

Opposition à la démolition du bâtiment principal situé au 220, rue Lesage


Opposition à la démolition du bâtiment principal situé au 220, rue Lesage
Le problème
Nous, les signataires ci-dessous, sommes contre le projet de Démolition et Reconstruction du site au 220 rue Lesage, Sainte-Adèle, qui a été annoncé le 1er février dernier.
Voici le lien de l'avis de démolition et reconstruction de la ville : https://ville.sainte-adele.qc.ca/nouvelles-projet-de-demolition-et-reconstruction-du-site-du-220-rue-lesage-1624.php?s=urbanisme
Les raisons de notre opposition sont les suivantes :
1) La résidence Manoir des Pays d’en Haut est un bâtiment historique, construit vers 1910 pour les Sœurs de la Providence. Les religieuses sont venues dans la région commençant l’enseignement aux enfants. Elles ont vécu environ 80 ans dans ce bâtiment. Les méthodes de construction de l’époque en font une structure très solide et stable, de même que patrimoniale par sa rareté et, au lieu de la démolir, on pourrait lui donner d’autres fonctions. Des travaux de rénovation et de restauration pourraient être entrepris pour préserver sa structure et son intégrité. Le bâtiment possède une architecture distinctive et une valeur patrimoniale significative pour notre communauté. Sa démolition entraînerait la perte d'un élément important de notre histoire locale et nuirait grandement à l'esthétique du quartier. Ce bâtiment a été le premier construit dans le quartier, autour duquel l’harmonie du reste de l'environnement s’est développée. Toutes les maisons autour ont été construites et orientées en rapport à ce bâtiment. Le tout s’est dessiné par ce centre architectural du paysage qu’était le Couvent des Sœurs de la Providence. L’esthétique du quartier et son âme se distinguent par les grands espaces ouverts et les franges de forêts, autant sur le terrain du 220 rue Lesage que sur tous les autres terrains autour. Le bâtiment a aussi son histoire liée à celle de l’église qui est sa voisine et forme un tout avec elle.
2) Il est dorénavant admis que le développement durable exige que l’on conserve les bâtiments qui n’ont pas atteint leur fin de vie, ce qui est le cas de cet ancien couvent, comme nous venons de le souligner. En réhabilitant de vieux bâtiments, les villes et les collectivités peuvent donner naissance à des quartiers recherchés et intéressants tant sur les plans visuel que social, tout en faisant preuve de responsabilité environnementale. La conservation du patrimoine par la réhabilitation d'édifices contribue à un éventail d'avantages, notamment en réduisant les grande quantité de déchets de démolition, en sauvegardant d'importantes ressources non renouvelables ainsi qu'en limitant les énormes gaspillages d’énergies diverses liés à tout projet de démolition/reconstruction non nécessaire.
3) Bien que les coûts de restauration puissent être substantiels, ils doivent être mis en perspective avec le dit développement durable, ainsi qu’avec la valeur intrinsèque et historique de la construction qui a une valeur patrimoniale, architecturale, esthétique, d’harmonisation du quartier, historique pour la ville, et une valeur au niveau de l’esprit et de l’âme de Sainte-Adèle dans sa distinction culturelle. Investir dans la préservation de notre patrimoine architectural est un investissement dans l'identité et le caractère de notre ville, et du Québec en entier.
4) Quant à la valeur patrimoniale et à la préservation des lieux, du bâtiment en question et de son terrain émane l’importance historique et culturelle des fondateurs de Sainte-Adèle, dont étaient les Sœurs de la Providence. Il y a un esprit du temps distinctif à Sainte-Adèle, entre autre lié aux Belles histoires des pays d’en haut, et nous voyons cet esprit culturel et historique s’effacer lentement avec les restructuration et modernisation des quartiers. Cela est une richesse inestimable qui se trouve dans un processus de péril irréversible. Il est de notre devoir de préserver pour les générations futures cette histoire, cette culture et cet esprit propre à Sainte Adèle.
