Seaspiracy - Protégeons 30 % de nos océans contre la pêche industrielle

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Le problème

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Nous sommes Ali et Lucy Tabrizi, les réalisateurs de Seaspiracy. Dans notre documentaire Netflix, nous retraçons notre voyage à travers le monde en découvrant les horreurs de l'industrie de la pêche - l'industrie la plus destructrice de nos océans.

Nous aimons tous deux l'océan depuis aussi longtemps que nous pouvons nous en souvenir. La mer nous a apporté tant de joie et d'inspiration, et nous rêvions de réaliser un jour un documentaire sur les merveilles de la vie marine.

Mais lorsque nous avons commencé à filmer et à découvrir ce qui se passait en mer, nous avons su que le documentaire devait montrer cette facette de l'histoire, qui a été si longtemps cachée. Nous avons été témoins d'horribles destructions, d'abus et de corruption, et nous savions que nous devions exposer comment les industries mondiales de la pêche industrielle tuent nos océans, à l'abri des regards. Nous avons mis en lumière un silence assourdissant sur le rôle de la pêche dans le vidage de nos mers, sa décimation de l'habitat, et son rôle dans l'influence sur notre climat.

La France, avec ses anciennes régions coloniales et ses îles éparpillées sur les océans de la planète, possède la plus grande zone économique exclusive (ZEE) marine du monde. Cela représente plus de 11,5 millions de kilomètres carrés, soit près de 10 % de toutes les zones de pêche de la planète. 

Alors que la France s'est engagée à protéger 30 % de ses territoires marins d'ici 2022, à l'heure actuelle, seuls 1,6 % des territoires marins français sont des zones bénéficiant d'une protection intégrale ou haute, avec peu de gestion et de suivi.

Nous demandons donc à Barbara Pompili, Ministre de la transition écologique, de respecter cet engagement et de créer des réserves marines "sans capture" dans au moins 30% des eaux françaises, avec le plus haut niveau de protection, de gestion et de surveillance.

L’effort doit être mondial, c'est pourquoi nous demandons aux dirigeant-es du monde entier d'unir leurs forces et de contribuer à protéger au moins 30 % de nos océans d'ici 2030.

Pourquoi est-ce important ?

L'industrie de la pêche est de loin l'industrie la plus destructrice de nos océans. Voici quelques faits que nous avons découverts en réalisant Seaspiracy :

  • La pêche a fait disparaître 90 % des grands poissons du monde (1).
  • 35 milliards de dollars de subventions sont versés à l'industrie de la pêche dans le monde entier - pour payer des navires plus grands, le carburant, des licences de pêche et la capture d'encore plus de vie marine. (2)
  • Environ 300 000 dauphins, baleines et marsouins sont tués par les opérations de pêche chaque année.(3)
  • La pêche tue jusqu'à 30 000 requins PAR HEURE (4)
  • Les engins de pêche perdus sont de loin la forme la plus meurtrière de plastique marin (5)

Si nous n'agissons pas maintenant, nous assisterons à la mort des océans et nos enfants ne connaîtront jamais l'émerveillement et la beauté de notre planète bleue autrefois florissante. Le piratage des mers a révélé la vérité, mais nous ne pouvons pas régler ce problème seuls. Nous devons maintenant agir, et c'est là que vous entrez en jeu. Ensemble, nous pouvons changer cela. 

*Les contributions à cette pétition vont à change.org, pas à Seaspiracy. Si vous souhaitez faire un don directement à la campagne Seaspiracy, veuillez le faire ici

Rejoignez la campagne pour sauver nos océans. Signez notre pétition et participez à ce mouvement historique visant à protéger au moins 30% de nos océans d'ici 2030.

Sources:

1 https://www.nature.com/articles/nature01610

2 https://unctad.org/project/regulating-fisheries-subsidies

3 https://iwc.int/bycatch

4 https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0308597X13000055

5 https://storage.googleapis.com/planet4-international-stateless/2019/11/8f290a4f-ghostgearfishingreport2019_greenpeace.pdf

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Ali and Lucy Tabrizi Directors of SeaspiracyLanceur de pétitionAli Tabrizi Filmmaker / Director Ali Tabrizi grew up on the Southeast coast of England, and spent much of his early childhood exploring the world with his camera, daydreaming about the ocean and the hidden world beneath the waves.

