Pétition contre le projet de réaménagement du boulevard Saint Jacques


Pétition contre le projet de réaménagement du boulevard Saint Jacques
Le problème
Madame la Maire du 14ème arrondissement,
Nous, riverains du boulevard Saint-Jacques, tenons à vous faire part de notre grande surprise et notre vive inquiétude quant aux orientations présentées lors de la réunion de restitution du 22 novembre dernier relative aux résultats de la seconde phase de concertation du projet de réaménagement de la place Denfert-Rochereau.
Nous avons en effet constaté lors de cette réunion – dont le support de présentation a été publié sur le site de la mairie du 14ème et dont il a été indiqué qu’elle marquait la fin de la consultation sur les usages des espaces – les points suivants :
- L’inclusion d’une portion substantielle du boulevard Saint-Jacques (entre la place Denfert-Rochereau et la rue Leclerc) dans le périmètre du projet de réaménagement de la place Denfert-Rochereau
- L’implantation sur cet espace d’un parc canin dont il est prévu qu’il demeure accessible de manière continue
En effet, nous avons suivi la démarche de concertation qui a été menée et, pour certains d’entre nous, avons participé à plusieurs réunions. Nous avons donc été particulièrement déroutés par ces deux nouveautés qui sont apparues de manière inopinée en toute fin de concertation et qui ont été présentées lors de la réunion de restitution comme définitives et insusceptibles d’être réétudiées.
Ces nouveautés s’inscrivent pourtant en totale contradiction avec la démarche menée jusqu’alors sur des aspects très substantiels :
- Le périmètre soumis à concertation pour le réaménagement de la place Denfert-Rochereau excluait cette portion du boulevard Saint-Jacques. L’inclusion de cette zone n’est apparue qu’à la fin de la phase de concertation lors de l’ultime atelier du 9 novembre où seulement 26 personnes ont participé – contre un total de 131 personnes pour la réunion de lancement du 11 octobre où cette portion du boulevard était clairement hors périmètre d’étude. Lors de la réunion de restitution du 22 novembre, avec un public beaucoup plus large, aucune possibilité de dialogue n’a été possible sur l’option retenue. Dès lors, il est impossible de parler d’une concertation digne de ce nom sur cet espace dans la mesure où (a) la publicité requise afin que les riverains soient informés ab initio du nouveau périmètre et puissent s’expliquer n’a pas été respectée et où (b) l’orientation retenue de cet espace qui n’a pas donc fait l’objet d’une discussion large a été ensuite très promptement présentée lors de la réunion de restitution sans qu’elle puisse être en aucune façon soumise à discussion à cette occasion.
- Le diagnostic posé lors de la première phase de la concertation (fin 2021/début 2022) faisait mention que le secteur Est de la place (duquel le boulevard Saint-Jacques est limitrophe) était, des quatre secteurs, celui où les usages souhaités étaient nettement plus orientés vers des activités calmes en opposition à des usages actifs (activités calmes : 43% pour le secteur Est vs. de 36% à 39% pour les autres secteurs, usages actifs : 37% pour le secteur est vs. de 47% à 56% pour les autres secteurs). De plus, le square Jacques Antoine (où est actuellement installé le parc canin) était le moins apprécié des quatre squares de la place Denfert-Rochereau en raison notamment des nuisances sonores (notamment des aboiements). En conséquence, la proposition d’implanter un parc canin sur le boulevard Saint-Jacques apparait en totale contradiction avec le diagnostic sur les usages issu de la première phase de consultation en ce qu’il propose de localiser à cet endroit un usage très actif et bruyant tranchant avec la quiétude souhaitée par les participants à la concertation.
Au-delà du fait que nous estimons que la démarche de concertation n’a pas été, en l’espèce, respectée, nous pensons que le choix d’implantation d’un parc canin sur cet espace a été fait dans la précipitation et sans considération des caractéristiques particulières de l’environnement de cette portion du boulevard Saint-Jacques. A cet égard, de notre point de vue de riverains de cet espace et qui sommes donc ceux qui le fréquentons le plus, l’aménagement qui a vocation à y être implanté dans le futur doit intégrer les éléments suivants :
- Être en cohérence et assurer la pérennité de la démarche de végétalisation et de fleurissement des plates-bandes menée depuis plusieurs années par les riverains du boulevard sur sa partie nord.
- S’articuler avec la persistance d’une circulation routière importante de part et d’autre du terre-plein central du point de vue de la sécurité.
- Prendre en compte les spécificités du flux de fréquentation induit par la proximité du hub de transport (RER B, Orlybus) et du Café Oz – en particulier la nuit.
L’implantation d’un parc canin accessible de manière continue apparait comme ayant été proposé sans qu’il soit tenu compte d’aucune de ces problématiques :
- Les plates-bandes entretenues par les jardiniers-riverains du boulevard Saint-Jacques sont déjà à ce jour ordinairement dégradées car certains propriétaires de chiens les laissent librement gratter les espaces fleuris et les abîment. Nous craignons que l’augmentation massive de la fréquentation canine liée à l’implantation du parc et ses conséquences sur ce point ne risque de mettre à mal la persévérance des jardiniers bénévoles et leur souhait de poursuivre dans cette voie.
