Aujourd’hui 9 avril, nous en sommes à 2602 signatures. Vous êtes formidables ! Merci pour les malades du Covid-19 qui attendent d’être soignés suffisamment tôt, par un traitement curatif et pas seulement symptomatique. Voici, pour ce jeudi, une petite revue de presse informelle.
Tout d’abord, retenons que L’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille défend dans une note publiée sur son site, la sécurité du protocole anti-Covid-19 du professeur Raoult (hydroxychloroquine et azithromycine). Pour les autorités médicales, ce traitement risque de déclencher chez les patients un phénomène grave d’arythmie cardiaque. Mais L’IHU constate que sur 500 électrocardiogrammes pratiqués par sécurité, à Marseille, le traitement « n’a été contre-indiqué que dans des cas exceptionnels ». Et que ce traitement n’a « été arrêté pour raison cardio-vasculaire qu’encore plus exceptionnellement ».
Par ailleurs le professeur Raoult a justifié sa méthode dans une tribune publiée hier par le journal Les Echos. « Dans la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, on a mis la charrue avant les bœufs, déclare-t-il, c’est-à-dire qu’on a imposé une méthode avant même de s’être posé la question du problème à traiter ». Or cette méthode « importée du monde des maladies chroniques », ne répond pas à l’urgence d’une infection qui évolue rapidement, critique le professeur de microbiologie. L’infection par le Covid-19 nécessite avant tout une réponse thérapeutique rapide, affirme Didier Raoult. C’est ce qu’il fait avec succès, à un stade précoce de la maladie, pour des patients volontaires de l’hôpital de la Timone, à Marseille.
« Il faut tout essayer au stade 1 »
Il reçoit le renfort d’une infirmière, Françoise Bonnamy, qui nous fait part de son expérience de terrain, en commentaire de sa signature. Elle approuve le professeur Douste-Blazy pour son soutien à Didier Raoult. Ecoutons-la :
« Je suis infirmière et je suis ok avec le Docteur Douste-Blazy qui a été ministre de la Santé. La Nivaquine et le Zihromax [antibiotique], je n’ai jamais eu de problème et nous ne faisions pas d’ECG [électrocardiogramme], le Plaquenil [hydroxychloroquine], j’ai donné, mais moins.
Les anti-viraux tels que le Kaletra, il est cher et les deux autres qui traitent le VIH [Virus de l’immunodéficience humaine] c’est lourd comme traitement mais qui a sauvé des vies.
Je pense qu’il faut tout essayer au stade 1.
Il ne faut pas attendre les autres stades.
Il aurait fallu tester par PCR* tout le monde comme en Allemagne ».
« Discovery » à côté du protocole Raoult
Le Canard enchaîné d’hier 8 avril, s’intéresse aux essais européens « Discovery » sur les traitements possibles du Covid-19. La chloroquine y est testée mais seule et sur des patients « sévèrement atteints », révèle Le Canard. Or le professeur Raoult applique son traitement en début de maladie et en association avec l’antibiotique azithromycine. Le Canard signale que les CHU d’Angers et de Montpellier seraient en train de rectifier le tir en testant le protocole Raoult tel qu’il est appliqué à Marseille.
A très vite, François.
*PCR : polymerase chain reaction-réaction de polymérisation en chaîne. Explication du site genethon.fr : « A partir d’un échantillon peu abondant (ex. goutte de sang), cette technique permet de copier rapidement des séquences précises d’ADN […] Elle est en particulier utilisée pour la détection virale ».