Pétition contre les fermetures de classes dans les écoles publiques du 12e arrondissement
Pétition contre les fermetures de classes dans les écoles publiques du 12e arrondissement
Le problème
Madame la Directrice Académique des Services de l’Éducation Nationale,
Monsieur le Directeur de l’Académie,
Madame la Rectrice,
Nous nous adressons à vous pour vous alerter sur la situation des écoles publiques dans le 12e arrondissement, pour la quatrième année visé par 11 fermetures de classes :
- maternelles : 28 Brèche-aux-Loups, 40 Meuniers, 47 Picpus
- élémentaire : Léonie Wanner, Robert-Jean Longuet, 18 Brèche-aux-Loups, 27 Reuilly, 52 Wattignies, 83 Michel Bizot, 165 Bercy, 315 Charenton
Chacune de ces écoles a des spécificités : scolarisation d’enfants en grande difficulté (centres d’hébergements d’urgence, foyer de familles victimes de violences intrafamiliales, foyers d’hébergements provisoires, populations financièrement défavorisées…), d’enfants de l’aire d’accueil de gens du voyage, d’enfants de forains de mars à début juin (parfois jusqu’à 25 dans certaines écoles, jamais comptabilisé·es dans vos effectifs), d’élèves en situation de handicap ayant droit à des accompagnements qui ne sont malheureusement pas pourvus (parfois plusieurs postes manquant dans certaines écoles), etc.
Toutes les études, disponibles dans la presse, montrent que les quartiers de la périphérie parisienne voient la grande pauvreté gagner du terrain y compris dans notre arrondissement, contrairement à ce que révèlent certains IPS d’écoles. Certaines de nos écoles devraient depuis longtemps être classées en éducation prioritaire – il n’y en a aucune dans notre arrondissement ! – mais le gel de la carte depuis une dizaine d’année n’a pas permis de revoir ces situations, avec les difficultés et les inégalités de traitement que cela provoque.
Ces fermetures de classe que vous prévoyez font suite à plusieurs années compliquées qui ont déjà vu des écoles perdre une voire deux classes. Dans d’autres, on ferme une classe ouverte récemment : cette stratégie à court terme est très destructrice pour les écoles, les équipes, et il serait souhaitable de travailler avec les services de la Direction des Affaires Scolaires de la Ville de Paris pour avoir des prévisions affinées sur au moins deux-trois ans.
Les classes seront encore plus chargées, même celles à double-niveau, et les conditions de travail de nos enfants, des élèves, dégradées. Ces dernières ne permettront plus non plus d’inclure dans de bonnes conditions les élèves d’ULIS, d’UPE2A ainsi que les autres élèves à besoins particuliers, accompagnés d’AESH ou non. Dans le cas de groupes scolaires, la fermeture d’une classe a des répercussions sur celle d’à côté.
Si baisse des effectifs il y a, elle doit servir à améliorer les conditions d’apprentissages des élèves, de plus en plus d’élèves ayant besoin d’attention particulière, de différenciation, d’aménagement de leurs conditions de scolarité.
Le climat scolaire a évolué ces dernières années. Les statistiques et les évaluations d’écoles témoignent de ce glissement de certaines de nos écoles vers un profil correspondant à l’éducation prioritaire. Cet état de fait est accentué par la concurrence exercée par les écoles privées qui parsèment notre arrondissement et ne sont pas soumises aux mêmes obligations en matière de recrutement des élèves et de rythmes scolaires.
Nous vivons comme une injustice votre entêtement à vouloir fermer des écoles dans les zones les plus fragiles, dans notre arrondissement particulièrement, alors que des arrondissements plus favorisés ont des moyennes par classe nettement inférieures à celles qui seront les nôtres après fermeture. Nous dénonçons avec force ce « deux poids, deux mesures ». Nos écoles sont des éléments centraux de la vie de nos quartiers. Nous ne pouvons accepter que les asphyxiez et les faites mourir à petit feu.
Nous, signataires, soucieuses et soucieux du bienêtre et des conditions d’apprentissages de nos enfants, des élèves, et afin que nos écoles puissent envisager la rentrée 2026-27 et les suivantes dans le calme et la sérénité nécessaires au bon déroulement de leur scolarité, nous vous demandons donc de renoncer à fermer des écoles dans notre collectif "Douze en lutte"arrondissement et d’engager Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale à revoir d’urgence la carte de l’éducation prioritaire.
