

Non aux expulsions en Ille-et-Vilaine !


Non aux expulsions en Ille-et-Vilaine !
Le problème
Rennes Sud Mobilisée est un collectif d’habitantes et d’habitants en résistance à la diffusion et à la mise en œuvre des idées d’extrême droite dans les quartiers sud de Rennes. Nous observons au quotidien les conséquences de politiques dangereuses et stigmatisantes basées sur le racisme et le mépris de classe.
Rennes continue d'être un terrain d'expérimentation pour les expulsions locatives.
Depuis plusieurs mois, nous avons connaissance de la menace d’expulsion locative de leur logement social de plusieurs familles au Blosne mais aussi à Villejean, à la demande du Préfet qui s'appuie sur la loi dite « narcotrafic ».
Ce texte de loi, adopté en juin 2025, et dont plusieurs articles ont été dénoncés comme inconstitutionnels, donne le pouvoir aux préfets de réclamer l’expulsion de leur logement de familles entières, dès lors qu’un membre de celles-ci aurait été en lien, supposé ou avéré, avec le trafic de drogue.
Les arguments avancés par l’État et son représentant en Ille-et-Vilaine, le préfet Franck Robine, proche de Bruno Retailleau, établissent des échelles de valeur entre les citoyens et citoyennes. Le logement social se mériterait, et ne serait plus un droit. La préfecture peut désormais imposer aux bailleurs sociaux que des locataires soient expulsés, avec menace d'utilisation de la force.
Et demain, quels seront les nouveaux critères pour mériter ou non un logement social ? Le casier judiciaire ? La couleur de peau ? Le niveau de français ? Le "bruit et les odeurs" ? L'affiliation à un syndicat ? La participation à une manifestation ? La courtoisie ?
Les décisions de justice des premiers procès d'expulsions locatives feront jurisprudence pour les cas qui suivront ailleurs en France. Le silence complice ou la mobilisation des habitantes et habitants de Rennes peuvent avoir un impact sur ces décisions de justice et leurs suites.
Ce mardi 5 mai, un premier jugement a été rendu, condamnant une mère et ses 3 enfants mineurs à être expulsé•s de leur logement social sans aucune option de relogement. La mère et son avocate ont appris le délibéré dans la presse du jour. Certains journaux en font leur choux gras en déformant des propos et la réalité dans une recherche de sensationnalisme.
Mobilisons-nous le 22 mai !
Par ce communiqué, nous dénonçons une loi dangereuse qui remet en question le droit inaliénable au logement de toute personne vivant sur un territoire.
Contrairement à ce que les parlementaires qui ont voté cette loi laissent croire, ce ne sont pas des sanctions individuelles qui vont endiguer le commerce de drogues. Cette loi enfonce encore plus celles et ceux qui se trouvent déjà dans des situations de vulnérabilité. Elle n'offre aucune solution pour contrer les réseaux dont les logiques ultralibérales reposent avant tout sur l’exploitation des jeunes dans les quartiers populaires.
Les familles visées par cette loi s’en retrouvent déshumanisées, instrumentalisées pour servir « d’exemples » et médiatisées, prétendues interventions « coup de poing » de l’État, visant à cacher son impuissance à endiguer le commerce de stupéfiants illicites.
L’État compte sur le fait que les familles concernées par ces condamnations se taisent, se cachent et disparaissent. À ceci nous répondons au contraire que nous allons les soutenir et les aider à porter haut et fort leurs voix, à porter à la connaissance du plus grand nombre le scandale que représente la mise à la rue de familles entières, et à se battre pour être reconnues dans leur dignité. Ici encore la honte doit changer de camp. Honte à l’État français, honte à Franck Robine, honte au gouvernement et aux lois d'exclusion.
Pour ces raisons nous devons nous montrer solidaires, dans tous nos quartiers, et être nombreuses et nombreux pour lutter contre cette loi injuste et dangereuse qui renforce la voie de l'arbitraire et s'attaque aux droits fondamentaux.
Le 22 mai prochain d'autres familles devront comparaître. Ne les laissons pas seules.
Rennes Sud Mobilisée appelle donc à un rassemblement le vendredi 22 mai dès 8h30 devant la Cité judiciaire de Rennes pour rompre l'indifférence, protéger le droit au logement, et rejeter la stigmatisation des quartiers populaires et de leurs habitants et habitantes. Soyons nombreux et nombreuses à donner l'alerte ! Face aux lois qui visent celles et ceux qui galèrent, nous allons nous serrer les coudes et nous organiser afin de défendre nos droits et nous-mêmes.