Les décisionnaires

Emmanuel Macron
Président de la République française.
Répondu
Chers citoyens, Vous avez signé une pétition pour appeler les États à protéger nos océans. L’engagement qui est le mien dans ce combat est total. Je veux ici vous l’assurer, faire le point sur les avancées, vous dire les objectifs que je porte et que je porterai jusqu’au bout. Les océans nous nourrissent, ils constituent le premier apport en protéines pour trois milliards de femmes et d’hommes sur la planète. Les océans nous permettent de respirer, ils produisent la moitié de notre oxygène. Les océans jouent un rôle décisif dans le ralentissement du réchauffement climatique, ils constituent le premier puits de carbone de notre planète. Les océans sont des merveilles, des sanctuaires de biodiversité, ils abritent 90 % de l’habitat naturel de la terre. C’est pourquoi nous devons les protéger, très concrètement, marquer l’effort et mobiliser. Je m’y suis engagé. Protéger 30 % de nos aires terrestres et marines d’ici 2030 : voilà l’objectif que j’avais fixé au printemps 2019. Cet objectif, nous l’avons inscrit dans la loi, sans attendre. Les créations d’aires protégées, partout en France, se sont multipliées, à l’initiative de l’État mais aussi des collectivités territoriales qui s’engagent dans cette démarche. Cet objectif, huit ans avant l’échéance fixée au niveau international, est désormais atteint. Après la signature ce matin du décret qui étend la réserve naturelle des Terres Australes françaises, cet objectif est même dépassé : 33% de la superficie française est désormais classée en « aires protégées ». Cette nouvelle réserve naturelle est maintenant la deuxième plus grande aire protégée du monde. Notre responsabilité est immense. Lorsque l’on parle des « aires protégées », ce ne sont pas que des mots, ce sont des actes : il s’agit là de protéger par des actes des écosystèmes uniques, avec des millions d’oiseaux marins, les plus grandes colonies au monde de manchots empereurs et d’éléphants de mer. Nous donnons également un coup d’accélérateur à la « protection forte » : nous doublons notre surface couverte par ce régime qui est le plus protecteur, en passant de moins de 2 % à 4 % d’aires protégées fortes. C’est un grand pas vers l’objectif de 10 % que nous nous sommes fixés pour 2030. Nous pouvons être fiers, collectivement, de cet élan donné à la création d’aires protégées. Il est l’un des apports les plus significatifs en faveur de l’environnement de ces dernières années. Il se poursuivra : j’ai engagé en automne dernier à Marseille une dynamique pour placer 5 % de la Méditerranée en protection forte d’ici 2028. Les déclinaisons sont en cours, avec les acteurs de terrain, les élus, les pécheurs, les associations de protection de l’environnement. Car développer les aires protégées ne se décrète pas simplement : il faut construire, dialoguer, concerter, expliquer. C’est la condition du succès dans la durée. Changer la donne implique une mobilisation au niveau international. En créant le One Planet Summit, et en menant de nombreuses initiatives, je me suis battu pour que cet objectif de 30% soit celui de tous. Dans cette voie, la Coalition de la haute ambition pour la Nature et les Peuples – que nous avons lancée aux côtés du Costa Rica dans le cadre du One Planet Summit –, est en train de démontrer que nous pouvons y arriver, que nous pouvons aller vite et fort. Cette coalition rassemble désormais 83 pays, soit d’ores et déjà près de la moitié des États qui se réuniront à la COP15, sous présidence Chinoise, dans quelques mois. Nous avançons. On continue. Il nous faut maintenant réussir les prochains grands rendez-vous. La COP biodiversité de Kunming cet été peut et doit ancrer l’objectif de protéger 30 % des espaces terrestres et maritimes au niveau international. La COP27 de Charm el Cheikh doit être une opportunité d’inscrire l’océan au cœur de l’agenda climatique international et de mobiliser les financements climat au service de la protection de nos océans, car sans océans en bonne santé, nous n’arriverons pas à tenir les engagements climatiques auxquels nous sommes tous attachés : ceux de l’Accord de Paris. La pollution plastique est un fléau pour nos océans. On parle même d’un « continent de plastique », qui symbolise les errements du passé. La France et l’Europe ont montré la voie en mettant un terme en quelques années aux principaux objets en plastique à usage unique que l’on retrouvait dans nos océans. Nous avons engagé en France une révolution, pour réduire sur terre les utilisations des plastiques afin qu’on ne les retrouve pas en mer. Pour aller plus loin, nous allons aussi massivement investir dans le recyclage du plastique, pour que les déchets deviennent des ressources et ne finissent plus dans les mers. Dès la fin du mois de février, à Nairobi, nous devons engager la négociation d’un traité international contraignant pour mettre fin à cette pollution. Nos océans subissent les dégâts de la surpêche et de la pêche illicite, entreprise criminelle qui nourrit les mafias et…
Barbara Pompili
Ministre de la transition Ecologique
Annick Girardin
Annick Girardin
ministre de la mer

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