“Où sont les pères ? Où est la République ? Les mères répondent.”

Signataires récents:
Edua GUIZONNIER et 11 autres ont signé récemment.

Le problème

Cinq jours après la fusillade qui a fait quatre blessés à Rennes, dans notre quartier populaire de Villejean,

Madame Juliette Méadel, ministre de la Ville, est venue à notre rencontre, sur la dalle Kennedy.

À cette occasion, elle a posé cette question lourde de sens :

“Où sont les pères ?”

Aujourd’hui, nous, mères, habitantes, citoyennes, répondons collectivement à cette interrogation.

Oui, nous nous la posons aussi.

Oui, nous voyons chaque jour les effets dévastateurs de l’absence, de la précarité, de l’abandon, mais aussi de l’indifférence collective.

Car cette question dépasse largement les quartiers populaires.

Elle traverse toute la société : du centre-ville aux banlieues, des quartiers dits populaires aux quartiers dits impopulaires.

Elle est sociale.

Elle est féministe.

Elle est profondément républicaine.

Nous savons que le système continue de valoriser l’homme qui travaille, et de rendre invisible l’homme qui élève.

Nous savons que les femmes, les mères, portent encore seules la charge de l’éducation, du soin, de l’espoir.

Un ancien proverbe africain enseigne :

“Il faut tout un village pour élever un enfant.”

Aujourd’hui, en France, face à l’isolement des mères et à l’abandon républicain,

je me permets humblement d’interroger notre société :

“Ne faudrait-il pas toute une République pour élever nos enfants ?”

Nous lançons cet appel :

 • Pour que la parentalité devienne une responsabilité réelle, partagée, reconnue,

 • Pour que l’engagement éducatif soit valorisé autant que l’engagement économique,

 • Pour que la République tienne ses promesses envers ses enfants et ses mères.

Signez ce manifeste.

Partagez-le.

Portez cette voix.

Parce qu’élever un enfant, c’est élever toute une société.

Comme je l’affirme :

“Un enfant n’appartient ni à une mère, ni à un père : il appartient à l’avenir.”

(Komokoli)

 

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Regine KOMOKOLILanceur de pétition

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Cinq jours après la fusillade qui a fait quatre blessés à Rennes, dans notre quartier populaire de Villejean,

Madame Juliette Méadel, ministre de la Ville, est venue à notre rencontre, sur la dalle Kennedy.

À cette occasion, elle a posé cette question lourde de sens :

“Où sont les pères ?”

Aujourd’hui, nous, mères, habitantes, citoyennes, répondons collectivement à cette interrogation.

Oui, nous nous la posons aussi.

Oui, nous voyons chaque jour les effets dévastateurs de l’absence, de la précarité, de l’abandon, mais aussi de l’indifférence collective.

Car cette question dépasse largement les quartiers populaires.

Elle traverse toute la société : du centre-ville aux banlieues, des quartiers dits populaires aux quartiers dits impopulaires.

Elle est sociale.

Elle est féministe.

Elle est profondément républicaine.

Nous savons que le système continue de valoriser l’homme qui travaille, et de rendre invisible l’homme qui élève.

Nous savons que les femmes, les mères, portent encore seules la charge de l’éducation, du soin, de l’espoir.

Un ancien proverbe africain enseigne :

“Il faut tout un village pour élever un enfant.”

Aujourd’hui, en France, face à l’isolement des mères et à l’abandon républicain,

je me permets humblement d’interroger notre société :

“Ne faudrait-il pas toute une République pour élever nos enfants ?”

Nous lançons cet appel :

 • Pour que la parentalité devienne une responsabilité réelle, partagée, reconnue,

 • Pour que l’engagement éducatif soit valorisé autant que l’engagement économique,

 • Pour que la République tienne ses promesses envers ses enfants et ses mères.

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Parce qu’élever un enfant, c’est élever toute une société.

Comme je l’affirme :

“Un enfant n’appartient ni à une mère, ni à un père : il appartient à l’avenir.”

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