Boycott de tous les produits de l'agrobusiness brésilien

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BOYCOTT DE TOUS LES PRODUITS DE L'AGROBUSINESS BRESILIEN

L'urgence sociale, démocratique et écologique guide notre action, le boycott est notre arme. 

  • Notre planète est dans une situation écologique dramatique. Depuis 1992, les forêts ont perdu 1,2 milliard de km², la faune sauvage a chuté de près d'un tiers, les pollutions industrielles s'étendent partout, les émissions de gaz à effet de serre et les températures battent des records. 
  • En dépit de ses réalités alarmantes, le plan du président brésilien, Jair Bolsonaro, de son gouvernement et de ses partenaires industriels et lobbyistes est simple : accroître toujours plus l'exploitation industrielle des terres pour satisfaire leur pouvoir et leur enrichissement. Pour cela, ils n'hésitent pas à appliquer une politique d'intimidation et de terreur à l'endroit des populations amérindiennes et de tous ceux et celles qui s'opposent à la dévastation en cours.
  • Nous considérons la forêt primaire d'Amazonie et les écosystèmes fragiles brésiliens comme un bien commun des populations autochtones et, au delà, comme un bien commun de toute l'humanité. Nous entendons aussi répondre à l'appel lancé à l'opinion internationale par la Coordination des peuples indigènes du Brésil en avril 2019 : "Nous demandons aux consommateurs de boycotter les produits issus de l’agrobusiness brésilien, jusqu’à ce que le gouvernement prenne en considération la question des démarcations de terre et des violences contre les indigènes. Car nous voulons la paix et nos peuples veulent vivre enfin une vie juste et digne. » (1)
  • En conséquence nous boycottons et appelons à un boycott massif de l'ensemble des produits commercialisés par les entreprises qui soutiennent la politique écocidaire du gouvernement de Jair Bolsonaro : viandes bovines et de volailles, soja, maïs, fruits et jus de fruits, café, sucre de canne, cosmétiques, bois et meubles...
  • Notre action ne cible pas le peuple brésilien mais les acteurs politiques, économiques et financiers. Nombre de banques, de compagnies et d'investisseurs étrangers, notamment européens et nord américains participent indirectement à la destruction de l'environnement et à la violation des droits des peuples. Les acteurs du commerce équitable et les entreprises brésiliennes qui répondent à des standards rigoureux dans le respect des droits humains et de l'environnement ne sont pas concernés par notre action. Nous les assurons au contraire de tout notre soutien.

(1) Sônia Guajajara, présidente de la Coordination des peuples indigènes du Brésil