
Bonjour à toutes et à tous,
Chacun d’entre vous a donc pu entendre dans la presse la bien mauvaise nouvelle. 31 personnes de l’équipe municipale tente le passage en force et vote comme leur chef, Monsieur Bouchet, en faisant totalement abstraction de notre forte mobilisation, de nos arguments et de l’illégalité en droit de ce tracé à coté des platanes du mail.
Le maire actuel désire que la ville de Tours devienne une carte postale et que ce boulevard devienne le plus beau (ndlr : il l’est déjà…), cela va être magique d’après lui…. Il se permet même de rajouter maintenant que Royer est techniquement impossible… Pourquoi l’avoir proposé si c’était réellement vrai ? Juste nous amuser un peu lors de la concertation publique et nous faire croire à un pseudo choix. Cette consultation a pris des proportions auxquelles il ne s’attendait pas. Ce fut un véritable succès de démocratie citoyenne, mais malheureusement pour le moment en vain.
Vous trouverez ci-dessous un nouveau courrier de dernière minute que j’ai adressé aux élus lundi dernier, le jour même du vote. Je souhaitais leur faire prendre conscience du désastre écologique à venir et des conséquences irrémédiables des arbres sur le mail qu’officiellement il ne touchent pas. Le droit s’applique à tous, même aux métropoles ou aux mairies, on ne peut pas faire n’importe quoi pour de simples considérations esthétiques.
La prochaine étape sera les élections municipales de 2020. Il faudra absolument élire une nouvelle équipe qui respectera notre choix, nos boulevards patrimoniaux classés et qui aura une vision d’avenir pour nous, les Tourangeaux, dans notre vie quotidienne. Je reviendrais vers vous ultérieurement pour continuer notre combat.
Nous avons de la chance, pour le moment toutes les listes déjà en course contre Monsieur Bouchet ( maire que nous n'avons pas élu et qui remplace Mr Babary ) sont de notre avis et reprendront le projet à la racine…
Il y aura ensuite l’enquête publique en 2021 qui pourra aussi changer la donne. À cela s’ajoute les recours que nous déposerons ensuite en cas d’échec auprès des instances compétentes pour faire respecter la loi tout simplement, que pourtant nul, n’est censé ignorer…la route est encore longue avant que les rails et caténaires soient posés aux pieds de nos platanes.
ci-dessous lettre envoyée au élus.
Bien cordialement,
Richard Moreau.
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Mesdames et Messieurs les élus,
Après avoir était mis un garde par un expert forestier qu’aucun arbre ne pourrait survivre à la suite de tels travaux, nous avons tenté à plusieurs reprises d’obtenir l’expertise des arbres que la Métropole à commandé dans le cadre de la consultation, mais malheureusement sans succès.
Nous nous sommes donc documentés sur le sujet. Vous trouverez en pièce jointe le document (la protection du système racinaire).
Que dit-il en substance ?
En sachant que la circonférence moyenne d’un tronc de nos platanes fait 1.5 mètre, et qu’il faut multiplier par 4 pour connaitre la distance de la zone sensible d’un arbre, cette zone fait donc 6 mètres.
Dans cette zone de protection sensible, on ne peut quasiment rien faire. Or, le projet prévoit un passage des rails à 3 mètres.
- Interdiction de couper des racines de plus de 2,5 cm.
- Interdiction de remblaiement.
- Interdiction de décaissement, même à de profondeurs faibles (- 20 cm par exemple)
- Interdiction de blesser, écorcher ou arracher des racines.
- Interdiction de compacter le sol.
- Interdiction d’utiliser des trancheuses mécaniques.
- Interdiction d’utiliser des pelles mécaniques( le terrassement doit être manuel avec pelles et pioches )
- Interdiction d'effectuer des tranchées.
Il est précisé que ces différentes altérations du système racinaire provoquent l’affaiblissement et parfois la mort des arbres. Un arbre qui a mis des décennies à se développer peut ainsi être détruit en quelques minutes.
Les plaies sur les racines coupées ou écorcées sont souvent colonisées par des champignons qui dégradent le bois. Il n’existe AUCUN moyen curatif pour stopper le développement de ces champignons.
Les pathologies racinaires peuvent ainsi altérer gravement la physiologie et la résistance mécanique des arbres.
La contamination débute sous terre et ne peut pas, par conséquent, être diagnostique de suite. Les effets ne seront visibles que plusieurs années après les dégâts, mais ils seront IRREMEDIABLES et pourront rendre les arbres dangereux.
Sauvons nos boulevards patrimoniaux et nos platanes centenaires, ayons une vision d’avenir réaliste pour demain. Tours est une grande métropole.
Merci à vous.
Cordialement,
Le Collectif.