- L’implantation à proximité de voies de circulation automobile fréquentées d’un parc canin où les chiens ne sont pas tenus en laisse fait craindre des conséquences accidentogènes graves pour les chiens, les automobilistes et les passants.
- La présence sur le terre-plein du boulevard d’un espace accessible en permanence avec des assises invitera à ce que cet espace soit occupé la nuit par les clients du café Oz avec, par ailleurs, une cohabitation potentiellement conflictuelle avec les canidés. De manière plus générale et compte tenu de ce que nous observons d’ores et déjà, l’impact du réaménagement du terre-plein central sur la fréquentation de cet espace la nuit est pour nous une préoccupation majeure.
Pour ces différentes raisons, nous vous faisons part de notre franc refus de voir implanter à cet endroit un parc canin dans les conditions présentées lors de la réunion du 22 novembre.
En adéquation avec la démarche générale adoptée par la municipalité parisienne sur ces sujets, notre position est que le réaménagement du boulevard Saint-Jacques ne peut être envisagé que dans le cadre d’une véritable concertation où les riverains seront pleinement consultés et après que les études appropriées aient été menées. Ce projet ne peut être mené dans la précipitation et en imposant de manière brutale des solutions inopportunes alors qu’il impacterait de manière majeure l’environnement du quartier et le cadre de vie de ses habitants.
Aussi, sauf à ce que vous soyez disposée à réouvrir la phase d’études et de concertation pour y traiter de cette portion du boulevard Saint-Jacques – ce qui ne manquera pas de retarder de manière importante le calendrier global de réaménagement de la place Denfert-Rochereau et qui n’est peut-être pas compatible avec vos impératifs –, nous vous demandons d’exclure purement et simplement cette zone ajoutée en dernière minute du périmètre de la restructuration.
C’est parce que nous croyons à la volonté de dialogue et à la capacité d’écoute de l’équipe municipale de l’arrondissement que nous initions cette démarche citoyenne en vue de trouver une solution amiable. Nous ne doutons pas que vous serez réceptive, Madame la Maire, à nos préoccupations et à l’esprit de notre démarche.
Comptant sur vous, nous vous prions d’agréer, Madame la Maire, l’expression de notre parfaite considération.
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Le problème
Madame la Maire du 14ème arrondissement,
Nous, riverains du boulevard Saint-Jacques, tenons à vous faire part de notre grande surprise et notre vive inquiétude quant aux orientations présentées lors de la réunion de restitution du 22 novembre dernier relative aux résultats de la seconde phase de concertation du projet de réaménagement de la place Denfert-Rochereau.
Nous avons en effet constaté lors de cette réunion – dont le support de présentation a été publié sur le site de la mairie du 14ème et dont il a été indiqué qu’elle marquait la fin de la consultation sur les usages des espaces – les points suivants :
- L’inclusion d’une portion substantielle du boulevard Saint-Jacques (entre la place Denfert-Rochereau et la rue Leclerc) dans le périmètre du projet de réaménagement de la place Denfert-Rochereau
- L’implantation sur cet espace d’un parc canin dont il est prévu qu’il demeure accessible de manière continue
En effet, nous avons suivi la démarche de concertation qui a été menée et, pour certains d’entre nous, avons participé à plusieurs réunions. Nous avons donc été particulièrement déroutés par ces deux nouveautés qui sont apparues de manière inopinée en toute fin de concertation et qui ont été présentées lors de la réunion de restitution comme définitives et insusceptibles d’être réétudiées.
Ces nouveautés s’inscrivent pourtant en totale contradiction avec la démarche menée jusqu’alors sur des aspects très substantiels :
- Le périmètre soumis à concertation pour le réaménagement de la place Denfert-Rochereau excluait cette portion du boulevard Saint-Jacques. L’inclusion de cette zone n’est apparue qu’à la fin de la phase de concertation lors de l’ultime atelier du 9 novembre où seulement 26 personnes ont participé – contre un total de 131 personnes pour la réunion de lancement du 11 octobre où cette portion du boulevard était clairement hors périmètre d’étude. Lors de la réunion de restitution du 22 novembre, avec un public beaucoup plus large, aucune possibilité de dialogue n’a été possible sur l’option retenue. Dès lors, il est impossible de parler d’une concertation digne de ce nom sur cet espace dans la mesure où (a) la publicité requise afin que les riverains soient informés ab initio du nouveau périmètre et puissent s’expliquer n’a pas été respectée et où (b) l’orientation retenue de cet espace qui n’a pas donc fait l’objet d’une discussion large a été ensuite très promptement présentée lors de la réunion de restitution sans qu’elle puisse être en aucune façon soumise à discussion à cette occasion.
