

Non à la construction d'un Centre de Rétention Administrative, ni à Longvic ni ailleurs !
Le problème
NON A L'ENFERMEMENT DES ETRANGER.E.S !
Nous sommes des habitant.es de Dijon, Longvic et les alentours, des associations, des collectifs de soutiens aux personnes dites sans papiers, ainsi que des personnes dites “sans papiers”, des élu.es et des citoyen.nes.
Nous nous opposons à un nouveau projet de construction de Centre de Rétention Administrative à Longvic. Nous sommes indigné.es par l'existence et inquiet.es de la multiplication de tels lieux. Dans ces prisons qui ne disent pas leur nom, alors qu’elles n’ont commis ni crimes, ni délits, des personnes sont privées de liberté uniquement pour des raisons administratives, pour défaut de titre de séjour, et dans des conditions indignes. Par ailleurs, une place en Centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile (CADA) coûtait 21,35€ par jour en 2023 alors que le coût journalier d'une place dans le CRA de Longvic serait de 602€, soit environ 28 fois plus d'argent public dépensé en appliquant cette politique répressive de séquestration plutôt que dans le cadre d'un programme d'accueil digne et humain.
Le rapport national et local sur les CRA écrit de concert par la CIMADE, le Groupe SOS Solidarités – Assfam, France terre d’asile, le Forum réfugiés et Solidarité Mayotte, ainsi que de nombreux témoignages de personnes détenues, rapportent toute sorte de violences policières (humiliations, insultes racistes, violences physiques…), des conditions de vie indignes (absence régulière de chauffage, difficulté d’accès aux produits d’hygiène, aux vêtements, nourriture insuffisante…). A pu être constaté également une absence de soins médicaux adaptés ou encore l'usage de psychotropes pour assurer la soumission des personnes enfermées. Sans réel contrôle extérieur, les personnes ne peuvent souvent pas exercer leurs droits aux recours administratifs et juridiques. Le désœuvrement des détenu.es est total, car aucune activité n’est possible à l’intérieur. Enfin et surtout, une incertitude permanente concernant la possibilité d’être déporté·es à tout moment entraîne un stress constant. La violence de cet enfermement pousse régulièrement les prisonnier·ères au suicide. Ainsi entre 2018 et 2023, six personnes sont décédées dans ces prisons.
Ces lieux de privations de liberté sont devenus les outils d’une politique de plus en plus répressive à des fins sécuritaires : "Des personnes font ainsi l’objet de décisions d’éloignement et sont enfermées en raison de suspicions ou de faits pour lesquels elles n’ont pas été condamnées." L'utilisation accrue et le développement des CRA est un choix politique xénophobe, une stratégie raciste violente et humiliante envers les personnes immigrées et réfugiées sans papiers. Ainsi, des personnes qui ne peuvent pas être expulsées sont enfermées en CRA, puis relâchées et ce à plusieurs reprises. "Des personnes, qui sont pour certaines depuis des années ou même des dizaines d'années sur le territoire français, qui y ont construit leurs vies, sont arrêtées du jour au lendemain, se voient soudain coupées de leurs proches et de leur activités, et menacés de perdre tout ce qu'elles ont."
Prendre position contre les CRA c'est aussi prendre position contre les idées d'extrêmes droites qui ont envahies les discours et les mesures politiques dans de nombreux pays, en Europe et ailleurs.
Nous voulons dénoncer le traitement injuste et la réalité inhumaine que subissent les personnes qui sont séquestrées en CRA, et faire peser notre voix pour empêcher ce projet.
Personne n'est illégal !
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Le problème
NON A L'ENFERMEMENT DES ETRANGER.E.S !
Nous sommes des habitant.es de Dijon, Longvic et les alentours, des associations, des collectifs de soutiens aux personnes dites sans papiers, ainsi que des personnes dites “sans papiers”, des élu.es et des citoyen.nes.
Nous nous opposons à un nouveau projet de construction de Centre de Rétention Administrative à Longvic. Nous sommes indigné.es par l'existence et inquiet.es de la multiplication de tels lieux. Dans ces prisons qui ne disent pas leur nom, alors qu’elles n’ont commis ni crimes, ni délits, des personnes sont privées de liberté uniquement pour des raisons administratives, pour défaut de titre de séjour, et dans des conditions indignes. Par ailleurs, une place en Centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile (CADA) coûtait 21,35€ par jour en 2023 alors que le coût journalier d'une place dans le CRA de Longvic serait de 602€, soit environ 28 fois plus d'argent public dépensé en appliquant cette politique répressive de séquestration plutôt que dans le cadre d'un programme d'accueil digne et humain.
Le rapport national et local sur les CRA écrit de concert par la CIMADE, le Groupe SOS Solidarités – Assfam, France terre d’asile, le Forum réfugiés et Solidarité Mayotte, ainsi que de nombreux témoignages de personnes détenues, rapportent toute sorte de violences policières (humiliations, insultes racistes, violences physiques…), des conditions de vie indignes (absence régulière de chauffage, difficulté d’accès aux produits d’hygiène, aux vêtements, nourriture insuffisante…). A pu être constaté également une absence de soins médicaux adaptés ou encore l'usage de psychotropes pour assurer la soumission des personnes enfermées. Sans réel contrôle extérieur, les personnes ne peuvent souvent pas exercer leurs droits aux recours administratifs et juridiques. Le désœuvrement des détenu.es est total, car aucune activité n’est possible à l’intérieur. Enfin et surtout, une incertitude permanente concernant la possibilité d’être déporté·es à tout moment entraîne un stress constant. La violence de cet enfermement pousse régulièrement les prisonnier·ères au suicide. Ainsi entre 2018 et 2023, six personnes sont décédées dans ces prisons.
Ces lieux de privations de liberté sont devenus les outils d’une politique de plus en plus répressive à des fins sécuritaires : "Des personnes font ainsi l’objet de décisions d’éloignement et sont enfermées en raison de suspicions ou de faits pour lesquels elles n’ont pas été condamnées." L'utilisation accrue et le développement des CRA est un choix politique xénophobe, une stratégie raciste violente et humiliante envers les personnes immigrées et réfugiées sans papiers. Ainsi, des personnes qui ne peuvent pas être expulsées sont enfermées en CRA, puis relâchées et ce à plusieurs reprises. "Des personnes, qui sont pour certaines depuis des années ou même des dizaines d'années sur le territoire français, qui y ont construit leurs vies, sont arrêtées du jour au lendemain, se voient soudain coupées de leurs proches et de leur activités, et menacés de perdre tout ce qu'elles ont."
Prendre position contre les CRA c'est aussi prendre position contre les idées d'extrêmes droites qui ont envahies les discours et les mesures politiques dans de nombreux pays, en Europe et ailleurs.
Nous voulons dénoncer le traitement injuste et la réalité inhumaine que subissent les personnes qui sont séquestrées en CRA, et faire peser notre voix pour empêcher ce projet.
Personne n'est illégal !
Les décisionnaires
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Pétition lancée le 16 septembre 2025