Pétition pour la démission de Bernard Drainville, ministre de l'Éducation du Québec

Le problème

À l’attention de l’Assemblée nationale du Québec et du premier ministre François Legault

 

Considérant que Bernard Drainville a mis en œuvre des politiques contestées par un grand nombre d’enseignants, de parents et d’experts en éducation;

 

Considérant que son style de gouvernance autoritaire et improvisé contribue à une détérioration de la confiance envers le réseau éducatif;

 

Considérant que, dans l’affaire de l’école Bedford, bien que des mesures disciplinaires aient été prises, le ministre a réagi en ciblant d’abord les syndicats, ignorant la responsabilité évidente du Centre de services scolaire impliqué dans la tolérance d’un climat toxique;

 

Considérant qu’il a lui-même reconnu des coupures de 670 millions de dollars dans le réseau de l’éducation, ayant mené à la suspension de 99 projets essentiels, des compressions injustifiables en contexte de pénurie et de détresse dans les écoles;

 

Considérant que Bernard Drainville adopte fréquemment un ton condescendant et méprisant envers les membres du personnel scolaire, les syndicats, les parents et les experts, trahissant son rôle de représentant et de leader au service de la population;

 

Considérant qu’il a décidé, sans véritable dialogue avec la communauté, d’abandonner l’école FACE, un établissement artistique et éducatif précieux au cœur de Montréal;

 

Considérant qu’il a négligé les revendications légitimes des éducatrices en milieu scolaire durant les grèves, adoptant un ton rigide et condescendant au lieu d’ouvrir un véritable dialogue, ce qui a exacerbé le climat de tension et de mépris ressenti par les travailleuses essentielles du réseau;

 

Considérant qu’il multiplie les interventions publiques visant à discréditer les mouvements de grève et à semer la division entre les groupes du personnel scolaire, allant jusqu’à banaliser ou ridiculiser leurs revendications, ce qui mine le droit fondamental à la mobilisation et accentue la polarisation dans un réseau déjà fragilisé;

 

Considérant qu’il appuie le projet de loi 89, qui vise à restreindre le droit de grève pour certains travailleurs du secteur public, une atteinte grave aux droits fondamentaux et à la capacité de négociation des employé·es de l’État;

 

Considérant qu’il a piloté le projet de loi 94 sur la laïcité scolaire, dénoncé pour ses dérives idéologiques et discriminatoires, imposé sans consultation et sans prise en compte des réalités du terrain;

 

Considérant qu’il a instauré une nouvelle Semaine nationale contre l’intimidation, annoncée à la dernière minute et en doublon d’une semaine existante, qu’il l'a placée exactement en même temps que la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, une décision malavisée qui invisibilise deux causes importantes au lieu de les soutenir convenablement;

 

Considérant que le ministre a révélé un taux de décrochage scolaire atteignant 24 % dans les programmes réguliers, soit quatre fois plus élevé que dans les programmes particuliers, sans proposer de mesures structurantes pour corriger cette inégalité systémique;

 

Considérant que le plan de rattrapage post-grève, doté d’un budget de 300 millions de dollars, repose sur des initiatives volontaires peu encadrées en dehors des heures de classe, et a été critiqué pour son inefficacité à soutenir les élèves les plus vulnérables;

 

Considérant que des allégations de favoritisme partisan dans l’allocation des investissements en infrastructures scolaires ont soulevé des inquiétudes légitimes quant à l’équité dans la répartition des ressources publiques;

 

Considérant qu’il a décrété le vouvoiement obligatoire dans les écoles, une mesure superficielle et non appuyée scientifiquement, illustrant sa préférence pour les coups d’éclat plutôt que pour des solutions structurantes;

 

Considérant que malgré ses annonces, la pénurie d’enseignants persiste, laissant des milliers de postes vacants et une proportion significative d’enseignants non légalement qualifiés, affectant ainsi la qualité de l’éducation;

 

Considérant que ses interventions privilégient les effets d’annonce, ignorent les causes profondes des problèmes éducatifs, et témoignent d'un manque flagrant d'écoute et de vision à long terme;

 

Considérant que son incapacité à freiner l’exode du personnel enseignant et à valoriser la profession aggrave la crise actuelle plutôt que de la résoudre;

 

Nous, soussignés, demandons :

 

La démission immédiate de Bernard Drainville de son poste de ministre de l’Éducation du Québec;

 

La nomination rapide d’un·e ministre ayant une réelle expérience en éducation, qui sera sincèrement déterminé·e à écouter les gens sur le terrain et qui voudra travailler en étroite collaboration avec les acteurs du milieu éducatif afin de construire une école publique équitable, inclusive, à échelle humaine.