Le collectif Rennes Sud Mobilisée
66
Le problème
Rennes Sud Mobilisée est un collectif d’habitantes et d’habitants en résistance à la diffusion et à la mise en œuvre des idées d’extrême droite dans les quartiers sud de Rennes. Nous observons au quotidien les conséquences de politiques dangereuses et stigmatisantes basées sur le racisme et le mépris de classe.
Rennes continue d'être un terrain d'expérimentation pour les expulsions locatives.
Depuis plusieurs mois, nous avons connaissance de la menace d’expulsion locative de leur logement social de plusieurs familles au Blosne mais aussi à Villejean, à la demande du Préfet qui s'appuie sur la loi dite « narcotrafic ».
Ce texte de loi, adopté en juin 2025, et dont plusieurs articles ont été dénoncés comme inconstitutionnels, donne le pouvoir aux préfets de réclamer l’expulsion de leur logement de familles entières, dès lors qu’un membre de celles-ci aurait été en lien, supposé ou avéré, avec le trafic de drogue.
Les arguments avancés par l’État et son représentant en Ille-et-Vilaine, le préfet Franck Robine, proche de Bruno Retailleau, établissent des échelles de valeur entre les citoyens et citoyennes. Le logement social se mériterait, et ne serait plus un droit. La préfecture peut désormais imposer aux bailleurs sociaux que des locataires soient expulsés, avec menace d'utilisation de la force.
Et demain, quels seront les nouveaux critères pour mériter ou non un logement social ? Le casier judiciaire ? La couleur de peau ? Le niveau de français ? Le "bruit et les odeurs" ? L'affiliation à un syndicat ? La participation à une manifestation ? La courtoisie ?
Les décisions de justice des premiers procès d'expulsions locatives feront jurisprudence pour les cas qui suivront ailleurs en France. Le silence complice ou la mobilisation des habitantes et habitants de Rennes peuvent avoir un impact sur ces décisions de justice et leurs suites.
Ce mardi 5 mai, un premier jugement a été rendu, condamnant une mère et ses 3 enfants mineurs à être expulsé•s de leur logement social sans aucune option de relogement. La mère et son avocate ont appris le délibéré dans la presse du jour. Certains journaux en font leur choux gras en déformant des propos et la réalité dans une recherche de sensationnalisme.
Mobilisons-nous le 22 mai !
Par ce communiqué, nous dénonçons une loi dangereuse qui remet en question le droit inaliénable au logement de toute personne vivant sur un territoire.
Contrairement à ce que les parlementaires qui ont voté cette loi laissent croire, ce ne sont pas des sanctions individuelles qui vont endiguer le commerce de drogues. Cette loi enfonce encore plus celles et ceux qui se trouvent déjà dans des situations de vulnérabilité. Elle n'offre aucune solution pour contrer les réseaux dont les logiques ultralibérales reposent avant tout sur l’exploitation des jeunes dans les quartiers populaires.
Les familles visées par cette loi s’en retrouvent déshumanisées, instrumentalisées pour servir « d’exemples » et médiatisées, prétendues interventions « coup de poing » de l’État, visant à cacher son impuissance à endiguer le commerce de stupéfiants illicites.
L’État compte sur le fait que les familles concernées par ces condamnations se taisent, se cachent et disparaissent. À ceci nous répondons au contraire que nous allons les soutenir et les aider à porter haut et fort leurs voix, à porter à la connaissance du plus grand nombre le scandale que représente la mise à la rue de familles entières, et à se battre pour être reconnues dans leur dignité. Ici encore la honte doit changer de camp. Honte à l’État français, honte à Franck Robine, honte au gouvernement et aux lois d'exclusion.
Pour ces raisons nous devons nous montrer solidaires, dans tous nos quartiers, et être nombreuses et nombreux pour lutter contre cette loi injuste et dangereuse qui renforce la voie de l'arbitraire et s'attaque aux droits fondamentaux.
Le 22 mai prochain d'autres familles devront comparaître. Ne les laissons pas seules.
Rennes Sud Mobilisée appelle donc à un rassemblement le vendredi 22 mai dès 8h30 devant la Cité judiciaire de Rennes pour rompre l'indifférence, protéger le droit au logement, et rejeter la stigmatisation des quartiers populaires et de leurs habitants et habitantes. Soyons nombreux et nombreuses à donner l'alerte ! Face aux lois qui visent celles et ceux qui galèrent, nous allons nous serrer les coudes et nous organiser afin de défendre nos droits et nous-mêmes.
Le collectif Rennes Sud Mobilisée
66
Les décisionnaires
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 2 avril 2026