
DAL 49, en alliance avec PSN49 et l'Assemblée de lutte pour le logement initiée par la Grande Ourse

31 oct. 2017
Dimanche soir 29 octobre 2017, à l’initiative de militants de PSN 49 et des familles concernées par l’expulsion du campement des expulsés, se sont réunis des habitants et habitantes du lieu, des militant-e-s de différents collectifs (PSN49, Nuit Debout Angers, CSSP 49, Cercle 49), des bénévoles associatifs, et quelques personnes sans rattachement à aucune organisation. Cette réunion a permis aux familles du campement de les assurer d’une solidarité réelle.
Surtout, les paroles d’hommes et de femmes, habitants des lieux, ont confirmé la frustration et le stress d’une éjection à venir sans savoir ni quand, ni de quelle manière, ni pour aller où…
Ils ont parlé de cette longue suite de bannissements depuis trop d’années, et de ce traitement qu’ils ne comprennent pas. Nous avons tous ensemble écouté leurs choix quand à la position à tenir face à l’expulsion. Partir ou lutter, nous nous soutiendrons mutuellement dans chacun des positionnements que les familles ont elles-mêmes définies. Une logistique facilitera ce soutien.
Une procédure juridique instruite par Maître Denis Seguin est en cours afin de solliciter le juge de l’exécution pour disposer d’un délai avant l’expulsion. Cela permettra aux 3 familles, qui doivent disposer d’un logement grâce à la procédure DALO effectuée par l’action sociale de l’AJR, d’attendre un déménagement synonyme d’une évolution positive. Les accompagnements partagés (administratif, ouverture de droits, accès au logement, insertion), eux, continuent. Et pour ceux et celles du campement qui souhaitent la continuité d’un habitat libre et alternatif, nous recherchons ensemble de nouvelles possibilités.
Chaque matin à partir de 6h00, des personnes solidaires se sont postées à proximité du campement afin de prévenir de l’expulsion et d’en témoigner. Les familles les remercient, mais cette veille peut momentanément se lever. En effet, grâce à votre soutien, une petite délégation sera reçue par la Préfecture, Vendredi.
Enfin, nous avons une pensée pour les 52 enfants et leurs familles expulsés à Marseille la veille du 01er novembre. Cette violence cynique doit cesser. Notre convergence avec d’autres collectifs et associations, aboutira, nous l’espérons, à l’obligation d’une trêve hivernale même pour les lieux habités non locatifs.
Et plus que jamais, nous crions tous : « Non aux expulsions sans relogement » !
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