Pétition concernant les travaux en cours de la piste 4 de l’aéroport Paris-Orly

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Le problème

A l’attention de Laurence FAURE, Directrice de l’aéroport Paris-Orly - Groupe ADP et de la Direction générale de l’Aviation Civile (DGAC),

Nous, habitants des communes concernées par la déviation des voies aériennes pendant les travaux de la piste 4 de l’aéroport Paris-Orly dans le cadre de sa réfection, demandons que notre voix et notre existence soient considérées par l’aéroport Paris-Orly et le Groupe ADP.

Pour rappel, le Groupe ADP était historiquement un établissement public autonome, puis il est devenu une société anonyme dont l’Etat détient 50,6 % du capital et 60 % des votes. Cette société est côtée en bourse depuis 2006. Le transport de voyageurs ne devrait pas nuire à autant de personnes sur une durée aussi longue ! La recherche de profit privé semble éloigner ce service public du respect de l’intérêt général.

Depuis le 10 août et jusqu’au 17 décembre 2026, soit pendant 4 mois et une semaine, des avions circulent à basse altitude à proximité de nombreuses communes pour rejoindre les pistes 2 et 3 de l’aéroport.

La voie aérienne de la piste 2 survole de nombreuses communes : Cheptainville, Marolles-en-Hurepoix, Brétigny-sur-Orge, Le Plessis-Pâté, Saint-Michel-sur-Orge, Sainte-Geneviève-des-Bois, Villiers-sur-Orge, Morsang-sur-Orge, Viry-Chatillon, Epinay-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Juvisy, Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste et leurs habitants qui sont au total 265 468.

Nous riverains sommes donc quotidiennement impactés : toutes les 2 minutes au plus fort de l’activité, un avion traverse le ciel pour atterrir ou décoller en fonction du sens du vent. Il faut savoir qu’un double vitrage ne suffit pas à couvrir la nuisance sonore.

 Images provenant du manuel produit par le groupe ADP pour expliquer les travaux.

A titre de comparaison, la voie aérienne de la piste 4 (celle actuellement en travaux) impacte près de 93 568 habitants et la piste 3 en impacte 175 645 habitants (côté ouest et côté est compris).

Bien que pendant la durée des travaux, 3 000 vols ont été supprimés ou transférés vers l’aéroport Charles de Gaulle, cette diminution n'est pas suffisante.

Par cette présente pétition, nous demandons à l’aéroport Paris-Orly et au Groupe ADP :

  • Une révision des horaires de couvre-feu pour un arrêt du trafic pour 8 heures consécutives. Actuellement, l'arrêt des vols est effectif de 23h30 à 6h (décision ministérielle du 4 avril 1968), ce qui n’est pas assez pour nos modes de vie actuels. Insomnies, mal-être auditif, angoisse ou éco-anxiété, sont des maux psychologiques qui peuvent entraîner des maladies physiques à force d’exposition répétée telles que le stress, l'hypertension et les problèmes cardio-vasculaires selon l’ACNUSA. De plus, après avoir vécu cinq épisodes caniculaires pendant l’été, nous sommes contraints de maintenir nos fenêtres fermées pour éviter de souffrir du bruit. Une fatigue chronique commence donc à s’installer et peut être totalement délétère sur le long-terme. Nous demandons également que l’étude DEBATS de Bruitparif soit également réalisée pour l’aéroport de Paris-Orly (et non seulement celui de CDG) afin de mesurer concrètement les nuisances sonores et avoir de réelles données chiffrées.

 

  • Une diminution du trafic de l’aéroport car ce n’est pas aux 265 468 habitants de supporter les modifications du trafic aérien occasionnées par le chantier. Peu importe le domaine, lorsque des travaux sont réalisés, des baisses d’activité sont prévues. Prenons l’exemple des routes fermées lors des travaux sur la voirie, des trajets déportés lors des travaux ferroviaires... Pourquoi l’aviation civile serait le seul domaine qui mérite de tourner à quasi plein régime alors que c’est celui qui est le moins usité par les Français ?

 

  • Une compensation financière pour la gêne occasionnée comme la baisse de la taxe foncière. Cela n’est pas correct que les habitants doivent souffrir de cette déportation sans sourciller et sans aucune compensation. Lorsqu’un service est dégradé (surtout si il repose sur une logique marchande), il est plus que normal que les habitants des villes impactées doivent recevoir une compensation financière surtout que ces survols entraînent une décote de la valeur immobilière.

 

  • Un engagement juridiquement viable qui déclare que la piste 2 n’aura JAMAIS une utilisation de longue durée, ni définitive. L'utilisation de cette voie DOIT rester exceptionnelle et provisoire : elle ne DOIT PAS être considéré comme utilisable sur le long-terme. Nous avons acheter des maisons à prix coutant sans considération de cette nuisance. Nous demandons cet engagement suite à la publication du Contrat de régulation économique 2027-2034 du Groupe ADP qui s’engage à augmenter le nombre de passagers de 4 millions à Paris-Orly à horizon 2034.

En plus de la nuisance sonore, le secteur aérien est également responsable de pollution. De part la combustion du kérosène qui lâche du CO2 dans l’atmosphère. Rappelons que la durée de vie du CO2 est de 100 ans de durée de vie. Rappelons que le secteur aérien s’est engagé à utiliser des carburants durables d’aviation depuis avril 2023 dans le cadre du ReFuelEU Aviation. Rappelons que le secteur aérien civile représente 6,4 % des émissions totales de CO2 en France.

Merci pour votre attention,

L’ensemble des données chiffrées et autres informations proviennent des sites internet de Wikipédia et du groupe ADP.

L'image d'illustration provient d'un article du journal Le Parisien.

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Alice M.Lanceur de pétition

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