ?
Le projet de réglementation légalise, dans la bande côtière, un type de chalutage particulier, le « quatre panneaux », qui consiste à utiliser un chalut à grande ouverture verticale qui capture par tonnes bar, dorade, pagre, et autres espèces. Ce type de chalutage pélagique, injustement assimilé à un chalut de fond, accède ainsi à des zones sensibles, le sud de Sein notamment. Les graves problèmes de cohabitation qui existent depuis une quinzaine d’années, notamment avez les petits pêcheurs côtiers d’Audierne, seraient ainsi entretenus et légalisés.
Cette mesure est un triple scandale :
• scandale démocratique : Du début à la fin, le processus a systématiquement écarté toutes les voix concernées. Aucune consultation préalable des acteurs de la pêche côtière (ligneurs, fileyeurs, caseyeurs) n’a été entreprise en vue de l’écriture de la délibération. La concertation officielle a été conduite en catimini en plein mois d'août. La délibération finale ne tient aucun compte des 423 avis exprimés à cette occasion. Ce processus révèle à quel point le système de représentation de la profession est vicié : le Comité régional des pêches permet aux professionnels pratiquant les techniques les moins durables d’imposer leur loi aux autres.
• scandale écologique : dans un secteur remarquable et sensible, à proximité immédiate du Parc naturel marin d’Iroise, la cohabitation entre pêche « 4 panneaux » et pêche côtière durable est tranchée en faveur des premiers. Il est impensable qu’en 2025, une approche écosystémique ne soit pas la règle. Alors que la France vient d'accueillir sur son territoire le sommet mondial des océans (UNOC) et prétend protéger la biodiversité, c'est un contre-sens écologique total.
• scandale économique : cette légalisation introduit délibérément une concurrence déloyale entre ligneurs et fileyeurs côtiers pratiquant une pêche durable, et une petite dizaine de chalutiers pratiquant cette technique pélagique. Cette concurrence est déjà insupportable en agriculture. Pourquoi l'étendre à la pêche ?
Nous, citoyennes et citoyens de Bretagne, refusons cette décision à rebours de l’histoire.
Soucieux de l’avenir de nos océans et solidaires de la flotte de pêche côtière, nous demandons
• Le retrait immédiat de l’arrêté préfectoral et de la délibération associée
• La reconnaissance réglementaire de tout engin opérant dans la colonne d‘eau comme relevant du chalutier pélagique quel que soit son montage technique
• L’interdiction stricte et cohérente de ces engins dans la bande côtière des 12 miles
• L’extension du zonage de protection à toute zone sensible notamment la baie d’Audierne et le sud de Sein
À l’initiative du Collectif J’aime ma mer
Contacts : Virginie Fouin, Florent Lardic
collectifjaimemamer@gmail.com
facebook : jaimemamercapsizun instagram : jaime_ma_mer
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Voix de signataires
Pétition lancée le 11 septembre 2025