Pour que les Françaises puissent poursuivre leur PMA en Europe durant la pandémie Covid-19

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A la mi-mars les centres de procréation médicalement assistée (PMA) dans plusieurs pays européens se sont mis à l’arrêt. Cela a dès lors contraint un grand nombre de femmes, y poursuivant ou devant y engager un parcours de PMA pour diverses raisons médicales, à interrompre des protocoles déjà entamés ou à les reporter à une date indéfinie.

Certains pays européens ont permis aux cliniques de rouvrir fin avril (ex. Espagne, République tchèque). Mais à l'heure actuelle, il est impossible aux Françaises de se rendre dans ces pays pour y réaliser leur PMA. 

Pour que cela devienne possible, il faudrait qu’un certain nombre de paramètres soient considérés avec la plus grande attention. Parmi lesquels :

  • la réouverture des frontières - ou la possibilité de les passer avec une autorisation spécifique - ;
  • la possibilité de voyager en avion et/ou en voiture, en étant accompagnée ;
  • la possibilité de réserver un hôtel sur place.

Mais aujourd’hui, nous n’avons aucune information concernant ces points, ni par les cliniques ni par les autorités gouvernementales européennes, et plus particulièrement françaises.

L’arrêt très brutal des parcours de PMA à l’étranger a plusieurs impacts considérables :

  • sur notre santé psychologique ; nous sommes plongées dans un immense doute sur la possibilité de reprendre nos parcours à court ou moyen termes, ce qui génère beaucoup de stress et d'inquiétudes ;
  • sur notre santé physique ; les femmes recourent à la PMA parce qu’elles ont des problèmes de santé ou n’ont plus de chance de tomber enceinte naturellement. Les plus âgées perdent chaque mois des chances de réussir une FIV, les femmes ayant une endométriose voient les risques de rechute augmenter, les examens déjà réalisés n'ont parfois une durée de vie que de 6 mois. Le temps est le plus grand de nos ennemis dans ces parcours déjà longs et douloureux ;
  • sur le bien-fondé de notre projet ; quand vous êtes dans une PMA depuis 2, 5, parfois 10 ans, et que tout s’arrête d’un coup, sans espoir au bout, ou bien peu, on peut simplement en arriver à le remettre en question ;
  • sur la prise en charge des frais par la Sécurité sociale ; celle-ci couvre, en effet, en partie les frais pour les couples hétérosexuels jusqu'au 43 ans de la femme. Or beaucoup de femmes en PMA vont dépasser cet âge durant la période d'arrêts des protocoles ;
  • sur la nécessité de mener à bien le projet de loi de la PMA pour toutes. Plus que jamais, la situation liée au Covid-19 montre à quel point il est nécessaire de donner les moyens à chaque Française de pouvoir concevoir un enfant en France, dans des conditions acceptables par chacune.

J'appelle donc l’État à rendre possible pour chaque Française réalisant une PMA à l'étranger de pouvoir se rendre dès à présent, dans le pays où elle est prise en charge.

Pourquoi ?

  • Parce que nous vivons cet arrêt des protocoles depuis bientôt deux mois, un temps perdu considérable qui ne peut encore s'étendre davantage.
  • Parce que nous savons que nous allons devoir très probablement vivre avec le virus encore des mois, et que nos projets ne pourront être suspendus encore plus longtemps.
  • Parce que les autres pays européens rouvrent progressivement les cliniques de PMA en prenant toutes les mesures hygiéniques nécessaires.
  • Parce que les études scientifiques ont démontré qu'il n'y avait pas de risque de transmission du virus aux gamètes, ni de transmission verticale mère-foetus. D'ailleurs, aucune recommandation n'a été donnée quant aux grossesses naturelles.

Espérant que cette pétition fera réagir les gouvernements européens, j'invite chacun(e) à la signer car la PMA concerne de près ou de loin chaque Français(e).

En vous remerciant par avance.

#AMPenPauseImposée #PMApourtoutes