5) Le projet affiché témoigne de la vision des promoteurs qui envisagent la construction de quatre édifices ayant de 30 à 33 unités chacun, ce qui excèdent les limites de zonage qui sont de 6 unités par bâtiment. Le quartier adjacent est zoné résidentiel, où il y a une nette majorité de maisons unifamiliales. Résulterait d’une telle vision de l’urbanisme une augmentation drastique du trafic et du bruit, ainsi qu’une densification extrême de la population, toutes hors proportion avec l’harmonie des lieux et de l’environnement.
6) Il y a aussi un danger de dommages causés par le dynamitage pendant la construction pour les maisons existantes aux alentours, incluant le lac Rond.
7) Quant aux écosystèmes environnants, il y a danger d’une augmentation de la pollution de la région et du lac. Densifier les bassins versants d'un lac peut avoir des conséquences drastiques et néfastes sur la qualité de l'eau et les écosystèmes environnants. Plus il y a d'asphalte et de béton sur la surface du bassin versant, plus il y a d'écoulements contaminés. La densification accroit ainsi le ruissellement des polluants tels que les engrais, les pesticides, les hydrocarbures et les déchets urbains vers le lac. Cela engendre une contamination de l'eau, nuisible à la faune aquatique et potentiellement dangereuse pour la santé humaine.
8) À cause de toutes les raisons mentionner ci-haut, il est aussi assuré que, si un tel projet va de l’avant, les propriétés du quartier vont perdre substantiellement de leur valeur (pour plusieurs ce sont des efforts financiers de toute une vie).
En tant que membres de la communauté, nous nous joignons à d'autres voix qui s'opposent à cette démolition. Notre opposition collective témoigne de l'attachement profond que nous avons pour notre patrimoine, notre histoire, notre environnement bâti, le développement durable et pour l'environnement.
En conclusion, la démolition du bâtiment au 220, rue Lesage serait une perte irréparable pour notre communauté et un gaspillage culturel et énergétique. Nous vous exhortons donc à rejeter cette demande et à explorer des alternatives qui permettraient de préserver et de restaurer ce précieux patrimoine.
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Le problème
Nous, les signataires ci-dessous, sommes contre le projet de Démolition et Reconstruction du site au 220 rue Lesage, Sainte-Adèle, qui a été annoncé le 1er février dernier.
Voici le lien de l'avis de démolition et reconstruction de la ville : https://ville.sainte-adele.qc.ca/nouvelles-projet-de-demolition-et-reconstruction-du-site-du-220-rue-lesage-1624.php?s=urbanisme
Les raisons de notre opposition sont les suivantes :
1) La résidence Manoir des Pays d’en Haut est un bâtiment historique, construit vers 1910 pour les Sœurs de la Providence. Les religieuses sont venues dans la région commençant l’enseignement aux enfants. Elles ont vécu environ 80 ans dans ce bâtiment. Les méthodes de construction de l’époque en font une structure très solide et stable, de même que patrimoniale par sa rareté et, au lieu de la démolir, on pourrait lui donner d’autres fonctions. Des travaux de rénovation et de restauration pourraient être entrepris pour préserver sa structure et son intégrité. Le bâtiment possède une architecture distinctive et une valeur patrimoniale significative pour notre communauté. Sa démolition entraînerait la perte d'un élément important de notre histoire locale et nuirait grandement à l'esthétique du quartier. Ce bâtiment a été le premier construit dans le quartier, autour duquel l’harmonie du reste de l'environnement s’est développée. Toutes les maisons autour ont été construites et orientées en rapport à ce bâtiment. Le tout s’est dessiné par ce centre architectural du paysage qu’était le Couvent des Sœurs de la Providence. L’esthétique du quartier et son âme se distinguent par les grands espaces ouverts et les franges de forêts, autant sur le terrain du 220 rue Lesage que sur tous les autres terrains autour. Le bâtiment a aussi son histoire liée à celle de l’église qui est sa voisine et forme un tout avec elle.
