Nous demandons la démission d'Allan Brunon

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Le problème

« Nous serons des élus irréprochables et exemplaires »
Alan Brunon, dans son programme pour les élections municipales

 

Depuis son élection en mars 2026, les polémiques entourant Allan Brunon se multiplient. Pour nous citoyens, leur accumulation est incompatible avec les responsabilités qui incombent à un élu de la République.

Le 23 mars 2026, Allan Brunon a publiquement injurié un commerçant d’une insulte homophobe, réitérée quelques instants après, accompagnées d’une attitude physique menaçante, menace parfaitement crédible étant donné l’ancienne carrière de compétiteur MMA de M.Brunon, avant de présenter des excuses quelques heures plus tard sous la pression médiatique.

Quelques mois plus tard, deux de ses propres colistiers ont annoncé leur départ en dénonçant ce qu'ils décrivent alors comme un fonctionnement interne marqué par le mépris, empreint de sexisme. Le groupe municipal et métropolitain présidés par Alan Brunon n’ayant selon eux fait qu’empirer le climat de violence, de LBGTphobie et de haine par ses méthodes autoritaires, jugées comme du harcèlement moral par les deux anciens élus, ayant même reçu pour l’un une incapacité temporaire de travail (ITT) et un traitement médical pour les violences psychologiques subies. 

D’autres militants témoignent anonymement dans la presse d’insultes proférées sur les boucles Telegram contre tous les militants osant afficher une divergence d’opinion, alors même que le moment était à la construction du programme municipal, un moment éminemment démocratique en temps normal qui fut ainsi transformé en séquence d’humiliation.

Concernant Barbara Butch, Allan Brunon a publiquement appelé à un « blocus militant » et annoncé vouloir mobiliser des « moyens humains » pour empêcher la tenue de son concert. Le soir des faits, il participait à la manifestation violente et non-déclarée qui a conduit à l'interruption du spectacle pour des raisons de sécurités de l’artiste et des techniciens, sur le lieu de la manifestation se seraient également déroulées des actions de sabotage électrique, d’intimidation et d’agression envers des élus municipaux, dépositaires de l’autorité publique.

Alors que la Ville de Grenoble fait état dans ses communications publiques de jets de projectiles, d'intimidations et d'actes de sabotage ayant conduit au dépôt de plaintes de la Ville, que les élus présents sur place font également preuve de leurs agression pour avoir maintenu ce concert, que tous les témoins présents décrivent la violence et la coordination de ce groupe de manifestants souhaitant censurer et interdire par la force cette représentation, Allan Brunon initiateur de ce mouvement, de ce « Blocus Militant », pour lequel il souhaitait déployer des « moyens humains », a qualifié cette mobilisation de « manifestation pacifique » et s'est félicité de l'interruption du concert.

De tels actes et de telles paroles, exécutés dans une manifestation non-déclarée, proférées par un élu de la République, sont sans appel, et donnent à montrer le fond politique et moral des individus y participant, au premier lieu duquel son organisateur. Et nous considérons qu'un élu doit être un garant des libertés publiques. Organiser une mobilisation visant à empêcher une artiste de se produire est, selon nous, parfaitement incompatible avec cette exigence démocratique.

 

Alan Brunon, depuis son élection à la présidence de la commission des finances n’a présidé aucune de ses séances, et manque donc à ses obligations d’élu, il a injurié de manière homophobe des citoyens dont il a la charge, il a opéré une gestion brutale de son mouvement politique, il a sciemment appelé à une manifestation non-déclarée dans laquelle se sont tenus des actes de violence à l’encontre d’une artiste et de dépositaires de l’autorité publique.

C’est en vertu de tout cela que nous, citoyens, appelons à la révocation d’Alan Brunon de ses mandats de conseiller municipal et métropolitain, conformément à l’article L2121-5 du code pénal et à la charte des élus locaux, et à défaut de sa révocation, sa démission pour le déshonneur et la honte qu’il attire nationalement sur la Ville de Grenoble, la Métropole Grenoble Alpes et la République.


Crédits Photo : Rémy Kiledjian pour le Dauphiné Libéré

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Nicolas BARDYLanceur de pétition

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