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Le problème

À l’attention de l’Assemblée nationale du Québec et du premier ministre François Legault

 

Considérant que Bernard Drainville a mis en œuvre des politiques contestées par un grand nombre d’enseignants, de parents et d’experts en éducation;

 

Considérant que son style de gouvernance autoritaire et improvisé contribue à une détérioration de la confiance envers le réseau éducatif;

 

Considérant que, dans l’affaire de l’école Bedford, bien que des mesures disciplinaires aient été prises, le ministre a réagi en ciblant d’abord les syndicats, ignorant la responsabilité évidente du Centre de services scolaire impliqué dans la tolérance d’un climat toxique;

 

Considérant qu’il a lui-même reconnu des coupures de 670 millions de dollars dans le réseau de l’éducation, ayant mené à la suspension de 99 projets essentiels, des compressions injustifiables en contexte de pénurie et de détresse dans les écoles;

 

Considérant que Bernard Drainville adopte fréquemment un ton condescendant et méprisant envers les membres du personnel scolaire, les syndicats, les parents et les experts, trahissant son rôle de représentant et de leader au service de la population;

 

Considérant qu’il a décidé, sans véritable dialogue avec la communauté, d’abandonner l’école FACE, un établissement artistique et éducatif précieux au cœur de Montréal;

 

Considérant qu’il a négligé les revendications légitimes des éducatrices en milieu scolaire durant les grèves, adoptant un ton rigide et condescendant au lieu d’ouvrir un véritable dialogue, ce qui a exacerbé le climat de tension et de mépris ressenti par les travailleuses essentielles du réseau;

 

Considérant qu’il multiplie les interventions publiques visant à discréditer les mouvements de grève et à semer la division entre les groupes du personnel scolaire, allant jusqu’à banaliser ou ridiculiser leurs revendications, ce qui mine le droit fondamental à la mobilisation et accentue la polarisation dans un réseau déjà fragilisé;

 

Considérant qu’il appuie le projet de loi 89, qui vise à restreindre le droit de grève pour certains travailleurs du secteur public, une atteinte grave aux droits fondamentaux et à la capacité de négociation des employé·es de l’État;

 

Considérant qu’il a piloté le projet de loi 94 sur la laïcité scolaire, dénoncé pour ses dérives idéologiques et discriminatoires, imposé sans consultation et sans prise en compte des réalités du terrain;

 

Considérant qu’il a instauré une nouvelle Semaine nationale contre l’intimidation, annoncée à la dernière minute et en doublon d’une semaine existante, qu’il l'a placée exactement en même temps que la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, une décision malavisée qui invisibilise deux causes importantes au lieu de les soutenir convenablement;

 

Considérant que le ministre a révélé un taux de décrochage scolaire atteignant 24 % dans les programmes réguliers, soit quatre fois plus élevé que dans les programmes particuliers, sans proposer de mesures structurantes pour corriger cette inégalité systémique;

 

Considérant que le plan de rattrapage post-grève, doté d’un budget de 300 millions de dollars, repose sur des initiatives volontaires peu encadrées en dehors des heures de classe, et a été critiqué pour son inefficacité à soutenir les élèves les plus vulnérables;

 

Considérant que des allégations de favoritisme partisan dans l’allocation des investissements en infrastructures scolaires ont soulevé des inquiétudes légitimes quant à l’équité dans la répartition des ressources publiques;

 

Considérant qu’il a décrété le vouvoiement obligatoire dans les écoles, une mesure superficielle et non appuyée scientifiquement, illustrant sa préférence pour les coups d’éclat plutôt que pour des solutions structurantes;

 

Considérant que malgré ses annonces, la pénurie d’enseignants persiste, laissant des milliers de postes vacants et une proportion significative d’enseignants non légalement qualifiés, affectant ainsi la qualité de l’éducation;

 

Considérant que ses interventions privilégient les effets d’annonce, ignorent les causes profondes des problèmes éducatifs, et témoignent d'un manque flagrant d'écoute et de vision à long terme;

 

Considérant que son incapacité à freiner l’exode du personnel enseignant et à valoriser la profession aggrave la crise actuelle plutôt que de la résoudre;

 

Nous, soussignés, demandons :

 

La démission immédiate de Bernard Drainville de son poste de ministre de l’Éducation du Québec;

 

La nomination rapide d’un·e ministre ayant une réelle expérience en éducation, qui sera sincèrement déterminé·e à écouter les gens sur le terrain et qui voudra travailler en étroite collaboration avec les acteurs du milieu éducatif afin de construire une école publique équitable, inclusive, à échelle humaine.

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