Les enseignant·es, les parents d'élèves, les résident·es et les commerçant·es du 12e soutenu·es par la CGT Éduc’action Paris, la FSU-Snuipp Paris, Sud Éducation Paris, l’UL CGT Paris 12, l’UL FCPE du 12e, l'AAPE Wattignies Paris 12 affiliée UNAAPE, les RPEC 315 Charenton, les RPE 40 Meuniers, le CL FCPE de la Brèche aux Loups, le CL FCPE maternelle 253B Daumesnil, le CL FCPE Courteline, le CL FCPE de Marsoulan, le CL FCPE Gerty Archimède, ATTAC, Paris 12e, le collectif "Douze en lutte"…

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Le problème
Madame la Directrice Académique des Services de l’Éducation Nationale,
Monsieur le Directeur de l’Académie,
Madame la Rectrice,
Nous nous adressons à vous pour vous alerter sur la situation des écoles publiques dans le 12e arrondissement, pour la quatrième année visé par 11 fermetures de classes :
- maternelles : 28 Brèche-aux-Loups, 40 Meuniers, 47 Picpus
- élémentaire : Léonie Wanner, Robert-Jean Longuet, 18 Brèche-aux-Loups, 27 Reuilly, 52 Wattignies, 83 Michel Bizot, 165 Bercy, 315 Charenton
Chacune de ces écoles a des spécificités : scolarisation d’enfants en grande difficulté (centres d’hébergements d’urgence, foyer de familles victimes de violences intrafamiliales, foyers d’hébergements provisoires, populations financièrement défavorisées…), d’enfants de l’aire d’accueil de gens du voyage, d’enfants de forains de mars à début juin (parfois jusqu’à 25 dans certaines écoles, jamais comptabilisé·es dans vos effectifs), d’élèves en situation de handicap ayant droit à des accompagnements qui ne sont malheureusement pas pourvus (parfois plusieurs postes manquant dans certaines écoles), etc.
Toutes les études, disponibles dans la presse, montrent que les quartiers de la périphérie parisienne voient la grande pauvreté gagner du terrain y compris dans notre arrondissement, contrairement à ce que révèlent certains IPS d’écoles. Certaines de nos écoles devraient depuis longtemps être classées en éducation prioritaire – il n’y en a aucune dans notre arrondissement ! – mais le gel de la carte depuis une dizaine d’année n’a pas permis de revoir ces situations, avec les difficultés et les inégalités de traitement que cela provoque.
Ces fermetures de classe que vous prévoyez font suite à plusieurs années compliquées qui ont déjà vu des écoles perdre une voire deux classes. Dans d’autres, on ferme une classe ouverte récemment : cette stratégie à court terme est très destructrice pour les écoles, les équipes, et il serait souhaitable de travailler avec les services de la Direction des Affaires Scolaires de la Ville de Paris pour avoir des prévisions affinées sur au moins deux-trois ans.
Les classes seront encore plus chargées, même celles à double-niveau, et les conditions de travail de nos enfants, des élèves, dégradées. Ces dernières ne permettront plus non plus d’inclure dans de bonnes conditions les élèves d’ULIS, d’UPE2A ainsi que les autres élèves à besoins particuliers, accompagnés d’AESH ou non. Dans le cas de groupes scolaires, la fermeture d’une classe a des répercussions sur celle d’à côté.
Si baisse des effectifs il y a, elle doit servir à améliorer les conditions d’apprentissages des élèves, de plus en plus d’élèves ayant besoin d’attention particulière, de différenciation, d’aménagement de leurs conditions de scolarité.
Le climat scolaire a évolué ces dernières années. Les statistiques et les évaluations d’écoles témoignent de ce glissement de certaines de nos écoles vers un profil correspondant à l’éducation prioritaire. Cet état de fait est accentué par la concurrence exercée par les écoles privées qui parsèment notre arrondissement et ne sont pas soumises aux mêmes obligations en matière de recrutement des élèves et de rythmes scolaires.
Nous vivons comme une injustice votre entêtement à vouloir fermer des écoles dans les zones les plus fragiles, dans notre arrondissement particulièrement, alors que des arrondissements plus favorisés ont des moyennes par classe nettement inférieures à celles qui seront les nôtres après fermeture. Nous dénonçons avec force ce « deux poids, deux mesures ». Nos écoles sont des éléments centraux de la vie de nos quartiers. Nous ne pouvons accepter que les asphyxiez et les faites mourir à petit feu.
Nous, signataires, soucieuses et soucieux du bienêtre et des conditions d’apprentissages de nos enfants, des élèves, et afin que nos écoles puissent envisager la rentrée 2026-27 et les suivantes dans le calme et la sérénité nécessaires au bon déroulement de leur scolarité, nous vous demandons donc de renoncer à fermer des écoles dans notre collectif "Douze en lutte"arrondissement et d’engager Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale à revoir d’urgence la carte de l’éducation prioritaire.
Les enseignant·es, les parents d'élèves, les résident·es et les commerçant·es du 12e soutenu·es par la CGT Éduc’action Paris, la FSU-Snuipp Paris, Sud Éducation Paris, l’UL CGT Paris 12, l’UL FCPE du 12e, l'AAPE Wattignies Paris 12 affiliée UNAAPE, les RPEC 315 Charenton, les RPE 40 Meuniers, le CL FCPE de la Brèche aux Loups, le CL FCPE maternelle 253B Daumesnil, le CL FCPE Courteline, le CL FCPE de Marsoulan, le CL FCPE Gerty Archimède, ATTAC, Paris 12e, le collectif "Douze en lutte"…

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Voix de signataires
Pétition lancée le 29 mars 2026