- Le diagnostic posé lors de la première phase de la concertation (fin 2021/début 2022) faisait mention que le secteur Est de la place (duquel le boulevard Saint-Jacques est limitrophe) était, des quatre secteurs, celui où les usages souhaités étaient nettement plus orientés vers des activités calmes en opposition à des usages actifs (activités calmes : 43% pour le secteur Est vs. de 36% à 39% pour les autres secteurs, usages actifs : 37% pour le secteur est vs. de 47% à 56% pour les autres secteurs). De plus, le square Jacques Antoine (où est actuellement installé le parc canin) était le moins apprécié des quatre squares de la place Denfert-Rochereau en raison notamment des nuisances sonores (notamment des aboiements). En conséquence, la proposition d’implanter un parc canin sur le boulevard Saint-Jacques apparait en totale contradiction avec le diagnostic sur les usages issu de la première phase de consultation en ce qu’il propose de localiser à cet endroit un usage très actif et bruyant tranchant avec la quiétude souhaitée par les participants à la concertation.
Au-delà du fait que nous estimons que la démarche de concertation n’a pas été, en l’espèce, respectée, nous pensons que le choix d’implantation d’un parc canin sur cet espace a été fait dans la précipitation et sans considération des caractéristiques particulières de l’environnement de cette portion du boulevard Saint-Jacques. A cet égard, de notre point de vue de riverains de cet espace et qui sommes donc ceux qui le fréquentons le plus, l’aménagement qui a vocation à y être implanté dans le futur doit intégrer les éléments suivants :
- Être en cohérence et assurer la pérennité de la démarche de végétalisation et de fleurissement des plates-bandes menée depuis plusieurs années par les riverains du boulevard sur sa partie nord.
- S’articuler avec la persistance d’une circulation routière importante de part et d’autre du terre-plein central du point de vue de la sécurité.
- Prendre en compte les spécificités du flux de fréquentation induit par la proximité du hub de transport (RER B, Orlybus) et du Café Oz – en particulier la nuit.
L’implantation d’un parc canin accessible de manière continue apparait comme ayant été proposé sans qu’il soit tenu compte d’aucune de ces problématiques :
- Les plates-bandes entretenues par les jardiniers-riverains du boulevard Saint-Jacques sont déjà à ce jour ordinairement dégradées car certains propriétaires de chiens les laissent librement gratter les espaces fleuris et les abîment. Nous craignons que l’augmentation massive de la fréquentation canine liée à l’implantation du parc et ses conséquences sur ce point ne risque de mettre à mal la persévérance des jardiniers bénévoles et leur souhait de poursuivre dans cette voie.
- L’implantation à proximité de voies de circulation automobile fréquentées d’un parc canin où les chiens ne sont pas tenus en laisse fait craindre des conséquences accidentogènes graves pour les chiens, les automobilistes et les passants.
- La présence sur le terre-plein du boulevard d’un espace accessible en permanence avec des assises invitera à ce que cet espace soit occupé la nuit par les clients du café Oz avec, par ailleurs, une cohabitation potentiellement conflictuelle avec les canidés. De manière plus générale et compte tenu de ce que nous observons d’ores et déjà, l’impact du réaménagement du terre-plein central sur la fréquentation de cet espace la nuit est pour nous une préoccupation majeure.
Pour ces différentes raisons, nous vous faisons part de notre franc refus de voir implanter à cet endroit un parc canin dans les conditions présentées lors de la réunion du 22 novembre.
En adéquation avec la démarche générale adoptée par la municipalité parisienne sur ces sujets, notre position est que le réaménagement du boulevard Saint-Jacques ne peut être envisagé que dans le cadre d’une véritable concertation où les riverains seront pleinement consultés et après que les études appropriées aient été menées. Ce projet ne peut être mené dans la précipitation et en imposant de manière brutale des solutions inopportunes alors qu’il impacterait de manière majeure l’environnement du quartier et le cadre de vie de ses habitants.
Aussi, sauf à ce que vous soyez disposée à réouvrir la phase d’études et de concertation pour y traiter de cette portion du boulevard Saint-Jacques – ce qui ne manquera pas de retarder de manière importante le calendrier global de réaménagement de la place Denfert-Rochereau et qui n’est peut-être pas compatible avec vos impératifs –, nous vous demandons d’exclure purement et simplement cette zone ajoutée en dernière minute du périmètre de la restructuration.
C’est parce que nous croyons à la volonté de dialogue et à la capacité d’écoute de l’équipe municipale de l’arrondissement que nous initions cette démarche citoyenne en vue de trouver une solution amiable. Nous ne doutons pas que vous serez réceptive, Madame la Maire, à nos préoccupations et à l’esprit de notre démarche.
Comptant sur vous, nous vous prions d’agréer, Madame la Maire, l’expression de notre parfaite considération.
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Pétition lancée le 10 décembre 2023