2) Il est dorénavant admis que le développement durable exige que l’on conserve les bâtiments qui n’ont pas atteint leur fin de vie, ce qui est le cas de cet ancien couvent, comme nous venons de le souligner. En réhabilitant de vieux bâtiments, les villes et les collectivités peuvent donner naissance à des quartiers recherchés et intéressants tant sur les plans visuel que social, tout en faisant preuve de responsabilité environnementale. La conservation du patrimoine par la réhabilitation d'édifices contribue à un éventail d'avantages, notamment en réduisant les grande quantité de déchets de démolition, en sauvegardant d'importantes ressources non renouvelables ainsi qu'en limitant les énormes gaspillages d’énergies diverses liés à tout projet de démolition/reconstruction non nécessaire.
3) Bien que les coûts de restauration puissent être substantiels, ils doivent être mis en perspective avec le dit développement durable, ainsi qu’avec la valeur intrinsèque et historique de la construction qui a une valeur patrimoniale, architecturale, esthétique, d’harmonisation du quartier, historique pour la ville, et une valeur au niveau de l’esprit et de l’âme de Sainte-Adèle dans sa distinction culturelle. Investir dans la préservation de notre patrimoine architectural est un investissement dans l'identité et le caractère de notre ville, et du Québec en entier.
4) Quant à la valeur patrimoniale et à la préservation des lieux, du bâtiment en question et de son terrain émane l’importance historique et culturelle des fondateurs de Sainte-Adèle, dont étaient les Sœurs de la Providence. Il y a un esprit du temps distinctif à Sainte-Adèle, entre autre lié aux Belles histoires des pays d’en haut, et nous voyons cet esprit culturel et historique s’effacer lentement avec les restructuration et modernisation des quartiers. Cela est une richesse inestimable qui se trouve dans un processus de péril irréversible. Il est de notre devoir de préserver pour les générations futures cette histoire, cette culture et cet esprit propre à Sainte Adèle.
5) Le projet affiché témoigne de la vision des promoteurs qui envisagent la construction de quatre édifices ayant de 30 à 33 unités chacun, ce qui excèdent les limites de zonage qui sont de 6 unités par bâtiment. Le quartier adjacent est zoné résidentiel, où il y a une nette majorité de maisons unifamiliales. Résulterait d’une telle vision de l’urbanisme une augmentation drastique du trafic et du bruit, ainsi qu’une densification extrême de la population, toutes hors proportion avec l’harmonie des lieux et de l’environnement.
6) Il y a aussi un danger de dommages causés par le dynamitage pendant la construction pour les maisons existantes aux alentours, incluant le lac Rond.
7) Quant aux écosystèmes environnants, il y a danger d’une augmentation de la pollution de la région et du lac. Densifier les bassins versants d'un lac peut avoir des conséquences drastiques et néfastes sur la qualité de l'eau et les écosystèmes environnants. Plus il y a d'asphalte et de béton sur la surface du bassin versant, plus il y a d'écoulements contaminés. La densification accroit ainsi le ruissellement des polluants tels que les engrais, les pesticides, les hydrocarbures et les déchets urbains vers le lac. Cela engendre une contamination de l'eau, nuisible à la faune aquatique et potentiellement dangereuse pour la santé humaine.
8) À cause de toutes les raisons mentionner ci-haut, il est aussi assuré que, si un tel projet va de l’avant, les propriétés du quartier vont perdre substantiellement de leur valeur (pour plusieurs ce sont des efforts financiers de toute une vie).
En tant que membres de la communauté, nous nous joignons à d'autres voix qui s'opposent à cette démolition. Notre opposition collective témoigne de l'attachement profond que nous avons pour notre patrimoine, notre histoire, notre environnement bâti, le développement durable et pour l'environnement.
En conclusion, la démolition du bâtiment au 220, rue Lesage serait une perte irréparable pour notre communauté et un gaspillage culturel et énergétique. Nous vous exhortons donc à rejeter cette demande et à explorer des alternatives qui permettraient de préserver et de restaurer ce précieux patrimoine.
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Les décisionnaires
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Pétition lancée le 10 février 2024